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Hermes Investment Management is one of the UK’s largest institutional asset managers, advising in both the public and private sectors. What makes Hermes stand out in the crowded market of wealth management is its values or, more likely, the CEO that cultivates them.

On a preliminary search of Saker Nusseibeh, I came across words like ‘stewardship’ or ‘responsible capitalism’, or again statements like ‘We believe that better governed companies create a better society for our investors to live in’, all things often more associated with social enterprise than high finance. I was excited to meet him.

Nusseibeh studied medieval history to PhD level and I was intrigued as to whether this critical academic training gave him a pluralist attitude and the ability to see a situation from all angles and solve it? It was an unequivocal yes. He said it is essential for any leader to think and act rationally in any situation. He champions cross collaboration, saying that when recruiting, he is most interested in candidates with diverse profiles for ‘diversity helps nurture innovation in teams’.

Something that may well have been the deal breaker in winning the title of Global Investor CEO of the year is the culture that he cultivates among his staff that gets half of their bonus each year for ‘being nice’. As vague as this may sound, Nusseibeh assures that it’s simple: ‘we reward attitude. Kindness and care towards your colleagues and clients ensure that every day runs smoothly.’

I agree with him, mentioning my training in yoga that teaches that conflict and tension are wasted energy that does not serve us and is certainly no addition to any workplace.

On a more business note, Hermes have adopted a model that helps cultivate more sustainable behavior in the world of investing, as stated in their latest published survey ‘Responsible Capitalism’: ‘Investment decisions should be about outcomes that are not purely nominal but allow savers to retire into a stable social system’.

Horyou team member Dearbhla Gavin with Saker Nusseibeh
Horyou team member Dearbhla Gavin with Saker Nusseibeh

During the interview, Nusseibeh repeatedly referred to ‘holistic profits’. Intrigued, I asked him to clarify. ‘Reasonable, sustainable companies have a social license to exist; they are part of society, their presence impacts on society and has no right to impact negatively on the majority while benefiting just the few’ he says.

I asked him about his industry predictions for the short to medium term. More specifically, did he think that sustainable business possible? That profit can exist without social cost?

He says that he has never witnessed client demand for measured social impact and transparency like he has in the last twelve months: ‘a key part of Hermes’ strategy is ‘stewardship’, i.e. being completely accountable and responsible for all that they invest in’.

Nusseibeh predicts that attitudes to environmental and social governance will be a key measure of a company’s development and growth over the next year.

Tube-riding home, I read through their survey ‘Responsible Capitalism’.

Statistics peppered each page but in keeping with what I had witnessed at the event all day, they weren’t measures of company growth or consumer confidence in the brand, but social statistics; figures illustrating female representation on boards, or diversity in the workplace, or energy efficiency. In the same vein as Bloomberg hosting a day long conference dedicated to good business, it was a sign of the times to see social impact highlighted on every page of a global asset management survey.

It is no longer the economy at one end and society at the other. As Nusseibeh said himself: ‘we own the economy, we all have a stake, we benefit and we lose out, our fate is in our own hands’.

By Dearbhla Gavin

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Horyou a eu l’occasion durant ce COP21 à Paris, d’échanger avec Thierry Apparu, Directeur de la communication de Venturi Automobiles. L’entreprise de fabrication d’automobiles qui depuis 10 ans met en œuvre des principes, des moyens et des outils de locomotion pour la durabilité.

Bonjour Thierry, on est heureux de venir découvrir ce magnifique lieu d’exposition et d’innovation chez Venturi à Solutions COP21. Dans quelle mesure les innovations sont une vraie réalité dans l’esprit de Venturi ?

Je dirais qu’elles s’inscrivent dans l’esprit Venturi depuis 1899 parce que notre source d’inspiration c’est la voiture nommée “jamais contente” qui était la toute première voiture électrique à avoir dépassé les 100 km/h. C’était en France, à Achères. Cette voiture est devenue la nôtre lorsqu’on a racheté ce nom. Par ailleurs, toutes nos voitures qui ont battu des records de vitesse sont appelées “jamais contentes”.

Illustration de la voiture "La Jamais Contente", 1899
Illustration de la voiture “La Jamais Contente”, 1899

Plus généralement, pour répondre à votre question, l’innovation technologique chez nous est au coeur de tout parce qu’on est convaincu que l’électrique est un vecteur de mobilité propre et durable qui demain plus encore qu’aujourd’hui sera partie prenante du paysage automobile. Ça représente 1% des autos vendues dans le monde. Ca va encore monter et il y aura la place pour tout le monde sur un marché partagé qui permettra de répondre aux besoins des différents consommateurs. Il faut être capable de montrer que le véhicule électrique est aujourd’hui efficace autant que le véhicule thermique ; c’est ce qu’on essaye de faire avec notre technologie électrique. On teste les véhicules et technologies électriques dans des situations réputées impossible pour l’électrique et on fait l’impossible pour que ça marche. Et ca marche.

