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Ateliers auprès des élèves des écoles en Suisse romande.

Créée en 2006, l’association J’aime Ma Planète s’engage pour la protection de l’environnement et la promotion d’un mode de développement durable. Elle cherche à développer une prise de conscience collective sur l’importance de protéger notre planète et ses habitants et organise régulièrement des campagnes de sensibilisation et d’action auprès des écoles. L’association est aussi le partenaire pédagogique de la Fondation Good Planet de Yann-Arthus Bertrand et lance, dès cette année, le programme international Eco-Schools en Suisse romande.

Nous découvrons ici un large échantillon de leurs activités grâce à Catherine de Noyelle, directrice de l’association, qui a accepté de répondre à nos questions.

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association J’aime ma Planète ?

L’association à but non lucratif «J’aime ma Planète» a été créée en 2006 à Genève. Elle s’engage principalement auprès des jeunes pour la protection de l’environnement et la promotion d’un mode de développement durable, basée sur la valeur universelle du respect de soi, des autres et de l’environnement. Au travers de nos projets participatifs, nous voulons développer une prise de conscience de l’importance de protéger notre patrimoine naturel et inspirer des changements de comportements vers un mode de vie plus respectueux de la Terre et de ses habitants.

2. Votre association collabore beaucoup avec les écoles. Pouvez-vous nous expliquer quels types d’activités vous menez auprès des élèves du canton ?

J’aime ma Planète (JMP) s’engage auprès du plus grand nombre d’enfants dans les écoles primaires et secondaires en proposant des activités variées et ludiques sur le thème de l’environnement et du développement durable. Nous développons des animations sur 7 thématiques: l’énergie et le climat, la consommation et l’alimentation, le tri et le recyclage, la citoyenneté, l’eau, la forêt et la biodiversité. Nous développons aussi des outils pédagogiques qui permettent aux enseignants de prolonger les thématiques en classe.
Notre souhait est d’améliorer les connaissances des élèves dans le domaine environnemental, de leur permettre d’acquérir de bonnes habitudes et de les intégrer dans le quotidien. C’est aussi une manière de développer chez chacun une prise de conscience de l’impact que certains de nos comportements peuvent avoir ici et ailleurs dans le monde.

3. Tout dernièrement, J’aime Ma Planète a été choisie comme association partenaire du projet ZAZimut de l’artiste ZAZ. Une belle reconnaissance et une belle opportunité pour se faire connaître j’imagine ?

En effet, l’association a bien démarré l’année de ses 10 ans d’existence. ZAZ a choisi de parrainer JMP lors de son concert à l’Arena le mardi 29 janvier 2016. Cette artiste engagée a souhaité créer le réseau ZAZimut qui regroupe des associations, à travers le monde, qui prennent soin de la Planète et la vie qu’elle abrite. L’équipe de JMP a donc réalisé, dans un temps record, des supports apportant de la visibilité. Lorris et Diane ont présenté une vidéo de nos actions sur la page Facebook de ZAZ. En moins d’une semaine, elle a été vue 13’000 fois!
 Nous gardons un merveilleux souvenir de cette soirée et espérons qu’en rentrant dans ce nouveau réseau de nouveaux échanges se tisseront.

Les membres de l'association avec la chanteuse ZAZ, lors de son passage à Genève le mois passé.
Les membres de l’association avec la chanteuse ZAZ, lors de son passage à Genève en janvier, 2016.

4. L’association est aussi le partenaire pédagogique pour la Suisse de la Fondation Good Planet de Yann Arthus Bertrand. Comment s’est créé ce partenariat et quelles sont les projets qui en découlent ?

Il y a une dizaine d’années, la présidente de J’aime ma Planète, Patricia Defauw, lors d’une rencontre avec Yann Arthus Bertrand, a décidé de diffuser les magnifiques expositions et projections de Good Planet sur le sol helvétique.
Grâce à ce partenariat, de nombreuses écoles et communes sont sensibilisées aux causes environnementales de manière participative, ludique et artistique. J’aime ma Planète développe des animations et des outils pédagogiques en lien avec les expositions Eaux, Forêt, Energie et Biodiversité.

5. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association ces dernières années ?

J’aime ma Planète a réalisé un nouvel outil pédagogique intitulé «Objectif Terre» qui a pour objectif d’amener à des changements de comportement plus écologiques et socio-responsables. Ce kit comprend un poster illustré par Eric Buche, un dossier pédagogique, des fiches et des cartes à jouer pour les élèves dès 8 ans.
Objectif Terre a reçu le prix du Développement Durable du canton de Genève en 2015. Il est offert, sur demande, aux établissements scolaires de Suisse romande.

6. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler ?

