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Organized by UNDP, the Social Good Summit will have guests and artists from all over the world to promote a message of justice

Social Good Summit 2017
Social Good Summit 2017

Held annually during the United Nations General Assembly week, the Social Good Summit focuses on the challenges of the 2030s. With its art installations, musical performances and conferences, the Summit will take place in New York on the 17th of September, and will adjoin a Geneva chapter, on October 13th, of which Horyou, the social network for social good, is media partner.

In a rapidly changing world, the New York Summit will contemplate the future via a dynamic exploration of life by 2030, exploring ways and means to unlock the potential of technology in order to make the world a better place.

Famous personalities, including The Color Purple’s actress Cynthis Erivo and Game of Thrones’ actor Nikolaj Coster-Waldau, are on the list of confirmed guests. An Emmy, Grammy and Tony awards-winning actress and singer, Erivo has been outspoken about the power of using your name and reputation to promote racial and social justice causes. Best known as a member of the villainous Lannister family in Game of Thrones, Nikolaj Coster-Waldau is a UNDP Goodwill Ambassador for gender equality and climate change.

The two personalities will be joined on stage by a host of activists to introduce innovative solutions to global issues, that includes:

ElsaMarie D’Silva, CEO & Founder of Safecity

Rocky Duwani, Singer-Songwriter

Ronald de Jong, Executive Vice President at Philips & Chairman of the Philips Foundation

Erika Ender, Singer-Songwriter

Filippo Grandi, United Nations High Commissioner for Refugees

Kate Hampton, CEO of the Children Investment Fund Foundation

Munira Khalif, United Nations U.S. Youth Observer

Rina Kupferschmid-Rojas, Head of Sustainable Finance at UBS & Society

Rachel Kyte, CEO & Special Representative of the UN Secretary for Sustainable Energy for All

Dr. Rebecca Martin, Director of the Center for Global Health (CGH) at the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC)

Peter Maurer, President of the International Committee of the Red Cross

David Miliband, President & CEO of the International Rescue Committee

Lawrence O’Donnell, Anchor of MSNBC’s The Last Word with Lawrence O’Donnell

Juliana Rotich, Co-Founder of BRCK & Ushahidi

Martha Isabel “Pati” Ruiz Corzo, Director of Grupo Ecológico Sierra Gorda I.A.P.

Horyou and the Social Good Summit Geneva

Horyou is media partner of SGSGeneva 2017, a closed door event targeting high level decision makers and impact finance, entrepreneurs, governments, international organizations and large private sector companies. It will be marked by networking sessions and discussions that should take the SDGs to a higher level. It will be hosted in Geneva, an important hub for sustainable finance.

More information about the Social Good Summit in New York on http://mashable.com/sgs/

The Social Good Summit in Geneva http://www.europe.undp.org/content/geneva/en/home/ourwork/social-good-summit.html

Horyou is the Social Network for Social Good, which connects, supports and promotes social initiatives, entrepreneurs, and citizens who help the implementation of the Sustainable Development Goals to build a more harmonious and inclusive world. Horyou is also the host of SIGEF, the Social Innovation and Global Ethics Forum, taking place in Astana, Kazakhstan during the EXPO 2017, from 5-7 September. We invite you to Be the Change, Be Horyou!

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Horyou a eu l’occasion durant ce COP21 à Paris, d’échanger avec Thierry Apparu, Directeur de la communication de Venturi Automobiles. L’entreprise de fabrication d’automobiles qui depuis 10 ans met en œuvre des principes, des moyens et des outils de locomotion pour la durabilité.

Bonjour Thierry, on est heureux de venir découvrir ce magnifique lieu d’exposition et d’innovation chez Venturi à Solutions COP21. Dans quelle mesure les innovations sont une vraie réalité dans l’esprit de Venturi ?

Je dirais qu’elles s’inscrivent dans l’esprit Venturi depuis 1899 parce que notre source d’inspiration c’est la voiture nommée “jamais contente” qui était la toute première voiture électrique à avoir dépassé les 100 km/h. C’était en France, à Achères. Cette voiture est devenue la nôtre lorsqu’on a racheté ce nom. Par ailleurs, toutes nos voitures qui ont battu des records de vitesse sont appelées “jamais contentes”.