On voit à la fois la capacité d’être recordman du monde de vitesse, voire même d’aller en Antarctique, rendant possible un volant de situations, si je puis dire, de défis technologiques et de performances, avec le soucis constant de pouvoir amener l’innovation sociale et sociétale liées à l’électrique au coeur même de la réalisation.

Véhicule "Antarctica". Crédits photo © Venturi
Véhicule “Antarctica”. Crédits photo © Venturi

On est dans le grand écart total dans les deux exemples ; la voiture des records peut aller jusqu’a 600km/h, on a la meilleure marque, la meilleure performance à 495km qui va décharger dans un temps très court, en 70 sec, énormément d’énergie ; on parle d’une voiture de 3000 chevaux. Celle qui va rouler en antarctique est une voiture à 40/50 km/h qui va faire 60km et rouler lentement sur la glace pour acheminer les scientifiques sur des zones complètement sanctuarisées qui sont seulement accessibles à pied parce qu’en voiture thermique ils risquent de polluer le champs d’étude et donc les résultats qu’ils vont obtenir. On est dans deux gammes très différentes mais dans les deux cas on y va par pallier et avec des technologies différentes qui permettent de qualifier différents types de motorisation. Ce qui est intéressant pour Mr. et Mme. Tout le monde, c’est que demain on va pouvoir vendre aux stations de ski un véhicule qui pourra faire du dépannage et du médical en altitude avec le véhicule créé à la base pour l’antarctique. On nous a demandé de travailler sur cette problématique. Mais avec la voiture du record on est dans la gestion de l’énergie, c’est-à-dire comment je vais acheminer mon énergie depuis la batterie dans le moteur et comment je vais l’acheminer de façon efficace. Pour le véhicule électrique, c’est ça qui est important aujourd’hui et c’est ce à quoi on travaille. Ce qu’on applique dans le véhicule du record se retrouve dans les monoplaces électriques pour les championnats de Formule I ou FIA où tout le secret de la performance est dans la capacité de gérer l’énergie à un moment donné.

Vous êtes en train de nous montrer qu’une entreprise comme la vôtre, à taille humaine, est capable d’être à la pointe de la démocratisation de la voiture électrique au service de tous…

La volonté de notre président, Gildo Pallanca Pastor, quand il a racheté Venturi en 2000 et changé le mode de production en passant de la production essence à la production électrique, sa préoccupation, a été dès le départ de savoir comment demain je vais participer au développement d’une mobilité propre et durable et saine. Aujourd’hui, même si on sait que si tout le monde se penche dessus c’est bien sûr pour les conditions du réchauffement climatique, mais c’est aussi pour des conditions sanitaires car à travers le monde nous savons que les gens meurent à causes des particules émises. On est dans ces préoccupations-là. Pour cette raison, nous avons construit nos véhicules des records et tous nos véhicules depuis 2009 avec des étudiants américains qui font face aux challenges qui en découlent ; ils sont directement natifs des technologies alternatives et seront les ingénieurs de demain. Chaque année nous en ajoutons cinq nouveaux étudiants dont on finance les études afin qu’ils participent à ce programme.

Quelle est la prochaine date pour le prochain record de ce travail circulaire trans-générationnel et de compétences impliquant cette jeunesse ?

Nous avons plusieurs dates ; on a d’abord la formule 1 électrique, un rendez vous tous les mois entre septembre et juin à travers le monde et pour le record de vitesse. Cela se passera systématiquement sur le lac salé de Bonneville, aux USA dans l’Utah. Au mois d’août, on partira pour trois semaines. Deux semaines de tests, de réglages et de roulage dans le cadre d’un évènement qui s’appelle la “speed week” où tous les fous du volant se donnent rendez-vous et où nous sommes les iconoclastes du paysage parce qu’on a des voitures électriques pour ce type de performances. On y voit de tout : des voitures à alcool, à air comprimé, à essence, à diesel, etc. ; ensuite il y a la piste homologuée FIA où on tente de battre un record de vitesse durant la troisième semaine d’août. Depuis 3 ans, les conditions climatiques ont changé et depuis trois ans notre voiture est prête pour passer les 600 km/h mais elle ne roule pas dans de bonnes conditions à cause d’inondations systématiques suite à des orages que les chercheurs et les scientifiques de l’université attribuent au changement climatique. Tout cela décuple notre volonté de partir là-bas et de faire ce record parce qu’on veut apporter notre contribution à des solutions durables, et mettre dans nos voitures des tractions fiables, efficaces, propres et durables pour vous, pour moi et pour tout le monde.

