OneAction

Equator project 6

Written by Laurie Martin The English version can be read here.

L’organisation OneAction est née en Décembre 2011 à Genève avec comme mission de soutenir des personnes et des communautés en réalisant des projets à leurs cotés. Des projets, qui pourront devenir autonomes par la suite. En effet, le directeur de OneAction, Jan Isler, nous explique qu’il partait du constat qu’après plus de 60ans d’existence des premières ONG, il n’avait pu voir de progrès significatifs. Il voulait faire en sorte que des projets puissent devenir auto-suffisants car trop souvent les projets observés ne fonctionnaient pas sur le long terme à cause d’un manque d’autonomie. Equator project 1 En général, OneAction choisit des structures préexistantes et élabore un projet de concert avec ce partenaire mais un des points clés est de faire toujours très attention à ce que le projet corresponde aux besoins locaux. Saskia Petit, chef de projets, explique: “ Nous ne présentons pas un projet, nous l’élaborons ensembe avec le partenaire local, c’est bien là toute la différence”. Un des critères lors du choix des projets est donc les personnes, les organisations portant ces derniers. “On se distingue beaucoup des autres ONG sur ce point là je crois”, ajoute Jan Isler. “Au delà du projet, ce qui nous importe vraiment c’est la qualité des personnes avec qui l’on travaille. On a besoin d’avoir des personnes avec les mêmes valeurs morales que nous, qui soient impliquées.” L’apport de ces personnes et de ces organisations est aussi de première importance lorsque des difficultés sont rencontrées au niveau de la communauté ou au niveau politique dans l’établissement d’un projet.

Parti du second constant, que les ONG, en particulier à Genève, sont de plus en plus spécialisées alors que sur le terrain les problématiques sont interdépendantes, OneAction a décidé d’opter pour une approche holistique, prenant en compte un maximum de problèmatiques au sein d’un seul projet. Le choix de projet se fait donc aussi sur ce critère-ci, ces derniers devant avoir une capacité de réponse holistique aux problématiqus données. Saskia Petit ajoute: “On fait quand même tout particulièrement attention aux problématiques environnementales au sein de chaque projet que l’on élabore ainsi qu’à l’éducation et la formation. Jan Isler rajoute qu’en observant ce qui s’est fait dans le passé, de grands progrès matériels (construction d’hôpitaux, d’écoles) ont pu être observés mais que l’on remarque aussi que ces progrès furent rarement accompagnés d’un progrès moral qui ferait en sorte qu’ils s’inscrivent dans la durée. Il explique :“En effet, trop souvent les personnes ont quelque chose de nouveau à disposition (un puits par exemple) mais ont toujours la même manière de réfléchir donc inévitablement les mêmes problèmes se reproduisent. C’est pour cette raison que OneAction couple tous ses projets avec une composante éducative ou de sensibilisation”. Educational activities Switzerland

OneAction offre aussi la possiblité pour tout un chacun de soumettre leur projet sur leur site Web afin de stimuler l’action et encourager les gens à agir même si ils n’ont pas confiance en leur projet. L’organisation les épaule alors dans toute sorte de domaines; en leur offrant des supports de communication, en créant une page sur son site ou encore en leur offrant une structure légale pour recevoir des fonds. Le nom de l’organisation reflète d’ailleurs cette idée que le monde appartient à tous ( “One”) et que tout le monde peut agir (“Action”). Jan explique: “ Souvent l’on entend qu’il est trop compliqué d’agir à un niveau individuel, qu’il faut des ressources, OneAction est justement là pour démontrer que chaque personne peut avoir un impact même en agissant individuellement.

Projets internationaux mais aussi locaux

OneAction se lance d’ailleurs dans un projet visant à rendre les écoles plus vertes par des actions menées par les enfants.

Projet Phare en Equateur

La plupart des projets de OneAction sont après 3 ans en voie d’autonomisation mais un projet en Equateur incarne véritablement toutes les valeurs de l’organisation en affrontant toutes sortes de problématiques via l’éducation et ceci dès le plus jeune âge. L’école dans lequel le projet a été monté existe depuis 30 ans et se trouve dans un quartier défavorisé de Quito, touché par des problèmes d’alcoolisme et de drogue. La méthode d’enseignement n’est pas seulement théorique mais met un véritable accent sur la pratique pour que l’enfant puisse comprendre la logique derrière chaque chose apprise. Beaucoup d’activités sur le terrain sont entreprises comme apprendre à cultiver par exemple. Certains cours ( musique par exemple) commencent parfois même lorsque l’enfant est encore dans le ventre de sa mère ! Saskia Petit rajoute “ c’est très intéressant car toute une micro-communauté a été créée autour de ce projet. Les parents, les communautés alentours participent eux aussi au projet en aidant dans le jardin biologique, en repeignant l’école. Si les parents ne peuvent payer pour la scolarité de leur enfant, ils peuvent compenser en aidant de cette manière. Ce projet a d’ailleurs été parmi les finalistes d’un grand concours d’environ 900 participants organisé l’an passé par la Banque Inter-Américaine de Développement et la fondation ALAS (Fundación América Latina en Acción Solidaria) cofondée par Shakira.

Dorénavant, le but de l’organisation est de systématiser la méthode d’enseignement utilisée pour ce projet et la reproduire à plus grande échelle. Une plateforme virtuelle est une des idées retenues par l’organisation pour permettre aux professeurs de diffuser leurs cours à des personnes voulant se former à ce type d’éducation. On leur souhaite beaucoup de succès pour la suite! Awards ceremony

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