paris

Steve Sedgwick, Anchor of CNBC moderating the panel at Davos.
Steve Sedgwick, Anchor of CNBC moderating the panel at Davos.

The Conference of Parties (COP21) in Paris in December was an unambiguous success, this was the narrative of the “New Climate for Doing Business” panel discussion at the 2016 World Economic Forum of Davos. The panel – made up of representatives from the UN, industry and politics reflected the fact that there is now a global awareness and furthermore a global agreement to radically change our behaviour and reduce our carbon footprint on the earth.

“Success” has been achieved on committing to this mission, however, how this success materialises depends on the action from here on.

One of the main sticking points of COP 21 was the reduction of carbon emissions by every country. Carbon is extremely harmful to the environment but embedded in everything that we do, in all of our processes and so unsurprisingly, it is industries that emit the greatest concentration into our atmosphere.

This is why the support of industry will be so crucial to the success story. Businesses from primary to manufacturing, right up to the services sector are realizing that being more environmentally conscious will attract consumers in the short term and pay dividends in the longer term.

Carl Douglas McMilllon, CEO and President of Walmart
Carl Douglas McMilllon, CEO and President of Walmart.

Walmart Inc, the multi-million dollar department store is leading the charge. During the panel discussion, their CEO Douglas McMillon said that “Walmart want to eventually be powered by renewables and reach its 0% waste target.” This is a huge statement and, whether they reach this target or not, actively pursuing these goals will not only reduce their negative impact on the environment but also send a message to America Inc of what they need to prioritize.

There has been a lot of debate about where fossil fuel companies lie in this. CNBC Anchor Steve Sedgewick, chair of the panel alluded to the fact that they have a major stake because they pay big tax bills to Governments on the earnings that they make from selling oil. However, if a profit driven giant with such a global influence like Walmart realises that the future of returns are green, then there is every chance that other companies will follow suit.

Developing countries were also central to the discussion. Opinion is divided but UN Executive Secretary Christiana Figueres made the point that yes these countries are not as resourced as their developed neighbours but they hold the greatest opportunities on account of their increasing connectivity and labor force. Alluding to notions of winners and losers she said that “this is not a partisan politics debate, it is win-win-win for individuals, industries and entire societies.”

I would have to agree and it’s hard not to be optimistic about the potential of what can be achieved now that we have collective commitment to the cause by every stakeholder.

We have international agreement, national plans of action, support of industry and civil society. It won’t be a clear road and there will be hurdles, but dealing with dilemmas is natural to humankind. The better you are reconciled to deal with them, the more likely you are to overcome and I think we are in a pretty good place to get over any obstacles we meet on the path.

Written by Dearbhla Gavin

2015-12-07 16.20.28

Bonjour Magalie Gigot; parlez-nous un peu de vous, de votre responsabilité et de votre action au sein de WWF France.

Bonjour, je suis Magalie, je suis à WWF depuis cinq ans et je suis chargée de la mobilisation de l’ensemble du réseau des bénévoles français. Aujourd’hui, on a environ quatre mille bénévoles sur tout le territoire et on organise des événements avec eux.

Quel est l’objectif de votre présence ici à Solutions COP21 ?

Nous on a choisi de faire de l’animation avec des enfants. On devait effectivement avoir beaucoup de scolaires mais malheureusement avec les attentats on en a un peu moins que prévu. Il est très important pour nous de faire de l’animation gratuite avec des enfants en classe en maternelle ou dans le primaire. Moi je suis bénévole. Ce sont principalement des animations ludiques avec de grands jeux sympas sur ce que c’est que le développement durable à travers l’expérience de l’utilisation de l’eau, par exemple, on leur demande vous à votre avis combien d’eau vous utilisez par jour. On leur dit par exemple qu’une douche c’est 75 bouteilles d’eau, par exemple, et de les confronter ainsi avec la réalité avec des chiffres. Et finalement, on se rend compte que les enfants comprennent bien et ont des questionnements qui sont les mêmes que ceux du monde adultes. Tout cela avec des exemples simples. Et souvent, quand ils rentrent chez eux, ils disent beaucoup de choses à leurs parents et c’est vrai que les parents acceptent beaucoup plus lorsque les choses viennent de leurs enfants. Nous avons beaucoup de parents qui nous disent que ça les fait réfléchir et ça les amène à revoir certains de leurs comportements concernant le tri des poubelles, par exemple. C’est très important de sensibliser les jeunes générations, les adultes de demain.