Plus personnellement, si vous aviez un rêve à partager avec celles et ceux qui nous écoutent ou nous lisent, quel serait-il?

Comme beaucoup d’entre nous j’ai une famille, des enfants, des proches que j’aime et j’ai envie, même si ca fait tarte à la crème, que le monde aille mieux pour eux. J’ai envie que mon entreprise, grâce à mon métier et grâce aux aventures que nous permet notre président, aide à bâtir un monde plus propre et plus durable. On a des ingénieurs formidables qui construisent ces mécaniques et amènent ces solutions-là et la contribution de mes équipes vise à médiatiser tout cela et prêcher la bonne nouvelle, à travers la communication et l’ensemble des paramètres qu’on sait mettre en oeuvre ; et j’espère que c’est ensemble, avec les autres, nos concurrents, nos adversaires sur certains marchés, on apportera suffisamment de solutions, suffisamment vite, pour faire en sorte que les choses évoluent moins mal.

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Cette inspiration que vous portez pour votre contribution au sein de votre groupe, d’ou vient-elle ?

On a un patron formidable, on a un patron qui a des rêves et qui surtout va au bout de ses rêves. Un jour en 2000 il a dit aux ingénieurs : “on va faire de la voiture électrique”. Les ingénieurs lui on dit : “mais tu es complètement fou, c’est pas possible”. Il leur a dit : “Vous n’avez pas le choix, on va le faire”. En 2004, on a présenté la première voiture électrique au salon de l’auto à New York et on s’est pris une volée de bois vert. 10 ans après, il y a eu des gens assez fous comme nous pour lancer le 1er championnat du monoplace électronique sous la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) qui gère les rallyes et la formule 1. Ça a été une belle reconnaissance et les gens sont venus vers nous pour nous dire qu’il fallait qu’on participe à ces championnats car on était les pionniers de la chaîne électrique haute performance. Ça a été un opportunité formidable et ils nous on rappelés la deuxième année cette fois en tant que constructeurs et aujourd’hui on fourni la motorisation. L’inspiration elle est là, d’un patron qui se lève tous les jours avec deux ou trois idées ; il ne faut pas toutes les suivre ; non pas qu’elle ne soient pas bonnes mais juste qu’elles prennent beaucoup de travail. Un jour il dit on va développer une voiture à record avec une pile combustible, un jour avec une voiture électrique ou avec des voitures utilitaires dans les déserts pour voir comment ca fonctionne. On est dans cette dimension-là, c’est un travail intense, un travail quotidien très important mais dans une dimension exaltante mais parce qu’on travaille dans du concret et c’est ludique. On sait ce que valent les fruits de notre action, on sait dans quelle voiture se trouvent les fruits de notre action, dans quels modèles, et on sait ce que ca apporte pour demain.

Si vous aviez un message à partager avec les citoyens du monde, que serait-il ?

Soyez en capacité d’analyser de façon réaliste vos besoins. Aujourd’hui, 90% de la population européenne roule 60km par jour pendant 1h. C’est la capacité de performance de la voiture électrique mais quand on va acheter une voiture, on pense aux 2 trajets qu’on va faire avec sa famille en vacances, loin. Il vaut mieux louer une voiture pour faire ça et garder la voiture électrique pour rouler en ville. C’est la même situation aux USA ; ceux qui habitent en ville font en moyenne 17km par jour en 1heure ; la voiture électrique répond déjà à ces besoins. Donc soyons malins dans nos usages, soyons durables et pour être durable, choisissons ce dont nous avons besoin, selon la réalité de ces besoins et pas seulement en fonction d’un désir esthétique et pas seulement pour faire le cake et avoir la plus grosse voiture. Essayons d’avoir une voiture plus intelligente ; sur l’intelligence de la voiture électrique, on s’aperçoit que tous les constructeurs automobiles ne vont pas au plus grand salon de l’automobile, le salon de Detroit mais ils vont tous au CS de Vegas, le salon des innovations technologiques ; c’est un signe. Je vous engage tous à avoir une réflexion là-dessus et à avoir une réflexion plus durable, avant d’aller chez le concessionnaire.

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Entretien par Yonathan Parienti, CEO de Horyou

Bonjour Arnaud Roland. On est très heureux de vous retrouver aujourd’hui à Solutions COP21. Depuis combien de temps Coca-Cola s’implique dans le climat ?

Depuis 2007, c’est là qu’on a calculé tous nos impacts sur l’environnement et qu’on a fixé nos objectifs à 2021. Aujourd’hui, en 2015 à la COP21, nous avons effectué la moitié du chemin et quand on regarde nos résultats en termes d’économie d’énergie et d’économie circulaire, on a fait énormément de choses depuis. Il nous en reste encore beaucoup mais ce qui est important pour nous c’est d’avoir un cap qui est de réduire d’un tiers l’empreinte carbone de nos boissons.

