Pauline Vallette

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    L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture – Unesco – a toujours agi pour la jeunesse en général et pour l’éducation pour le développement durable en particulier, d’où son projet Green Citizens qui s’inscrit dans le prolongement de la COP21 et la perspective de l’autonomisation des jeunes. La force motrice derrière le projet est le développement durable; l’idée est de rappeler aux différentes parties prenantes l’importance du développement durable pour notre avenir et de mettre en avant les meilleures solutions aux problèmes qui y sont liés.

    Le projet consiste à collecter des histoires du monde entier par le biais d’une exposition itinérante qui partira de Paris avec un titre évocateur – UNESCO GREEN CITIZENS: Les éclaireurs du changement – pour rejoindre New York. 25 acteurs du changement y seront mis en évidence et raconteront leurs histoires. Le projet comprend également un concours qui sélectionnera deux vidéos de projets dont les porteurs pourront participer à la COP21.

    Horyou a pu parler à certains dirigeants du projet et notamment à Armelle Arrou qui nous a fourni des éclaircissements sur cette initiative aussi originale qu’importante.

    © KARAT/SIPA
    © KARAT/SIPA

    Le projet, organisé dans le cadre de la COP21 est le fruit d’une collaboration entre l’Unesco et la conférence tenue à Paris en décembre. Il vise à soutenir des projets éducatifs de développement durable qui prennent en compte les problématiques actuelles. «Ces types de projets sont partout, ils sont portés par des personnes qui sont inconnues, mais qui ont la force de les construire à partir de rien et, surtout, d’amener des jeunes à s’investir dans des actions de développement durable», dit Mme Arrou.

    Grâce à ce projet l’Unesco cherche à apporter une reconnaissance à ceux qui travaillent à développer l’éducation, à leur offrir un espace pour présenter leurs projets et être une source d’inspiration les uns pour les autres. Le projet initialement prévu pour deux ans, a gagné en ampleur tant et si bien que l’Unesco y voit un des meilleurs moyens de soutenir des projets innovants et durables.

    Les projets ont afflué des quatre coins de la planète. Ils sont classés par thème et catégorie de sorte que le plus grand nombre possible d’entre eux obtiennent la reconnaissance qu’ils méritent. «L’idée était d’identifier 8 projets axés sur des sujets variés. Par exemple, nous avons une catégorie qui englobe l’éducation traditionnelle qui comprend un projet pour la conservation de la connaissance des peuples autochones», explique Mme Arrou. Un autre thème portait sur l’eau et les océans, un autre encore sur le recyclage ou sur les déserts, pour ne citer que quelques-uns. A l’intérieur de chaque thème, les projets ont été identifiés dans deux catégories: Environnement et développement durable. «Dans un sens général et plus large, la qualité d’un projet réside dans sa capacité à proposer des solutions éducatives et de développement durable», explique-t-elle. Par sa présence à la COP21, le projet Unesco Green Citizens espérait contribuer aux solutions apportées sur le climat, notamment en ce qui concerne les océans, le développement durable, la gestion de l’eau, la biodiversité, et le changement climatique. Leur présence devait porter la voix des jeunes qui innovent pour un avenir meilleur de façon concrète.

    © CAHEN/SIPA
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    Mme Arrou a souligné la capitale implication de la jeunesse via ce projet: «Les jeunes sont à la fois les acteurs et les bénéficiaires de ce changement pour leur propre avenir», déclare-t-elle. Pour l’Unesco, l’éducation de la jeune génération est aussi naturelle que de respirer et l’accent est mis sur l’éducation pour le développement durable. «Il est logique pour nous de soutenir et d’accompagner les jeunes d’aujourd’hui. Ils sont une communauté importante pour nous et ils portent les mêmes valeurs d’éducation et de développement», souligne-t-elle. L’aspect concours du projet est le symbole de ce soutien. En sélectionnant deux gagnants parmi les projets vidéo et en leur permettant d’assister à la COP21, l’UNESCO leur donne une chance unique de faire entendre leur voix. L’idée est de rappeler aux jeunes qu’ils sont les principaux acteurs du changement et du développement.