C’est en effet très intéressant mais comment s’opère l’ancrage avec ce qui se passe ici, avec le monde des entreprises par exemple ?

WWF est une des premières et rares ONG dans l’environnement à avoir fait des partenariats avec des entreprises. C’est un parti-pris que nous assumons depuis très longtemps parce que nous croyons dans le dialogue, pour la concertation pour faire avancer les choses et on s’est toujours dit que si on oublie le monde économique on n’y arrivera jamais. Aujourd’hui, tout le monde travaille dans le monde des entreprises. On entend souvent: “les entreprises c’est le diable” mais ça ne se passe pas comme ça. Bien sûr, il y a encore beaucoup d’entreprises qui ne jouent pas le jeu. Les entreprises pétrolières par exemple sont encore à l’opposé de notre objectif d’un monde sans hydrocarbures, on ne pourra donc pas faire des partenariat avec elles. Mais beaucoup d’autres entreprises cherchent à évoluer et on les amène à réfléchir ensemble. La plupart des grandes entreprises travaillent par exemple avec énormément de fournisseurs et si on arrive à les amener à changer de fournisseurs c’est tout un secteur qui va changer: les concurrents vont se mettre à bouger, les consommateurs aussi, donc on va avoir beaucoup de propositions et finalement, on n’aura pas touché qu’une seule personne mais plein de personnes, un tissus économique très important.

Absolument. Est-ce que vous avez remarqué des changements significatifs de la part de certaines entreprises avec lesquelles vous avez des partenariats.

Au début, c’est vrai que ça a été très longs. Mais les partenariats c’est sur de longues années. C’est pas seulement la question climatique qui est en jeu; il y a des tas de calculs économiques qui vont avec aussi. Durant la canicule de 2003, le secteur touristique s’est effondré. Les stations de ski le jour où il n’y aura plus de neige elles vont s’effondrer… donc voilà, l’économie va être touchée de toute façon. Je pense que, contrairement au monde politique, les entreprises ne sont pas là pour quatre ou cinq ans seulement; elles espèrent être encore là longtemps; par conséquent, consentir le coût du changement maintenant leur permet peut-être d’avoir moins à payer plus tard, ou d’être forcé par des lois à payer des taxes et des compensations, etc. Donc cette prise de conscience elle n’est peut-être pas très rapide et on a sans doute besoin d’aller plus vite mais elle est là. Chaque bataille qui est gagnée nous permet de continuer à avancer. Cela nous permet de trouver des solutions et non pas que de chercher à détruire.

IMG_2361

Vous avez je crois un label que vous donnez aux entreprises qui ont fait un effort…

En effet, elles peuvent poser le logo WWF sous certaines conditions. Nous avons également le challenge des entreprises qui fixe divers critères de sélection. C’est un challenge international qui demande notamment aux entreprises de réduire les émissions de gaz à effet de serre. On les engage donc sur une démarche globale et longue.

Vous avez fait le tour ici ? Est-ce qu’il y a des entreprises qui ont particulièrement attiré votre attention ?

Oui en effet, nous avons des partenaire ici comme la Poste et Michelin. C’est vrai que souvent on nous dit: “pourquoi Michelin? Puisque Michelin c’est la voiture qui pollue…”; mais nous on travaille avec eux sur des solutions alternatives au caoutchouc, quelque chose qui puisse réduire sensiblement l’émission de gaz à effet de serre. Michelin c’est une très grosse entreprises qui équipe des millions de voitures; ça serait énorme si on arrive à leur faire changer de procédé, sachant que le tout électrique ne semble pas être pour tout de suite. Donc il faut agir sur toute la chaîne actuelle.

Est-ce que vous donneriez votre label à une entreprise comme Coca-Cola, par exemple ?

Justement nous avons un partenariat avec Coca-Cola sur le plan national pour baisser la consommation en eau. Avec l’Oréal, par exemple, on essaie d’infléchir leur politique d’expériences sur les animaux, donc nous n’avons pas de partenariat avec eux …

Au fait, pourquoi le Panda ?

(elle sourit) C’est en 1961, l’année de la création de WWF que le panda a été choisi comme emblème. Il était arrivé au zoo de Londres, et c’était le fait que ce petit animal était en noir et blanc. Donc ça entrait dans notre politique d’éviter l’impression en couleurs et d’imprimer en noir et blanc …

Magalie, vous êtes jeune; qu’est-ce qui vous a inspiré à vous investir aussi fortement avec WWF en tant que volontaire ?