On le voit quand on arrive à votre stand, le public s’intéresse à ce que vous faites et il y a une bonne communication qui passe. Coca-Cola fait partie de la vie du grand public à différents égards. La Cop21 c’est la matérialisation de ce lien entre un entreprenariat qui peut être responsable et qui a cette responsabilité pour l’avenir de l’humanité, pour penser le monde de demain.

Absolument. Coca-Cola était déjà très présent à Copenhague en 2009. Pour nous, être présent dans les COP, notamment celle-ci la COP21 qui tente de dessiner un accord mondial sur le climat, c’est une étape de plus et, dans l’idée, un exercice de transparence de plus : on est là pour dire voilà ce sur quoi on s’est engagé, où est-ce qu’on est aujourd’hui et où est-ce qu’on veut aller. On veut aussi expliquer au grand public qu’on rencontre ici au Grand Palais que c’est aussi important de discuter avec lui qui n’est pas à l’écart de notre entreprise mais qui fait partie de sa vie, de sa feuille de route. On leur explique ce qu’ils ont besoin de savoir ce qu’on fait avec les emballages qu’ils trient chez eux et en quoi ça baisse le carbone et en quoi c’est bénéfique.

Cette logique de transparence, cette volonté d’assumer l’impact de la gestion de la production, on la retrouve sur votre site, dans votre stand et dans votre communication. Pensez-vous donc que la transparence soit une des clés de la réussite d’une stratégie de la durabilité ?

Oui c’est fondamental et les gens la réclament. Vous savez, pour la première fois cette année on a invité le grand public à visiter une de nos usines, chose qui ne se faisait jamais auparavant. Et c’est génial de voir la réaction des gens visiter une usine de Coca-Cola. On n’a rien à leur cacher. Au contraire, on aimerait en inviter plus. Cela suppose des dispositifs de sécurité importants ; mais c’est fondamental pour nous d’ouvrir nos portes et de permettre aux gens de voir la réalité de la production, du recyclage, etc.

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L’expertise que vous avez développée en matière de recyclage peut-elle inspirer d’autres entreprises dans un partage d’information pour une responsabilité transversale, circulaire au sein des activités d’entrepreneur ?

Oui tout-à-fait. Il y a deux ans par exemple, nous avons investi dans la filière industrielle du recyclage du plastique en France et dans le cadre de cet investissement pour développer ce marché d’utiliser plus de matière d’emballage, on a créé à côté de cette usine un centre pédagogique ouvert au public où on accueille beaucoup de scolaires et des collectivités locales et des associations mais aussi énormément d’entreprises petites et grandes qui viennent voir sur place ce qu’on y fait. Le centre est en Bourgogne, à côté de Beaune et c’est un centre où on a accueilli plus de quatre mille personnes à ce jour.

Au niveau des opérations concrètes que vous développez sur la notion de citoyenneté, de diversité, de communauté au niveau international on comprend que Coca-Cola cherche à s’inscrire dans les défis actuels comme le woman empowerment, est-ce que vous pouvez nous en parler ?

Le programme 5by20. Symbole de l'engagement de Coca-Cola auprès de femmes entrepreneurs dans le monde. Crédits photo  © Coca-Cola Company
Le programme 5by20. Symbole de l’engagement de Coca-Cola auprès de femmes entrepreneurs dans le monde. Crédits photo © Coca-Cola Company

La question de l’égalité homme-femme et du woman empowerment est très importante pour Coca-Cola à tous les niveaux : international, européen ou local ici en France. Je citerai un programme que Coca-Cola mène à travers le monde qui s’appelle “5 by 20“. C’est un engagement fort de l’entreprise d’aider cinq millions de femmes dans les pays émergents d’ici 2020 à progresser dans leur niveau de vie en les aidant à monter leur propre entreprise là où elles sont, que ce soit dans un village en Afrique, au Cambodge, au Vietnam, en Inde ou au Mexique. C’est donc un programme d’entreprenariat social dédié aux femmes et supporté par The Coca-Cola Company et sa fondation parce qu’on sait qu’investir sur les femmes c’est ça qui va changer le monde parce que les femmes ont une vision de l’avenir et sont beaucoup plus impliquées sur les problématiques environnementales et souvent dans ces pays-là ce sont les femmes qui prennent les décisions importantes dans la vie de leur communauté.

L’innovation sociale source d’avenir et passerelle entre les cultures. Pensez-vous que dans les entreprises qui ont atteint une forme de maturité on puisse avoir une transversalité plus importante entre les entrepreneurs d’aujourd’hui, d’hier et de demain ?