Illustration de la voiture "La Jamais Contente", 1899
Illustration de la voiture “La Jamais Contente”, 1899

Plus généralement, pour répondre à votre question, l’innovation technologique chez nous est au coeur de tout parce qu’on est convaincu que l’électrique est un vecteur de mobilité propre et durable qui demain plus encore qu’aujourd’hui sera partie prenante du paysage automobile. Ça représente 1% des autos vendues dans le monde. Ca va encore monter et il y aura la place pour tout le monde sur un marché partagé qui permettra de répondre aux besoins des différents consommateurs. Il faut être capable de montrer que le véhicule électrique est aujourd’hui efficace autant que le véhicule thermique ; c’est ce qu’on essaye de faire avec notre technologie électrique. On teste les véhicules et technologies électriques dans des situations réputées impossible pour l’électrique et on fait l’impossible pour que ça marche. Et ca marche.

On voit à la fois la capacité d’être recordman du monde de vitesse, voire même d’aller en Antarctique, rendant possible un volant de situations, si je puis dire, de défis technologiques et de performances, avec le soucis constant de pouvoir amener l’innovation sociale et sociétale liées à l’électrique au coeur même de la réalisation.

Véhicule "Antarctica". Crédits photo © Venturi
Véhicule “Antarctica”. Crédits photo © Venturi

On est dans le grand écart total dans les deux exemples ; la voiture des records peut aller jusqu’a 600km/h, on a la meilleure marque, la meilleure performance à 495km qui va décharger dans un temps très court, en 70 sec, énormément d’énergie ; on parle d’une voiture de 3000 chevaux. Celle qui va rouler en antarctique est une voiture à 40/50 km/h qui va faire 60km et rouler lentement sur la glace pour acheminer les scientifiques sur des zones complètement sanctuarisées qui sont seulement accessibles à pied parce qu’en voiture thermique ils risquent de polluer le champs d’étude et donc les résultats qu’ils vont obtenir. On est dans deux gammes très différentes mais dans les deux cas on y va par pallier et avec des technologies différentes qui permettent de qualifier différents types de motorisation. Ce qui est intéressant pour Mr. et Mme. Tout le monde, c’est que demain on va pouvoir vendre aux stations de ski un véhicule qui pourra faire du dépannage et du médical en altitude avec le véhicule créé à la base pour l’antarctique. On nous a demandé de travailler sur cette problématique. Mais avec la voiture du record on est dans la gestion de l’énergie, c’est-à-dire comment je vais acheminer mon énergie depuis la batterie dans le moteur et comment je vais l’acheminer de façon efficace. Pour le véhicule électrique, c’est ça qui est important aujourd’hui et c’est ce à quoi on travaille. Ce qu’on applique dans le véhicule du record se retrouve dans les monoplaces électriques pour les championnats de Formule I ou FIA où tout le secret de la performance est dans la capacité de gérer l’énergie à un moment donné.

Vous êtes en train de nous montrer qu’une entreprise comme la vôtre, à taille humaine, est capable d’être à la pointe de la démocratisation de la voiture électrique au service de tous…

La volonté de notre président, Gildo Pallanca Pastor, quand il a racheté Venturi en 2000 et changé le mode de production en passant de la production essence à la production électrique, sa préoccupation, a été dès le départ de savoir comment demain je vais participer au développement d’une mobilité propre et durable et saine. Aujourd’hui, même si on sait que si tout le monde se penche dessus c’est bien sûr pour les conditions du réchauffement climatique, mais c’est aussi pour des conditions sanitaires car à travers le monde nous savons que les gens meurent à causes des particules émises. On est dans ces préoccupations-là. Pour cette raison, nous avons construit nos véhicules des records et tous nos véhicules depuis 2009 avec des étudiants américains qui font face aux challenges qui en découlent ; ils sont directement natifs des technologies alternatives et seront les ingénieurs de demain. Chaque année nous en ajoutons cinq nouveaux étudiants dont on finance les études afin qu’ils participent à ce programme.

Quelle est la prochaine date pour le prochain record de ce travail circulaire trans-générationnel et de compétences impliquant cette jeunesse ?

Nous avons plusieurs dates ; on a d’abord la formule 1 électrique, un rendez vous tous les mois entre septembre et juin à travers le monde et pour le record de vitesse. Cela se passera systématiquement sur le lac salé de Bonneville, aux USA dans l’Utah. Au mois d’août, on partira pour trois semaines. Deux semaines de tests, de réglages et de roulage dans le cadre d’un évènement qui s’appelle la “speed week” où tous les fous du volant se donnent rendez-vous et où nous sommes les iconoclastes du paysage parce qu’on a des voitures électriques pour ce type de performances. On y voit de tout : des voitures à alcool, à air comprimé, à essence, à diesel, etc. ; ensuite il y a la piste homologuée FIA où on tente de battre un record de vitesse durant la troisième semaine d’août. Depuis 3 ans, les conditions climatiques ont changé et depuis trois ans notre voiture est prête pour passer les 600 km/h mais elle ne roule pas dans de bonnes conditions à cause d’inondations systématiques suite à des orages que les chercheurs et les scientifiques de l’université attribuent au changement climatique. Tout cela décuple notre volonté de partir là-bas et de faire ce record parce qu’on veut apporter notre contribution à des solutions durables, et mettre dans nos voitures des tractions fiables, efficaces, propres et durables pour vous, pour moi et pour tout le monde.