WWF_logo1_inarticle

Avant, j’était chargée des relations presse avec la télé et les radios mais j’ai toujours voulu rejoindre une ONG et faire du bénévolat et quand j’ai eu une opportunité de rejoindre WWF par le biais du service civique qui, comme vous le savez, a remplacé le service militaire. J’étais entrée pour faire un remplacement pour une mission de six mois en tant que bénévole et finalement je ne suis jamais repartie. Ce que j’aime c’est travailler avec les bénévoles parce qu’on a cette occasion de ne pas se contenter de dénoncer mais on a cette capacité de dialogue. On est légaliste, par exemple; on ne fait pas de rassemblement illégal parce qu’on veut que nos actions aboutissent. On a énormément de projets terrains. Avec WWF, on récolte des fonds et on va dans les ONG pour leur proposer ou les aider dans des projets innovants. Dès que les projets sont sur de bons rails et qu’elles peuvent se débrouiller elles-mêmes alors on va en aider d’autres. On travaille avec beaucoup de locaux en Afrique et ailleurs, les femmes et des entreprises. On essaie de comprendre leur culture et de les aider sur le terrain de façon pratique et respectueuse tout en les amenant à changer progressivement certaines choses. Nous travaillons par exemple beaucoup sur la question de la déforestation en Afrique. Des maisons ont été construites, des associations de femmes ont été créées… Voilà, c’est ça qui m’inspire.

Nous avons une devise à Horyou: rêver, inspirer et agir. Vous, qu’est-ce qui vous fait rêver ?

Oh moi il y a plein de choses qui me font rêver. Une planète que les gens apprennent à respecter et à ne plus regarder sur le court terme. Une planète où il y a encore des forêts, des animaux à l’état sauvage… une vrai prise de conscience de l’importance de l’environnement.

Avez-vous un message à adresser à la COP21 et aux citoyens du monde ?

On n’a plus de temps à perdre. On a besoin de tout le monde, des citoyens comme des entreprises. On a besoin de toute la société.

Merci Magalie et bonne chance à nous tous.

Par Elie Ayoub

IMG_2769

Horyou a eu l’occasion durant ce COP21 à Paris, d’échanger avec Thierry Apparu, Directeur de la communication de Venturi Automobiles. L’entreprise de fabrication d’automobiles qui depuis 10 ans met en œuvre des principes, des moyens et des outils de locomotion pour la durabilité.

Bonjour Thierry, on est heureux de venir découvrir ce magnifique lieu d’exposition et d’innovation chez Venturi à Solutions COP21. Dans quelle mesure les innovations sont une vraie réalité dans l’esprit de Venturi ?

Je dirais qu’elles s’inscrivent dans l’esprit Venturi depuis 1899 parce que notre source d’inspiration c’est la voiture nommée “jamais contente” qui était la toute première voiture électrique à avoir dépassé les 100 km/h. C’était en France, à Achères. Cette voiture est devenue la nôtre lorsqu’on a racheté ce nom. Par ailleurs, toutes nos voitures qui ont battu des records de vitesse sont appelées “jamais contentes”.

Illustration de la voiture "La Jamais Contente", 1899
Illustration de la voiture “La Jamais Contente”, 1899

Plus généralement, pour répondre à votre question, l’innovation technologique chez nous est au coeur de tout parce qu’on est convaincu que l’électrique est un vecteur de mobilité propre et durable qui demain plus encore qu’aujourd’hui sera partie prenante du paysage automobile. Ça représente 1% des autos vendues dans le monde. Ca va encore monter et il y aura la place pour tout le monde sur un marché partagé qui permettra de répondre aux besoins des différents consommateurs. Il faut être capable de montrer que le véhicule électrique est aujourd’hui efficace autant que le véhicule thermique ; c’est ce qu’on essaye de faire avec notre technologie électrique. On teste les véhicules et technologies électriques dans des situations réputées impossible pour l’électrique et on fait l’impossible pour que ça marche. Et ca marche.

On voit à la fois la capacité d’être recordman du monde de vitesse, voire même d’aller en Antarctique, rendant possible un volant de situations, si je puis dire, de défis technologiques et de performances, avec le soucis constant de pouvoir amener l’innovation sociale et sociétale liées à l’électrique au coeur même de la réalisation.