Oui je le pense sincèrement. Je pense que par rapport aux enjeux environnementaux et sociétaux auxquels l’humanité fait face aujourd’hui tout le monde doit jouer sa partie mais dans l’entreprise et la responsabilité des grandes entreprises c’est d’aider les plus petites, d’aider les plus fragile, c’est d’investir dans les pistes d’avenir, les femmes, l’économie circulaire parce qu’on croit que ces modèles sont des solutions concrètes et réalistes pour faire la transition vers le monde de demain.

On a vu un événement, “Ticket for Change”, vous étiez présent auprès de cette jeunesse qui souhaite entreprendre.

Oui, absolument, “Ticket for Change” est un événement absolument formidable pour voir comment de jeunes entrepreneurs veulent en aider d’autres et rayonner, créer un réseau. Tout ça, ce n’est que du positif et on est très heureux de soutenir “Ticket for Change” depuis le début de leur aventure.

Certains participants de “Ticket for Change” sont venus à notre forum à Genève et l’un d’entre eux a pu même être lauréat. C’est là le signe que la transpiration entre des espoirs et des volontés, et des entreprises qui soutiennent des opportunités de mettre en avant des projets, ça fonctionne. C’est la preuve qu’en avançant tous ensemble on peut réussir.

Absolument. Tous ensemble, la philosophie c’est de penser l’avenir et penser des solutions qui nous permettent à la fois de nous adapter au changement climatique et de créer des conditions d’un mode de vie et un développement économique beaucoup plus durable.

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Coca-Cola veut s’impliquer fortement auprès de ses collaborateurs pour créer des conditions de succès au niveau humain. Dans votre espace ici, ce sont des vrais collaborateurs qui font le lien avec le public ; ce lien, c’est une réalité ?

Oui c’est vraiment notre volonté ici pendant les sept jours au Grand Palais que ce soit nos collaborateurs qui portent le message. Une entreprise ce sont aussi des citoyens, des hommes et des femmes qui sont engagés et donc on a souhaité que ce soit eux qui portent le message. Par exemple, j’ai personnellement invité tous les responsables environnement de nos cinq usines françaises à venir dialoguer avec le public, expliquer leur métier, leur réalité, ce qu’ils font au quotidien pour réduire l’énergie dans une usine d’embouteillage de Coca-Cola et ça c’est très important.

Arnaud Roland, plus personnellement, si vous aviez un rêve aujourd’hui à exprimer, quel serait-il ?

Moi je dis souvent que dans mon métier, je ne travaille pas pour moi. J’ai la chance d’avoir une petite fille qui va bientôt avoir cinq ans, c’est pour elle que je travaille ; c’est pour elle que je me lève le matin pour lui préparer un avenir plus durable parce que le monde est difficile, les challenges sont nombreux. C’est ça qui me porte : lui laisser un héritage dont je serai fier plus tard.

Quelle est votre source d’inspiration vers ce chemin de la durabilité ?

C’est la jeunesse ; la jeunesse c’est l’avenir du monde. C’est eux qu’il faut aider, qu’il faut encourager et qu’il faut inspirer. Et quand on a un peu d’expérience et de vie professionnelle, c’est important de transmettre des choses positives.

Si vous aviez un message à partager avec les citoyens du monde, quel serait-il ?

Je dirais, aujourd’hui internet et les réseaux sociaux nous permettent de partager de plus en plus d’information, donc partageons encore plus mais dans un esprit vraiment positif et solidaire parce que les bonnes et de grandes idées il y en a partout mais ce qui compte surtout c’est de pouvoir les mettre en oeuvre au bout du compte. Place à l’action, au partage et à l’échange, internet nous permet aujourd’hui nous permet de faire tout ça.

Arnaud Roland, merci beaucoup pour cet échange.

Merci.

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Version Française ici

The United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization has always acted for the youth in general and for education for development in particular, hence its unique Green Citizens project, in line with COP21 and the perspective of youth empowerment. The driving force behind the project is sustainable development; the idea is to remind various stakeholders about how important sustainable development is for our future and the best approaches to effective solutions to problems.

The project is about collecting stories from across the globe through a travelling exhibition. It will travel from Paris to New York bearing a very evocative title, UNESCO Green Citizens: Pathfinders for Change. 25 game changers will be highlighted and will share their stories. The project also involves a contest whereby two project videos will be selected and the winners will have the chance to participate at the COP21.

Horyou got to talk to some of the leaders of the project, mainly Armelle Arrou who gave us more insight on this growing and impactful initiative.