Plus personnellement, si vous aviez un rêve à partager avec celles et ceux qui nous écoutent ou nous lisent, quel serait-il?

Comme beaucoup d’entre nous j’ai une famille, des enfants, des proches que j’aime et j’ai envie, même si ca fait tarte à la crème, que le monde aille mieux pour eux. J’ai envie que mon entreprise, grâce à mon métier et grâce aux aventures que nous permet notre président, aide à bâtir un monde plus propre et plus durable. On a des ingénieurs formidables qui construisent ces mécaniques et amènent ces solutions-là et la contribution de mes équipes vise à médiatiser tout cela et prêcher la bonne nouvelle, à travers la communication et l’ensemble des paramètres qu’on sait mettre en oeuvre ; et j’espère que c’est ensemble, avec les autres, nos concurrents, nos adversaires sur certains marchés, on apportera suffisamment de solutions, suffisamment vite, pour faire en sorte que les choses évoluent moins mal.

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Cette inspiration que vous portez pour votre contribution au sein de votre groupe, d’ou vient-elle ?

On a un patron formidable, on a un patron qui a des rêves et qui surtout va au bout de ses rêves. Un jour en 2000 il a dit aux ingénieurs : “on va faire de la voiture électrique”. Les ingénieurs lui on dit : “mais tu es complètement fou, c’est pas possible”. Il leur a dit : “Vous n’avez pas le choix, on va le faire”. En 2004, on a présenté la première voiture électrique au salon de l’auto à New York et on s’est pris une volée de bois vert. 10 ans après, il y a eu des gens assez fous comme nous pour lancer le 1er championnat du monoplace électronique sous la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) qui gère les rallyes et la formule 1. Ça a été une belle reconnaissance et les gens sont venus vers nous pour nous dire qu’il fallait qu’on participe à ces championnats car on était les pionniers de la chaîne électrique haute performance. Ça a été un opportunité formidable et ils nous on rappelés la deuxième année cette fois en tant que constructeurs et aujourd’hui on fourni la motorisation. L’inspiration elle est là, d’un patron qui se lève tous les jours avec deux ou trois idées ; il ne faut pas toutes les suivre ; non pas qu’elle ne soient pas bonnes mais juste qu’elles prennent beaucoup de travail. Un jour il dit on va développer une voiture à record avec une pile combustible, un jour avec une voiture électrique ou avec des voitures utilitaires dans les déserts pour voir comment ca fonctionne. On est dans cette dimension-là, c’est un travail intense, un travail quotidien très important mais dans une dimension exaltante mais parce qu’on travaille dans du concret et c’est ludique. On sait ce que valent les fruits de notre action, on sait dans quelle voiture se trouvent les fruits de notre action, dans quels modèles, et on sait ce que ca apporte pour demain.

Si vous aviez un message à partager avec les citoyens du monde, que serait-il ?

Soyez en capacité d’analyser de façon réaliste vos besoins. Aujourd’hui, 90% de la population européenne roule 60km par jour pendant 1h. C’est la capacité de performance de la voiture électrique mais quand on va acheter une voiture, on pense aux 2 trajets qu’on va faire avec sa famille en vacances, loin. Il vaut mieux louer une voiture pour faire ça et garder la voiture électrique pour rouler en ville. C’est la même situation aux USA ; ceux qui habitent en ville font en moyenne 17km par jour en 1heure ; la voiture électrique répond déjà à ces besoins. Donc soyons malins dans nos usages, soyons durables et pour être durable, choisissons ce dont nous avons besoin, selon la réalité de ces besoins et pas seulement en fonction d’un désir esthétique et pas seulement pour faire le cake et avoir la plus grosse voiture. Essayons d’avoir une voiture plus intelligente ; sur l’intelligence de la voiture électrique, on s’aperçoit que tous les constructeurs automobiles ne vont pas au plus grand salon de l’automobile, le salon de Detroit mais ils vont tous au CS de Vegas, le salon des innovations technologiques ; c’est un signe. Je vous engage tous à avoir une réflexion là-dessus et à avoir une réflexion plus durable, avant d’aller chez le concessionnaire.