    “Earth to Paris” est un autre projet que l’Unesco soutient. Il s’agit d’un rassemblement qui réunira 150 jeunes dans le domaine des médias sociaux et les blogs influents pour le changement. A cette occasion, les jeunes auront la chance de rencontrer de grandes personnalités qui vont inspirer et soutenir leurs initiatives. Ils vont ainsi se retrouver face à face avec de vrais leaders et comprendre le rôle important qu’ils jouent. «Les jeunes qui veulent agir ne sont pas toujours accompagnés par les pouvoirs publics. Ce projet doit pallier cette réalité. Il est essentiellement à but non lucratif et est soutenu par de nombreux enseignants. Notre objectif est de créer un écosystème qui les encourage et les soutient en leur donnant de la visibilité et le respect de leurs actions», explique Mme Arrou. Un autre aspect de ces types de projets est la participation des élèves des écoles de commerce qui ont également besoin d’être confrontés à des modèles économiques alternatifs. Un jour, ils pourront décider de créer des entreprises viables : «C’est une façon pour cette nouvelle génération de connaître un modèle de développement différent. Lors du Forum Economie Positive, ils rencontreront également 200 chefs d’entreprise rassemblés pour contester et être contestés et examiner de nouveaux modèles économiques », a-t-elle ajouté.

    © BRESSION/SIPA
    © BRESSION/SIPA

    Aujourd’hui, le projet UNESCO Green Citizens a grandi d’une manière inattendue. Lancé comme un simple projet de communication il est en passe de devenir un moyen de partage des connaissances: des plans, des projets et des programmes d’étude seront mis à disposition de tous ceux qui voudraient les utiliser. Le site Web offre des liens vers les programmes d’études et sera pris en charge par la jeune communauté afin de former au développement durable.

    Rêver pour l’Unesco c’est tout simplement croire que le changement est possible par l’éducation et que rien ne peut vraiment être construit sans elle, d’abord pour le développement durable, ensuite pour éradiquer la pauvreté et plus encore. “Tout vient de l’éducation», pour Mme Arrou. Comme un incubateur bas-budget, le projet vise à créer un espace pour l’inspiration: «UNESCO Green Citizens est un espace où les éclaireurs du changement peuvent partager leurs expériences et leurs contenus et s’inspirer les uns les autres. L’Unesco possède un large éventail de communautés d’experts: scientifiques, éducateurs, artistes … etc. Cet espace leur permet de s’inspirer mutuellement et de partager leurs rêves», conclut-elle.

    «Nos actions viennent du fait que nous sommes un incubateur», poursuit-elle, «nous réalisons et accompagnons des projets. Les 8 projets que nous avons sélectionnés obtiendront le soutien des différentes branches de l’Unesco. Nous sommes là pour guider, encourager et mettre en valeur ces éclaireurs du changement. Tel est notre objectif. Voilà comment nous agissons.»

    Regardez la vidéo de UNESCO Green Citizens ici

    Écrit par Amma Aburam

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    Version Française ici

    The United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization has always acted for the youth in general and for education for development in particular, hence its unique Green Citizens project, in line with COP21 and the perspective of youth empowerment. The driving force behind the project is sustainable development; the idea is to remind various stakeholders about how important sustainable development is for our future and the best approaches to effective solutions to problems.

    The project is about collecting stories from across the globe through a travelling exhibition. It will travel from Paris to New York bearing a very evocative title, UNESCO Green Citizens: Pathfinders for Change. 25 game changers will be highlighted and will share their stories. The project also involves a contest whereby two project videos will be selected and the winners will have the chance to participate at the COP21.

    Horyou got to talk to some of the leaders of the project, mainly Armelle Arrou who gave us more insight on this growing and impactful initiative.