© KARAT/SIPA
© KARAT/SIPA

The project, organised for the COP21, a collaboration between UNESCO and the COP21 Climate conference held in Paris this December. UNESCO felt they had an important role to play, in support of so many educational development projects that are popping up and trending at the moment. “These types of projects are everywhere, they are carried out by individuals that are unknown but have the strength to build them from scratch and, most importantly, to include the youth in the tasks of sustainable development,” says Mrs. Arrou. Through this project UNESCO seeks to bring recognition to those working towards developing education, and to offer them a space to represent their projects and inspire each other. The project is designed to last two years but has taken larger proportions and now UNESCO believes it to be one of the best ways to support innovative and sustainable projects.

The projects flooded in from the four corners of the planet. They are well sorted with themes and categories so that as many projects as possible get the recognition they deserve. “The idea was to identify 8 projects focusing on different topics. For example, we have a traditional education category, where a project for the conservation of the knowledge of native peoples found its place,” explains Mrs. Arrou. Other themes were on water and the oceans, or on recycling, or again the deserts, to mention but a few. Under each theme, projects were identified within two categories: classic/environmental solutions and then sustainable development solutions. “In a general and broader sense, the quality of a project lies in its ability to enclose educational solutions and sustainable development,” she explains. With their presence at COP21, UNESCO Green Citizens hope to contribute to the solutions brought up for the climate, mainly regarding the oceans, sustainable development, water management, biodiversity, climate change and more. Their presence will give a voice to the youth who are innovating for a better future in concrete ways.

© CAHEN/SIPA
© CAHEN/SIPA

Mrs. Arrou underlined the momentous involvement of youth through this project: “The youth are at the same time the actors of change and the beneficiaries of that change for their own future,” she states. For UNESCO, educating the younger generation is as natural as breathing and their focus is on educating for sustainable development. “It is logical for us to support and accompany the youth of today. They are an important community to us and they carry the same values of education and development,” she emphasizes. The contest aspect of the project is a symbol of that support. By selecting two winners from the video projects to attend the COP21, UNESCO is giving them an opportunity and a unique voice. The idea is to remind young people that they are the main actors of change and development.

Earth to Paris is another project UNESCO supports. It is a meeting that will bring together 150 youths in the realm of social media and influential blogging for change. They will get the chance to meet big personalities who will inspire and support their initiatives. They will get to come face to face with real leaders and understand the important role they are playing. “The young people that want to be actors are not always accompanied by public authorities, it’s mainly non-profits and teachers that support them. However, our aim is to create an eco-system that promotes and supports them, giving them visibility and respect for their actions in many other ways,” Mrs. Arrou explains. Another aspect for these types of projects is involving business school students because they also need to be introduced to alternative economic models to the ones they are taught. Consequently, they can one day decide to build businesses that are sustainable for the future: “It is a way for this new generation to witness a different development model. At the Positive Economy Forum, they also meet with 200 company leaders who gather to challenge and be challenged in order to consider new economic models,” she added.

© BRESSION/SIPA
© BRESSION/SIPA

Today, the UNESCO Green Citizens project has expanded in an unexpected way. It started as a communications project and is now fast becoming a means of sharing knowledge: project blueprints, curriculums, case studies of projects that will be made available so that others can use them. The website will offer links to curriculums and also will be catered to what the young community needs but they are mainly for those who educate in sustainable development.

To dream at UNESCO is simply to believe that through education change is possible and that nothing can truly be built without education, first for sustainable development and secondly for issues such as poverty and more. “Everything comes form education,” Mrs. Arrou declared. As a low-budget incubator, the project aims to create a space for inspiration: “UNESCO Green Citizens is a space where change makers can share their experiences, content and inspire one another. UNESCO has a wide range of expert communities: scientists, educators, artists…etc. This space allows them to inspire each other and share their dreams,” she concluded.

“Our actions come from the fact that we are an incubator,” she continues, “we carry and accompany projects. The 8 projects we have selected will gain support from the various UNESCO branches. We are here to guide, encourage and place value on these change makers. That is our goal. That is how we act.”

Watch the UNESCO Green Citizens video here

Written by Amma Aburam

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Projects on the Horyou platform are a key component in the promotion of social good. By starting an individual or group Project on Horyou, you can gain exposure, recognition, support and much more.

We recently interviewed Hector Alvarez from beyondBeanie, the winner of the SIGEF 2014 Call for Projects People’s Choice Award. Horyou believes in bringing visibility to projects that positively affect their communities. This is the case with beyondBeanie.

*Let’s first talk about this idea. How did it happen?