Véhicule "Antarctica". Crédits photo © Venturi
Véhicule “Antarctica”. Crédits photo © Venturi

On est dans le grand écart total dans les deux exemples ; la voiture des records peut aller jusqu’a 600km/h, on a la meilleure marque, la meilleure performance à 495km qui va décharger dans un temps très court, en 70 sec, énormément d’énergie ; on parle d’une voiture de 3000 chevaux. Celle qui va rouler en antarctique est une voiture à 40/50 km/h qui va faire 60km et rouler lentement sur la glace pour acheminer les scientifiques sur des zones complètement sanctuarisées qui sont seulement accessibles à pied parce qu’en voiture thermique ils risquent de polluer le champs d’étude et donc les résultats qu’ils vont obtenir. On est dans deux gammes très différentes mais dans les deux cas on y va par pallier et avec des technologies différentes qui permettent de qualifier différents types de motorisation. Ce qui est intéressant pour Mr. et Mme. Tout le monde, c’est que demain on va pouvoir vendre aux stations de ski un véhicule qui pourra faire du dépannage et du médical en altitude avec le véhicule créé à la base pour l’antarctique. On nous a demandé de travailler sur cette problématique. Mais avec la voiture du record on est dans la gestion de l’énergie, c’est-à-dire comment je vais acheminer mon énergie depuis la batterie dans le moteur et comment je vais l’acheminer de façon efficace. Pour le véhicule électrique, c’est ça qui est important aujourd’hui et c’est ce à quoi on travaille. Ce qu’on applique dans le véhicule du record se retrouve dans les monoplaces électriques pour les championnats de Formule I ou FIA où tout le secret de la performance est dans la capacité de gérer l’énergie à un moment donné.

Vous êtes en train de nous montrer qu’une entreprise comme la vôtre, à taille humaine, est capable d’être à la pointe de la démocratisation de la voiture électrique au service de tous…

La volonté de notre président, Gildo Pallanca Pastor, quand il a racheté Venturi en 2000 et changé le mode de production en passant de la production essence à la production électrique, sa préoccupation, a été dès le départ de savoir comment demain je vais participer au développement d’une mobilité propre et durable et saine. Aujourd’hui, même si on sait que si tout le monde se penche dessus c’est bien sûr pour les conditions du réchauffement climatique, mais c’est aussi pour des conditions sanitaires car à travers le monde nous savons que les gens meurent à causes des particules émises. On est dans ces préoccupations-là. Pour cette raison, nous avons construit nos véhicules des records et tous nos véhicules depuis 2009 avec des étudiants américains qui font face aux challenges qui en découlent ; ils sont directement natifs des technologies alternatives et seront les ingénieurs de demain. Chaque année nous en ajoutons cinq nouveaux étudiants dont on finance les études afin qu’ils participent à ce programme.

Quelle est la prochaine date pour le prochain record de ce travail circulaire trans-générationnel et de compétences impliquant cette jeunesse ?

Nous avons plusieurs dates ; on a d’abord la formule 1 électrique, un rendez vous tous les mois entre septembre et juin à travers le monde et pour le record de vitesse. Cela se passera systématiquement sur le lac salé de Bonneville, aux USA dans l’Utah. Au mois d’août, on partira pour trois semaines. Deux semaines de tests, de réglages et de roulage dans le cadre d’un évènement qui s’appelle la “speed week” où tous les fous du volant se donnent rendez-vous et où nous sommes les iconoclastes du paysage parce qu’on a des voitures électriques pour ce type de performances. On y voit de tout : des voitures à alcool, à air comprimé, à essence, à diesel, etc. ; ensuite il y a la piste homologuée FIA où on tente de battre un record de vitesse durant la troisième semaine d’août. Depuis 3 ans, les conditions climatiques ont changé et depuis trois ans notre voiture est prête pour passer les 600 km/h mais elle ne roule pas dans de bonnes conditions à cause d’inondations systématiques suite à des orages que les chercheurs et les scientifiques de l’université attribuent au changement climatique. Tout cela décuple notre volonté de partir là-bas et de faire ce record parce qu’on veut apporter notre contribution à des solutions durables, et mettre dans nos voitures des tractions fiables, efficaces, propres et durables pour vous, pour moi et pour tout le monde.