    © KARAT/SIPA
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    The project, organised for the COP21, a collaboration between UNESCO and the COP21 Climate conference held in Paris this December. UNESCO felt they had an important role to play, in support of so many educational development projects that are popping up and trending at the moment. “These types of projects are everywhere, they are carried out by individuals that are unknown but have the strength to build them from scratch and, most importantly, to include the youth in the tasks of sustainable development,” says Mrs. Arrou. Through this project UNESCO seeks to bring recognition to those working towards developing education, and to offer them a space to represent their projects and inspire each other. The project is designed to last two years but has taken larger proportions and now UNESCO believes it to be one of the best ways to support innovative and sustainable projects.

    The projects flooded in from the four corners of the planet. They are well sorted with themes and categories so that as many projects as possible get the recognition they deserve. “The idea was to identify 8 projects focusing on different topics. For example, we have a traditional education category, where a project for the conservation of the knowledge of native peoples found its place,” explains Mrs. Arrou. Other themes were on water and the oceans, or on recycling, or again the deserts, to mention but a few. Under each theme, projects were identified within two categories: classic/environmental solutions and then sustainable development solutions. “In a general and broader sense, the quality of a project lies in its ability to enclose educational solutions and sustainable development,” she explains. With their presence at COP21, UNESCO Green Citizens hope to contribute to the solutions brought up for the climate, mainly regarding the oceans, sustainable development, water management, biodiversity, climate change and more. Their presence will give a voice to the youth who are innovating for a better future in concrete ways.

    © CAHEN/SIPA
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    Mrs. Arrou underlined the momentous involvement of youth through this project: “The youth are at the same time the actors of change and the beneficiaries of that change for their own future,” she states. For UNESCO, educating the younger generation is as natural as breathing and their focus is on educating for sustainable development. “It is logical for us to support and accompany the youth of today. They are an important community to us and they carry the same values of education and development,” she emphasizes. The contest aspect of the project is a symbol of that support. By selecting two winners from the video projects to attend the COP21, UNESCO is giving them an opportunity and a unique voice. The idea is to remind young people that they are the main actors of change and development.

    Earth to Paris is another project UNESCO supports. It is a meeting that will bring together 150 youths in the realm of social media and influential blogging for change. They will get the chance to meet big personalities who will inspire and support their initiatives. They will get to come face to face with real leaders and understand the important role they are playing. “The young people that want to be actors are not always accompanied by public authorities, it’s mainly non-profits and teachers that support them. However, our aim is to create an eco-system that promotes and supports them, giving them visibility and respect for their actions in many other ways,” Mrs. Arrou explains. Another aspect for these types of projects is involving business school students because they also need to be introduced to alternative economic models to the ones they are taught. Consequently, they can one day decide to build businesses that are sustainable for the future: “It is a way for this new generation to witness a different development model. At the Positive Economy Forum, they also meet with 200 company leaders who gather to challenge and be challenged in order to consider new economic models,” she added.

    © BRESSION/SIPA
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    Today, the UNESCO Green Citizens project has expanded in an unexpected way. It started as a communications project and is now fast becoming a means of sharing knowledge: project blueprints, curriculums, case studies of projects that will be made available so that others can use them. The website will offer links to curriculums and also will be catered to what the young community needs but they are mainly for those who educate in sustainable development.

    To dream at UNESCO is simply to believe that through education change is possible and that nothing can truly be built without education, first for sustainable development and secondly for issues such as poverty and more. “Everything comes form education,” Mrs. Arrou declared. As a low-budget incubator, the project aims to create a space for inspiration: “UNESCO Green Citizens is a space where change makers can share their experiences, content and inspire one another. UNESCO has a wide range of expert communities: scientists, educators, artists…etc. This space allows them to inspire each other and share their dreams,” she concluded.

    “Our actions come from the fact that we are an incubator,” she continues, “we carry and accompany projects. The 8 projects we have selected will gain support from the various UNESCO branches. We are here to guide, encourage and place value on these change makers. That is our goal. That is how we act.”

    Watch the UNESCO Green Citizens video here

    Written by Amma Aburam

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