Pauvreté

Projet d'amélioration des techniques de cuisson au Cambodge. Credits : GERES
Projet d’amélioration des techniques de cuisson au Cambodge. Credits : GERES

Le GERES (Groupe Energies Renouvelables,Environnement et Solidarités), ONG française créée en 1976, travaille sur de nombreux projets de développement durable en Europe mais aussi en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est et centrale. L’organisation s’intéresse aux enjeux énergétiques, environnementaux et de réduction de pauvreté, causes interdépendantes et qui l’interrogent sur de nombreux territoires.

L’organisation travaille en partenariat avec les acteurs locaux et cherche toujours à s’adapter au mieux aux contextes socioculturels des pays dans lesquels elle intervient.

Le chargé de communication de l’organisation, Mathieu Grapeloup, a accepté de répondre à nos questions.

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement le GERES ?

Le GERES est une ONG française qui va fêter ses 40 ans cette année ! Notre mission principale est d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant l’environnement. Nos solutions dépendent des différents contextes géographiques où nous intervenons : la transition énergétique en Europe et en Méditerranée, le bioclimatisme en Asie centrale, la gestion de la biomasse en Asie du sud-est ou encore l’accès à l’énergie en zone rurale en Afrique de l’Ouest. Nous avons également une forte expertise sur les changements climatiques depuis plusieurs années.

2. Vous avez ouvert le premier centre d’information sur l’energie au Tajikistan il y a peu. Pouvez-vous nous expliquer quelle sera la fonction principale de ce centre et ce qu’il va pouvoir apporter ?

Ce centre va ressembler aux Points Info Energie que l’on peut trouver en France : les agents qui travaillent vont pouvoir accueillir, informer et conseiller la population sur les solutions d’économie d’énergie qui permettront plus de confort et une meilleure maîtrise des dépenses énergétiques dans les logements.

3. Vous êtes aussi à la base d’un film réalisé sur la première zône d’activité électrifiée 100% renouvelable au Mali. Quelles sont les avancées principales qui vont découler de la mise en place d’une telle zône ?

L’objectif est de regrouper des entreprises d’artisanat et des services sur un même site dédié qui offre un espace de travail adéquat et un service électrique en continu, 100% renouvelable et autonome. Il va permettre à la population d’accéder à des produits et services jusqu’alors inexistants, trop coûteux ou difficiles d’accès, tels qu’une boulangerie, une fabrique de glace,internet ou encore une radio communautaire.

Première zône d’activité électrifiée 100% renouvelable au Mali. Credits : GERES
Première zône d’activité électrifiée 100% renouvelable au Mali. Credits : GERES

4. La COP21 a eu lieu il y a peu et le GERES est très impliqué dans les
questions environnementales. Quelles sont les actions principales que vous essayez de mettre en place dans ce domaine ?

Le GERES a participé à toutes les conférences des Parties sur le climat (COP) depuis celle de Bali en 2007. Nous avons une expertise à faire valoir sur les deux piliers de la réponse aux changements climatiques : l’atténuation (réduire les émissions de gaz à effet de serre) et l’adaptation (prendre des mesures de résilience face aux changements en cours ou à venir). Ces aspects sont pris en compte dans la plupart de nos projets. Nous faisons également un travail de plaidoyer sur la question auprès des décideurs dans le cadre de la Commission climat et développement de Coordination SUD dont nous sommes chefs de file. Nous défendons par ailleurs une certaine vision du développement : la Solidarité climatique. Il s’agit de faire des efforts au nord pour réduire nos émissions et à la fois d’accompagner les pays en développement dans une croissance bas-carbone.

5. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour le GERES durant ces dernières années ?

Le plus gros projet du GERES de ces dernières années a été la diffusion de plus de 3 millions de foyers améliorés au Cambodge pour réduire la pression sur la biomasse. Près de la moitié de la population urbaine et péri-urbaine a pu améliorer sa technique de cuisson pour émettre moins de CO2. C’est un succès considérable.

6. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont
vous souhaiteriez nous parler ?

Nous avons toujours des projets. Une soixantaine sont menés actuellement à travers le monde. Notre souhait, cependant, ce serait de retourner en Inde. Historiquement, c’est l’un des pays auquel nous nous sommes intéressés en premier et nous y avons mené un beau projet de diffusion de bâtiments bioclimatiques entre 2010 et 2013. Nous y reviendrons peut-être bientôt pour travailler sur l’agriculture durable.

7. Que pensez-vous d’Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre
actif ? Qu’est ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action?

Horyou est un très beau concept de réseau social avec une équipe très sympa et motivée qui le porte. Cette plateforme mériterait d’être encore plus connue pour que ses effets positifs puissent se démultiplier !

8. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream Inspire Act ». Qu’est ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Les personnes qui travaillent au GERES peuvent avoir des parcours de vie différents mais elles sont toutes là parce qu’un moment donné elles ont rêvé de participer à la construction d’un monde « plus durable » ou parce que quelqu’un ou quelque chose les a inspirées. Mais une fois « géressien », un seul objectif nous anime : agir.

8. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la
communauté Horyou, quel serait-il ?

Nous souhaitons une excellente année 2016 à toute la communauté ! Dans le sillon de la COP21, il y a plein de beaux projets à construire pour enclencher la transition vers un monde durable. Réalisons-les ensemble !

Pour en savoir plus, visitez leur page Horyou ou leur site internet!

Written by Laurie Martin

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