Plus personnellement, si vous aviez un rêve à partager avec celles et ceux qui nous écoutent ou nous lisent, quel serait-il?

Comme beaucoup d’entre nous j’ai une famille, des enfants, des proches que j’aime et j’ai envie, même si ca fait tarte à la crème, que le monde aille mieux pour eux. J’ai envie que mon entreprise, grâce à mon métier et grâce aux aventures que nous permet notre président, aide à bâtir un monde plus propre et plus durable. On a des ingénieurs formidables qui construisent ces mécaniques et amènent ces solutions-là et la contribution de mes équipes vise à médiatiser tout cela et prêcher la bonne nouvelle, à travers la communication et l’ensemble des paramètres qu’on sait mettre en oeuvre ; et j’espère que c’est ensemble, avec les autres, nos concurrents, nos adversaires sur certains marchés, on apportera suffisamment de solutions, suffisamment vite, pour faire en sorte que les choses évoluent moins mal.

IMG_2772

Cette inspiration que vous portez pour votre contribution au sein de votre groupe, d’ou vient-elle ?

On a un patron formidable, on a un patron qui a des rêves et qui surtout va au bout de ses rêves. Un jour en 2000 il a dit aux ingénieurs : “on va faire de la voiture électrique”. Les ingénieurs lui on dit : “mais tu es complètement fou, c’est pas possible”. Il leur a dit : “Vous n’avez pas le choix, on va le faire”. En 2004, on a présenté la première voiture électrique au salon de l’auto à New York et on s’est pris une volée de bois vert. 10 ans après, il y a eu des gens assez fous comme nous pour lancer le 1er championnat du monoplace électronique sous la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) qui gère les rallyes et la formule 1. Ça a été une belle reconnaissance et les gens sont venus vers nous pour nous dire qu’il fallait qu’on participe à ces championnats car on était les pionniers de la chaîne électrique haute performance. Ça a été un opportunité formidable et ils nous on rappelés la deuxième année cette fois en tant que constructeurs et aujourd’hui on fourni la motorisation. L’inspiration elle est là, d’un patron qui se lève tous les jours avec deux ou trois idées ; il ne faut pas toutes les suivre ; non pas qu’elle ne soient pas bonnes mais juste qu’elles prennent beaucoup de travail. Un jour il dit on va développer une voiture à record avec une pile combustible, un jour avec une voiture électrique ou avec des voitures utilitaires dans les déserts pour voir comment ca fonctionne. On est dans cette dimension-là, c’est un travail intense, un travail quotidien très important mais dans une dimension exaltante mais parce qu’on travaille dans du concret et c’est ludique. On sait ce que valent les fruits de notre action, on sait dans quelle voiture se trouvent les fruits de notre action, dans quels modèles, et on sait ce que ca apporte pour demain.

Si vous aviez un message à partager avec les citoyens du monde, que serait-il ?

Soyez en capacité d’analyser de façon réaliste vos besoins. Aujourd’hui, 90% de la population européenne roule 60km par jour pendant 1h. C’est la capacité de performance de la voiture électrique mais quand on va acheter une voiture, on pense aux 2 trajets qu’on va faire avec sa famille en vacances, loin. Il vaut mieux louer une voiture pour faire ça et garder la voiture électrique pour rouler en ville. C’est la même situation aux USA ; ceux qui habitent en ville font en moyenne 17km par jour en 1heure ; la voiture électrique répond déjà à ces besoins. Donc soyons malins dans nos usages, soyons durables et pour être durable, choisissons ce dont nous avons besoin, selon la réalité de ces besoins et pas seulement en fonction d’un désir esthétique et pas seulement pour faire le cake et avoir la plus grosse voiture. Essayons d’avoir une voiture plus intelligente ; sur l’intelligence de la voiture électrique, on s’aperçoit que tous les constructeurs automobiles ne vont pas au plus grand salon de l’automobile, le salon de Detroit mais ils vont tous au CS de Vegas, le salon des innovations technologiques ; c’est un signe. Je vous engage tous à avoir une réflexion là-dessus et à avoir une réflexion plus durable, avant d’aller chez le concessionnaire.

IMG_2775

Entretien par Yonathan Parienti, CEO de Horyou

Bonjour Arnaud Roland. On est très heureux de vous retrouver aujourd’hui à Solutions COP21. Depuis combien de temps Coca-Cola s’implique dans le climat ?