It all started during a trip to Bolivia in summer of 2013 in which I went to visit Paty, a friend whom I had gotten to know some years earlier in California. While traveling, my friend and I were talking about the hardships faced by the women artisans of Bolivia who struggle to make a living through selling their creations to tourists and passersby in the streets of La Paz and Uyuni. I really liked their knitted creations, especially the beanies! I went ahead and got myself a few of my favorite ones back to Europe. Once winter started to set in Switzerland, I showed around my Bolivian beanies to my friends to get their feedback. I was very pleased to see that they liked them too, and even more once I showed them the pictures of my trip as well as pictures of the artisans and local people whom I had met. What happened next was that I told my Bolivian friend to send me some products that I would try to sell through my friends. Paty went back to La Paz from her hometown Cochabamba (a six-hour drive), organized a few artisans and made some sample products for me. It was important for us to let my friends know who made their products. Therefore, every product includes the name of the artisan who made it, whom my friends could meet through photos. While talking to Paty, we also realized that there was a great need to help street and orphan children in Bolivia, and that is how the idea to have every product attached to a help of children came to be. Our project finally came life in March 2014 and I said to myself: “I’m ready for this!”

How is bB making a difference?

We are making a difference by creating sustainable local jobs for women artisans so that they no longer have to go out on the streets and leave their children unattended, as well as continuing to help children in need with every item sold (one beanie = five meals, one bag = one set of school supplies, one poncho = one school uniform).

Something we find very interesting is your approach to bB: “BeyondBeanie is a lifestyle brand.” Can you give us your insight on this?

What we mean by lifestyle is that we do not just want to be a brand which sells products but which also educates people about how their everyday life choices can make a positive impact to the world. We believe that by combining fashion with solidarity, we can create a brand that can create sustainable change – a brand which conscious-minded consumers not just appreciate but also “live,” as opposed to just “wear.”

There are many people involved in this process: artisans, local organizations and communities, the bB team, among others. How does the entire process work?

Yes, it is indeed a very large and complex process in which there are lots of parts and people involved.

First of all, it all starts with the idea that even though we do charitable work, it is our goal to position ourselves as a fashion brand so that we can make our social enterprise sustainable over the long run (the idea is to have people want to shop our products first and foremost because they are catchy and cool while having the added value of giving back, instead of simply buying because they feel sorry about street children and shop simply to support, but just wear our products once or maybe twice in their whole lives).

In order to come up with great looking and trendy products, we spend a whole lot of time studying and following fashion trends, which is mostly done by Paty and her assistant, Renee. In addition, we do also work in close collaboration with top fashion bloggers and bloggers such as Depeches Mode in France, or Braided Bliss, Victoria Moronta and Lisa Marie Prang in the USA, who all evaluate and try our products and submit feedback to us.

Once the products’ prototypes are approved and OK’d by our sample population, Paty will indicate to the artisans their specifications, such as required texture and wool, lengths and diameters, etc. This process is not always easy, as the product making can have some variations from person to person (our items are not industrially made but rather individually crafted, knitted, weaved and sewn by our talented artisans.

Even though most of our artisans whom we support already have good knowledge and experience in knitting and weaving, they still require training to understand how to master the making and specifications of our products. Therefore, we have learned that it is important to prepare everything several months in advance.

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Fortunately, the part of forming collaboration with children centers to support has been relatively easy since Paty already had some connections with children’s centers that needed help and were eager to accept our support. The main problem was mainly in the beginning to try to understand what are the centers’ greatest needs, but once we understood them, the rest has been relatively easy.

Then the process that relates to the team, interns and volunteers helping in the project, we have a global team, which is divided, in two continents (Bolivia in Latin America and Switzerland, Germany and the UK in Europe, and most recently in the USA). The first few months when we got established were definitely difficult. In short, we all had to put lots of effort to deal with time differences, learn each other’s tasks, etc. Anyhow, everyone who has gotten on board has always felt a strong commitment and interest in the success of the project. Therefore, this has been a very powerful ingredient that has kept us together, even when things have gotten rough along the way.

I hope this gives a good overview about how everything works and flows. :)

What is your vision for bB? What do you think it can become?

It’s my dream to become a brand of choice for people who care about social good, as well as to hopefully serve as an example to other projects.
In the future, we would like to continue to expand our presence into other countries and online presence, as well as to continue to form collaborations with other awesome organizations that promote and “live” social good, such as Horyou.

Finally: What is your Dream? What is you Inspiration? What does the word “Action” mean for bB?

My dream for bB is to continue to develop our social brand, to keep establishing partnerships with similar-minded organizations, to keep promoting social good, all while educating consumers and impacting lives. Our inspiration here at bB is the happy faces and see how lives get changed to the about 80 children in two centers and 17 artisans that we support. The word “action” means to go out of one’s box and dare to do things in a different way to create positive change not just for oneself but to those around us too.

Thank you to Hector and all of the people from the beyondBeanie team for taking the time to share their vision with Horyou and for the video bB dedicated to us! We wish your 2015 to be full of many more accomplishments in the promotion of arts and education by strengthening the communities you directly support.