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Horyou had the chance to interview Eleanor Watson, engineer, entrepreneur, futurist and believer in the positive future of humanity. Eleanor Watson grew up in Northern Ireland as an only child of an engineer, a childhood in which books taught her at an early age the challenges in this world and the hope in defeating them. Today, her continued interest in the psychology of technology has led her to study, speak about and encourage the emergence of social trends. Mrs. Watson is within the Artificial Intelligence & Robotics Faculty at the Singularity University, a benefit corporation that helps individuals, businesses institutions, investors, NGOs and governments with educational programs, training them to understand new technologies and the positive impact potential of these technologies. In this interview she tells us about her work and experiences at the University. — by Amma Aburam

Have you always wanted to be an advocate for Technology in Social Good and Impact? How did it come about?

I grew up as the only child of an engineer in a house filled with serious science fiction. From an early age I also had a cherished copy of the Gaia Atlas of Planet Management, a book that details the whole world’s resources, and the greatest problems of our world society.

I also learned that lasting humanitarian successes, such as the eradication of smallpox, seemed like science fiction not so long ago.

I believe that the combination of these two influences seeded an understanding of the immense challenges facing so many in this world, along with a sense of optimism in being able to continue our shaping our world for the better.

The University impacts Education, Innovation and Community, how are these three elements intertwined to tackle world challenges?

SU teaches new models for understanding the world, based upon principles of harnessing the power of exponential technology curves, and a cultivated mentality of abundance (as opposed to one of scarcity).

This leads to a whole new way of looking at the world, and people sometimes switch the whole track of their lives once they acquire these new tools for understanding the complex systems in which we live.

Such methods also create a clarity about predicting the future of technology and society, which leads SU alumni to found new ventures that are ahead of the curve that the solutions created may have no precedent, or no existing market for them. Many of these solutions are able to generate massive social impact, as well as building powerful engines of wealth creation, enriching society at least as much as shareholders.

Furthermore, we lead an extended community of alumni that is able to continue to collaborate all through their careers. I continue to work on a range of socially beneficial projects with colleagues that I first met during SU, creating a lasting legacy of creative benefit.

What are your best/favorite success stories of local impact with technology through the strategies at Singularity University?

SU students and alumni have founded a wide range of inspiring ventures, with missions as daring as detecting cancer at the earliest stages, mining old electronics to recover valuable materials (mined originally often in places of intense conflict), or even drones that can replenish entire forests by firing seedlings like a machine gun.

What in your opinion are the three building blocks in reaching solutions for local community issues?

The most important success factor is having in-depth understanding of the situation within the local areas that the issue has the strongest particular impact.

Very often, NGOs and public officials attempt to intervene in a situation with the best of intentions, spend a lot of time and money, and still not fix the problem, because they did not spend enough time ‘on the ground’ asking local people about the real issues, and how they themselves suggest fixing them.

Worse still, sometimes even seemingly beneficial actions can lead to unintended consequences for other parties, or for the wider environment. No lasting and useful social solution can ever arise without an intense learning and deep understanding of the core problems, as experienced by people affected by them.

Where do you see yourself in the next 5 to 10 years? Any ideals?

I’m not sure if there is a universal ‘meaning of life’, but we can certainly choose one for ourselves. I have chosen one overriding personal goal in my life, and that is to seed as much good in the world as I reasonably can. I even keep a mental score counter of my hit rate.

There are many possible means of amplifying the good that one does:

One may launch new ventures, creating a self-sustaining engine of happiness for the world. One may educate and inspire others where knowledge is most crucial, and most lacking. One may discover complementary qualities between people that can cause them to flourish once connected. Sometimes one may simply pinpoint better places to allocate resources using reason and evidence, the core idea behind the Effective Altruism movement.

What does our mantra Dream, Act and Inspire mean to you personally and professionally?

An inquisitive spirit to dream of a better future, a valiant will to take action towards those ends, and the inspiration to continue against daunting odds, because humanity needs you to succeed. These are the ingredients of all world-changing efforts!

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By Amma Aburam

We sat in a booth at the rear of the Fert Barton hall in Geneva, a gracefully and beautifully lit white exhibition space. At its center, a long sculpture representing passing people and beyond that hang two large size photographs by photographer Jean Jacques Dicker. The two photographs represent two rooms he lived in during his many travels – Dicker has visited 92 countries in his lifetime and he masters six languages. They were part of an exhibition that was to showcase the African continent. Well-chosen they represented the highlights from his two years travel on the continent, in 1977-1978 and then again in 1984, crossing from North to South Africa. Horyou seized a chance to talk to Mr. Dicker about his lifetime of travels and the stories behind his photos.