Depuis 2007, c’est là qu’on a calculé tous nos impacts sur l’environnement et qu’on a fixé nos objectifs à 2021. Aujourd’hui, en 2015 à la COP21, nous avons effectué la moitié du chemin et quand on regarde nos résultats en termes d’économie d’énergie et d’économie circulaire, on a fait énormément de choses depuis. Il nous en reste encore beaucoup mais ce qui est important pour nous c’est d’avoir un cap qui est de réduire d’un tiers l’empreinte carbone de nos boissons.

On le voit quand on arrive à votre stand, le public s’intéresse à ce que vous faites et il y a une bonne communication qui passe. Coca-Cola fait partie de la vie du grand public à différents égards. La Cop21 c’est la matérialisation de ce lien entre un entreprenariat qui peut être responsable et qui a cette responsabilité pour l’avenir de l’humanité, pour penser le monde de demain.

Absolument. Coca-Cola était déjà très présent à Copenhague en 2009. Pour nous, être présent dans les COP, notamment celle-ci la COP21 qui tente de dessiner un accord mondial sur le climat, c’est une étape de plus et, dans l’idée, un exercice de transparence de plus : on est là pour dire voilà ce sur quoi on s’est engagé, où est-ce qu’on est aujourd’hui et où est-ce qu’on veut aller. On veut aussi expliquer au grand public qu’on rencontre ici au Grand Palais que c’est aussi important de discuter avec lui qui n’est pas à l’écart de notre entreprise mais qui fait partie de sa vie, de sa feuille de route. On leur explique ce qu’ils ont besoin de savoir ce qu’on fait avec les emballages qu’ils trient chez eux et en quoi ça baisse le carbone et en quoi c’est bénéfique.

Cette logique de transparence, cette volonté d’assumer l’impact de la gestion de la production, on la retrouve sur votre site, dans votre stand et dans votre communication. Pensez-vous donc que la transparence soit une des clés de la réussite d’une stratégie de la durabilité ?

Oui c’est fondamental et les gens la réclament. Vous savez, pour la première fois cette année on a invité le grand public à visiter une de nos usines, chose qui ne se faisait jamais auparavant. Et c’est génial de voir la réaction des gens visiter une usine de Coca-Cola. On n’a rien à leur cacher. Au contraire, on aimerait en inviter plus. Cela suppose des dispositifs de sécurité importants ; mais c’est fondamental pour nous d’ouvrir nos portes et de permettre aux gens de voir la réalité de la production, du recyclage, etc.

IMG_2774

L’expertise que vous avez développée en matière de recyclage peut-elle inspirer d’autres entreprises dans un partage d’information pour une responsabilité transversale, circulaire au sein des activités d’entrepreneur ?

Oui tout-à-fait. Il y a deux ans par exemple, nous avons investi dans la filière industrielle du recyclage du plastique en France et dans le cadre de cet investissement pour développer ce marché d’utiliser plus de matière d’emballage, on a créé à côté de cette usine un centre pédagogique ouvert au public où on accueille beaucoup de scolaires et des collectivités locales et des associations mais aussi énormément d’entreprises petites et grandes qui viennent voir sur place ce qu’on y fait. Le centre est en Bourgogne, à côté de Beaune et c’est un centre où on a accueilli plus de quatre mille personnes à ce jour.

Au niveau des opérations concrètes que vous développez sur la notion de citoyenneté, de diversité, de communauté au niveau international on comprend que Coca-Cola cherche à s’inscrire dans les défis actuels comme le woman empowerment, est-ce que vous pouvez nous en parler ?

Le programme 5by20. Symbole de l'engagement de Coca-Cola auprès de femmes entrepreneurs dans le monde. Crédits photo  © Coca-Cola Company
Le programme 5by20. Symbole de l’engagement de Coca-Cola auprès de femmes entrepreneurs dans le monde. Crédits photo © Coca-Cola Company

La question de l’égalité homme-femme et du woman empowerment est très importante pour Coca-Cola à tous les niveaux : international, européen ou local ici en France. Je citerai un programme que Coca-Cola mène à travers le monde qui s’appelle “5 by 20“. C’est un engagement fort de l’entreprise d’aider cinq millions de femmes dans les pays émergents d’ici 2020 à progresser dans leur niveau de vie en les aidant à monter leur propre entreprise là où elles sont, que ce soit dans un village en Afrique, au Cambodge, au Vietnam, en Inde ou au Mexique. C’est donc un programme d’entreprenariat social dédié aux femmes et supporté par The Coca-Cola Company et sa fondation parce qu’on sait qu’investir sur les femmes c’est ça qui va changer le monde parce que les femmes ont une vision de l’avenir et sont beaucoup plus impliquées sur les problématiques environnementales et souvent dans ces pays-là ce sont les femmes qui prennent les décisions importantes dans la vie de leur communauté.