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Mehdi Hadj-Abed will introduce the EaumOb at SIGEF 2014 and will participate to the “Call for Projects.” Hadj-Abed is a Horyou Personality. He tells us here* about his commitment to equal and universal access to drinking water.

Interview conducted by Sarah Lemaire and translated by Lola Gazounaud for Horyou’s blog

Hi Mehdi. Could you give us a few words to introduce yourself?

I am the manager and founder of EauNergie company, whose aim is to help populations that have trouble accessing a water supply. In order to do that, I develop innovative solutions to bring water to them without polluting the environment, using green energy as much as possible and equipment that is more versatile.

What innovative solutions have you worked on so far?

I have worked on the desalination of seawater using solar energy. This way, the equipment is much more mobile. I have also developed solutions for the desalination of remote places or places along the coast that could become eco-touristic. There will be as many solutions as there are kinds of water. I can treat seawater and polluted river water, as well as bring a solution to water discharge. That means once we use that water and pollute it, we can treat it and use it again for irrigation, farming or something else. In terms of innovation, we created the SeamOb, which is mobile water desalination equipment using sustainable energy, and the EaumOb for river water treatment, which I am very proud of.

And for those who don’t know anything about desalination, how is this innovative? Didn’t these solutions already exist?

These solutions do already exist, but what makes it innovative is that we integrate all these technologies together into one solution. It takes dirty water, treats it and distributes it without the need of having an external supply of energy, because it is provided by sustainable energy only. This makes it completely automatic. And we are getting closer to what I wanted: a water supply producer. We integrate all the existing technologies to help these populations in an ethical and, above all, ecological way – like if we have created a new water spring. And the EaumOb can be built anywhere on the planet.

What other projects you would like to tell us about?

I worked in Mauritania for a dispensary that we fully equiped. It was located in a small fisherman village on the Banc d’Arquin where there was only access to seawater. We built a desalination unit that was powered by photovoltaic solar panels. It brings enough energy to provide the population with a fridge to store vaccines and lighting for them to have a comfortable place to live in. Can you imagine having to deliver a baby at the light of candles or waiting for the police station to have access to vaccines? Because that was the only place where there was a fridge, as they used to do. So it makes life simpler for populations. We recycle toilet water as well. As the dispensary’s toilets were located close to the school, we engaged with young people from these villages, developing awareness toward ecology and water recycling. Another example: In Morocco, we set up a solar pumping solution. We provided 25,000 liters of water per hour. The pump works as soon as the sun illuminates the solar station. This equipment was funded by the International Cooperation of Monaco and given to a small charity located in the deep South of Morocco, toward Tata. Before this, they used to run a Renault 21 car engine with gas. It used to cost 12,000 per year including maintenance. This is what you need to run an engine from the ’80s. For the installation of the solar pumping system, we needed around 40,000 euros, the equivalent of four years of water production, paying for gas and maintenance. But our system does not pollute and it will work for the next 20 years and let’s hope forever. They do not need any energy to make the pump work. We set up the equipment in a way that they can easily take the pump out for maintenance and put it back into water. It is a perennial system.

On your Horyou profile, you shared an article about the situation of a village in South Africa. What did you feel when you read this article? What did you decide to do?

I was angry and frustrated because I have a EaumOb at the studio that was created to avoid these kinds of disasters. And I decided to do all I could to send one there.

What can we do if we want to help the realization of this project?

I need help in funding and logistics to be able to send this machine successfully. The estimated cost is 10,000 euros. In the long term, I want to create a local assembly studio.

It appears you have a special link with water. What does water represent for you?

As a kid, I grew up in a fisherman village. My house was located between the orchards and the sea, and we had a lot of drinking water supplies. Nevertheless, there was a difference between the water we used for drinking and the water we used for cleaning, irrigation, etc. I have always known that drinking water was much more valuable than domestic water. Water is life! Even when we send a sensor into space, the first think we look for is water. Without water, there is no life. I quickly understood that our ways of living are very far from the true value of water.

You give a lot to people through your commitment to bring them water. What do you receive in return?

When your project is over and you see people using water, you feel good. For example, we rented a machine to Monaco Sailing School. The children’s parents told me that kids were fighting against water waste at home. No more bath, no more playing with taps! I remember well kids lecturing their parents about baths. What I am most proud of is to know that some newborn child have been given my name, Mehdi, after I set up the water equipment in the dispensary in Mauritania. So you are so proud, so happy. Even if the worst scenario happens and you have to shut down your company, well, you’ve done your job! And you know that these women will be able to deliver their babies in better conditions. When I’ll go back I might meet those kids.

Would you like to say a last word to our readers?

Water is as vital as air, it is more than food. The volume of water has not decreased or increased since the creation of the Earth. But we have. There are people that are dying of thirst while we clean our streets with drinking water. What do you do to make things change?

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