As he walks in, it is obvious that Jean Jacques Dicker is a child of the Hawaiian Islands. Wearing sandals, a tussled scarf and a light khaki jacket, he states his rebellion against the cold weather and his desire to return to his home in Honolulu, Hawaii. Born and raised in Switzerland, he studied at the University of Geneva before heading to Honolulu to study at the University of Hawaii. Today, he still lives and finds inspiration on the island as a waiter and a photographer.

Jean-Jacques Dicker and his wife Yuko Kamiyama
Jean-Jacques Dicker and his wife Yuko Kamiyama

The Afrique exhibition began on the 24th of November 2015 and will carry through to the 15th of January 2016. The photos tell the story of a well-travelled man, one that has found his “home” in many different places. Michel Auer, founder of The Auer Foundation, made the exhibition possible: “I have known Michel for many years and he decided to organize this exhibition for my work and that’s how I’m here,” Mr. Dicker utters. His photography career was triggered by one simple fact: “I wanted to travel,” he confesses. “I finished University and worked for a year then I travelled. I came back and took photo course because I figured if I could do that I could make a little money on the side.” Little did he know he had a natural talent with the camera. He got countless compliments for his work, learnt how to print, entered competitions and won awards: “I was flattered and enjoyed doing it, which is the most important part”, he admits.

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At the age of 71, Mr. Dicker has made his “home” in Kenya, Japan, South Africa, France, Switzerland and New York. We asked him about the highlights of some of these experiences, starting with the African continent. “In Africa, the highlights are the people, the relationships I built,” he says. One of the exposed photos is a shot of his room in Kenya, where you can tell he lived a simple life. It shows a simple bed and a simple coat hanging above the bed. He lived with prostitutes in Nairobi, as part of one of his photographic projects. Then, finally, he made it to South Africa: “travelling through the continent I crossed quite a few unsettling countries; but South Africa was the scary one. It’s what we had been hearing on the news: Mandela was in jail, apartheid was in full bloom and I was breaking the law because I had a black girlfriend when I was there.” Mr. Dicker didn’t let himself be influenced by the social and political state of affairs; he treated everyone equally and made life long friends thanks to his kind attitude: “I worked in a restaurant where the waiters were white and the assistants black. I would help them out, I would eat leftovers with them, they would ask if I didn’t mind eating with them and I would say of course not! I was from Europe and that was normal to me”, he recounts. Upon his departure, the assistants made a circle around him and told him he was the only white man they respected because of his humility and kindness.

In his South-Asian adventures he met with his aunt. An experience he relates with emotion, joy and awe just as if he was reliving it: “I met my Aunt who was French and who went to live in India about 40/50 years ago. I had lost touch with her since 1962 but I knocked on her door and said remember me I’m your sister’s son. That was fun. I met my nieces as well.” This experience was proof that we can find home in travelling as well.

Jean-Jacques Dicker with Michel Auer
Jean-Jacques Dicker with Michel Auer

Today, If there is still a place he would like to visit, it is Brazil; having missed the chance to go years ago. A hitch hiker at heart, in the sixties he took the road from San Diego to Mexico and then to different places for about 3 months: “I did that in 1966, back then it was all about flower power. I’m not sure what it would be like to do that today”, he adds.

Aside from his travels, Mr. Dicker keeps photography close to home. One of his recent series is comprised of portraits of restaurant workers, his colleagues back in Honolulu; a black and white series delicately highlighting the different personalities he encounters and works with everyday. “I’m not big on messages in my photography. I want to capture beauty and experiences for myself. If people like it, that’s even better,” he explains.

Mr. Dicker is a dreamer from the sixties: “I dream that there will be no religions, no nations and no flags. These are the things that separate people,” he declares passionately. For him inspiration simply resides in photography. He points to one of his photos of his bedroom in Kenya: “Hopefully, when you see that you are inspired to go live in a room like it or get on the road,” he says. He then points to a photo of a child on a boat on a river in Kenya as well: “look at that kid. I am so fortunate to have witnessed that and it was even more fun and special that he didn’t notice me taking the photo. He certainly made me so happy and maybe he will make others happy too.” To act for Mr. Dicker is to share his experiences through conversations such as this interview: “To act is to talk to you and say all these things about nations, flags and religions and if you put that in an article and someone is inspired or semi-thinks about it, that’s a good thing.”

His exhibition continues until the 16th of January at the Espace Fert Barton in Geneva.

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