L’innovation sociale source d’avenir et passerelle entre les cultures. Pensez-vous que dans les entreprises qui ont atteint une forme de maturité on puisse avoir une transversalité plus importante entre les entrepreneurs d’aujourd’hui, d’hier et de demain ?

Oui je le pense sincèrement. Je pense que par rapport aux enjeux environnementaux et sociétaux auxquels l’humanité fait face aujourd’hui tout le monde doit jouer sa partie mais dans l’entreprise et la responsabilité des grandes entreprises c’est d’aider les plus petites, d’aider les plus fragile, c’est d’investir dans les pistes d’avenir, les femmes, l’économie circulaire parce qu’on croit que ces modèles sont des solutions concrètes et réalistes pour faire la transition vers le monde de demain.

On a vu un événement, “Ticket for Change”, vous étiez présent auprès de cette jeunesse qui souhaite entreprendre.

Oui, absolument, “Ticket for Change” est un événement absolument formidable pour voir comment de jeunes entrepreneurs veulent en aider d’autres et rayonner, créer un réseau. Tout ça, ce n’est que du positif et on est très heureux de soutenir “Ticket for Change” depuis le début de leur aventure.

Certains participants de “Ticket for Change” sont venus à notre forum à Genève et l’un d’entre eux a pu même être lauréat. C’est là le signe que la transpiration entre des espoirs et des volontés, et des entreprises qui soutiennent des opportunités de mettre en avant des projets, ça fonctionne. C’est la preuve qu’en avançant tous ensemble on peut réussir.

Absolument. Tous ensemble, la philosophie c’est de penser l’avenir et penser des solutions qui nous permettent à la fois de nous adapter au changement climatique et de créer des conditions d’un mode de vie et un développement économique beaucoup plus durable.

IMG_2776

Coca-Cola veut s’impliquer fortement auprès de ses collaborateurs pour créer des conditions de succès au niveau humain. Dans votre espace ici, ce sont des vrais collaborateurs qui font le lien avec le public ; ce lien, c’est une réalité ?

Oui c’est vraiment notre volonté ici pendant les sept jours au Grand Palais que ce soit nos collaborateurs qui portent le message. Une entreprise ce sont aussi des citoyens, des hommes et des femmes qui sont engagés et donc on a souhaité que ce soit eux qui portent le message. Par exemple, j’ai personnellement invité tous les responsables environnement de nos cinq usines françaises à venir dialoguer avec le public, expliquer leur métier, leur réalité, ce qu’ils font au quotidien pour réduire l’énergie dans une usine d’embouteillage de Coca-Cola et ça c’est très important.

Arnaud Roland, plus personnellement, si vous aviez un rêve aujourd’hui à exprimer, quel serait-il ?

Moi je dis souvent que dans mon métier, je ne travaille pas pour moi. J’ai la chance d’avoir une petite fille qui va bientôt avoir cinq ans, c’est pour elle que je travaille ; c’est pour elle que je me lève le matin pour lui préparer un avenir plus durable parce que le monde est difficile, les challenges sont nombreux. C’est ça qui me porte : lui laisser un héritage dont je serai fier plus tard.

Quelle est votre source d’inspiration vers ce chemin de la durabilité ?

C’est la jeunesse ; la jeunesse c’est l’avenir du monde. C’est eux qu’il faut aider, qu’il faut encourager et qu’il faut inspirer. Et quand on a un peu d’expérience et de vie professionnelle, c’est important de transmettre des choses positives.

Si vous aviez un message à partager avec les citoyens du monde, quel serait-il ?

Je dirais, aujourd’hui internet et les réseaux sociaux nous permettent de partager de plus en plus d’information, donc partageons encore plus mais dans un esprit vraiment positif et solidaire parce que les bonnes et de grandes idées il y en a partout mais ce qui compte surtout c’est de pouvoir les mettre en oeuvre au bout du compte. Place à l’action, au partage et à l’échange, internet nous permet aujourd’hui nous permet de faire tout ça.

Arnaud Roland, merci beaucoup pour cet échange.

Merci.

    Michèle and Michel Auer

    Written by Cintia Pino. English article can be read here.

    En passant par Versoix en bordure de Genève, la nouvelle galerie “Boléro” située à proximité immédiate de la gare nous accueille avec l’exposition “Les trésors de la Fondation Auer pour la photographie.”

    Les deux monuments de la photo que sont Michèle et Michel Auer accueillaient les gens à coups de petits fours dans une ambiance conviviale. Cette exposition est en place jusqu’au 7 juin et présente l’histoire de la photographie dès 1839 à nos jours, à travers les plus grands trésors de la Fondation qui comprennent des appareils et des tirages originaux de photographes historiques et contemporains.

    La Fondation Auer a pour objet de conserver et promouvoir la collection existante, de faire des expositions, d’acquérir objets et œuvres photographiques, de mettre à jour et de diffuser l’Encyclopédie Internationale des Photographes. Ils éditent des ouvrages contribuant à une meilleure connaissance de la photographie, diffusent l’œuvre de jeunes artistes, d’artistes oubliés ou méconnus, et organisent des stages ou des workshops, accueillent des chercheurs, artistes, élèves et stagiaires.

    À Hermance tous reconnaissent le plus haut toit du village, la Fondation. C’est là qu’un magnifique travail d’archivage, conservation et répertoriage prends place, durant 4 expositions chaque année. Du à la dimension incalculable de la précieuse collection entretenue par Michèle et Michel Auer, elle n’a jamais pu être exposée intégralement d’un coup, mais au Boléro nous trouvons des petites perles bien représentatives de son patrimoine.

    La prochaine exposition, “Louis Stettner, 40 ans d’amitié Paris New-York,” débutera le 30 mai à Hermance, un jour qui marque aussi l’anniversaire de notre amphitryon, le gourmand de la photo, Michel Auer. Chaque exposition fait naître un carnet avec les tirages du photographe concerné, des chefs-d’œuvre susceptible de collection qui en sont à ce jour à leur douzième volume.

    A la suite du SIGEF 2014 et l’exposition « Les Peuples du Monde », Horyou et la Fondation Auer se sont rapprochés. Si Horyou n’est pas spécialisé en soi dans le monde de la photographie, elle reste un sujet d’une universalité sans concessions. C’est un sujet universel, reflet de diversité et issu d’une fascination générale pour la représentation de l’existence, rien que cela. En plus de refléter l’histoire, transmettre des émotions, immortaliser un moment, la photographie amuse aussi. Comme témoin de notre existence elle peut montrer la réalité ou bien la distordre, mais sans nul doute qu’elle concerne tout le monde.

    At Horyou, we encourage people to Dream, Inspire and Act. We believe that giving back to our users is essential, so we have created Live & Dream, a section dedicated to Horyou members that allows them to receive the benefits of their involvement within the Horyou community.

    Live & Dream events are organized by Horyou. Each event is unique and could include: travel, concerts, conferences, meet & greets, etc. Our first event (registration now closed) is a 10-day journey to Brazil. Two of our Horyou Members will be selected and have the opportunity to travel and discover the Amazonian forest with explorer and Horyou Personality Christian Holl.

    Now it is time to turn to our Live & Dream Paris event! Horyou Members can register to become a part of Live & Dream now! 
Every Live & Dream opportunity holds specific criteria in order to apply.

    • To enter our Live & Dream Paris, you have to click on the dedicated tab (see below) and then go to the current event. tip3-live-dream

    • Here you can see the conditions you must satisfy to enter the event. In this case, you need to have reached Level 5 and to have received at least 18 Lights. In the screenshot below, the user doesn’t meet these criteria. 
Check this post to learn how to increase your level.
      tip3-live-dream-2

    • When you become eligible, the button will turn from grey to yellow.

    tip3-live-dream-3

    • You’ll then just have to answer a few questions and click on “submit.”

    tip3-live-dream-4

    Users are selected according to their answers and contacted directly by the Horyou team. Don’t forget to read our bimonthly newsletter to know everything about our latest Live & Dream events. As always, should you have any questions or suggestions, feel free to reach us at support@horyou.com.

    More Stories

    UN End Hunger goal is to achieve food security and improved nutrition and promote sustainable agriculture Horyou’s new series is about the UN Sustainable Development...