Nous lançons, dès cette année, le programme Eco-Schools en Suisse romande. Eco-Schools est un programme international proposé aux établissements scolaires qui souhaitent améliorer leurs pratiques pédagogiques en matière d’éducation au développement durable et veulent s’engager vers un fonctionnement plus durable. Créé au Danemark en 1994 par la Foundation for Environmental Education (FEE), le label Eco-Schools est aujourd’hui implanté dans 58 pays à travers le monde. A l’échelle mondiale, quelques 48’000 établissements scolaires y participent et plus de 15’000 écoles se sont déjà vues remettre le «Green flag», symbole de leur implication environnementale. Ce programme permet aux écoles de poser un regard sur l’ensemble de leurs activités: il valorise ce qu’elles réalisent déjà, les aide à structurer leurs projets environnementaux et les inscrit dans une démarche participative qui se veut durable dans le temps.

Programme Eco-Schools lancé cette année en Suisse romande.
Programme Eco-Schools lancé cette année en Suisse romande.

7. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif? Qu’est ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action?

Horyou par sa dimension internationale permet des échanges entre acteurs du monde entier. Cette visibilité ne peut que s’accroitre avec le temps. Nous espérons qu’Horyou développe des événements mettant en scène les associations membres.

8. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream, Inspire, Act ». Qu’est ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Le slogan de J’aime ma Planète est sensibiliser, éduquer et mobiliser. En effet, il faut aussi rêver pour espérer un monde meilleur et des actes pour le concrétiser.

9. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Comme le dit Pierre Rabhi, il est important de «Faire sa part» pour la Planète.

Pour en savoir plus, visitez leur page Horyou ou leur site internet !

Ecrit par Laurie Martin

Activité ludique organisée pour les enfants par l'association.
Activité ludique organisée pour les enfants par l’association.

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Une des performances phares du Village Horyou à Cannes, Gwen & Tiana sont un duo qui s’est formé naturellement. Ils sont souriants, optimistes et bourrés de talent et leur complicité vocale est aussi évidente sur scène que leur amitié l’est dans la vie.

Leur histoire commence lorsque Gwen Thomas décide de se lancer dans de nouveaux projets musicaux. Il entend alors parler du groupe que Tiana Ewana a formé avec ses soeurs. Se retrouvant sur les mêmes mouvances musicales, elle sur Lille et lui sur Lausanne, ils prennent contact et le courant passe. Ensuite, ils prennent le temps de mieux se connaître et, ce faisant, se rendent compte qu’ils ont une complicité vocale spéciale et ils décident d’en faire quelque chose. Gwen invite Tiana à Lausanne et le duo Gwen & Tiana naît. C’est un tandem vocal puissant et séduisant imprégné d’afro jazz. Ils se découvrent dans cette interview.

Par Amma Aburam

Pouvez vous vous présenter et nous dire comment vous en êtes venus à travailler ensemble ?

Gwen : Moi c’est Gwen Thomas. J’étais dans l’animation artistique, je faisais des albums et je chantais. En tant que chanteur, j’avais l’expérience de la scène ; j’ai aussi fait une école de Jazz et de musique actuelle à Montpellier et j’ai sillonné les rues de l’Europe avec le Gospel et la Soul. Je cherchais un groupe avec lequel travailler et puis j’ai entendu parler du groupe que Tiana avait formé avec ses sœurs. J’ai pris contact avec elle et le courant est bien passé. Quand on s’est rencontré je me suis dit : “mais c’est pas possible c’est mon miroir cette fille !” C’était plutôt drôle.

Tiana : On s’est rencontré grâce à un projet avec mes sœurs. Avant, je chantais surtout en France et en Belgique. Pareil que lui, beaucoup de Gospel. On était dans les mêmes réseaux, nous nous sommes rendu compte de points communs qui ont rendu évidente notre collaboration, et notre rencontre est tombée pile au moment ou je cherchais a quitter la France. Il m’a proposé de venir a Lausanne et j’ai dit : “écoute on y va !”

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Comment votre album a commencé, quelle a été l’inspiration ou le message derrière ?

Tiana : L’album est en cours de préparation. Dans notre collaboration, on a commencé par créer une académie de chant qui s’appelle Vocal Académie. On s’est retrouvé à partager des projets sur scène et notre complicité vocale était évidente pour nous ainsi que pour l’audience qui demandait souvent si on avait un album. Nous nous sommes dit que ca serait bien de créer quelque chose de concret et on a commencé a bosser sur l’album en janvier 2015. Le producteur de notre album est Femi Temowo, guitariste de Amy Winehouse.

Gwen : On a fait beaucoup de choses avant, on a fait ce qu’on appelle les mercenaires, c’est a dire tu viens, tu fais ton job, ensuite on te paie et tu pars. Et on a fait les mercenaires dans plusieurs styles : gospel, soul, pop, reggae et puis on a tellement fait de choses qu’on s’est demandé où on allait avec tout ca. A partir de là, on a voulu repartir sur nos racines. Tiana est du Cameroun et Madagascar et moi du Gabon et Togo, nous racines sont donc l’Afrique. On veut utiliser nos musiques, nos rythmes et mélanger ça avec nos influences vocales. Enfin créer, ce qu’on appelle l’Afro Soul avec ces sons différents ; c’est de l’Afro Soul avec une teinte de Jazz.

Et vos influences? Artistes préférés ?

Tiana : On ne fait pas exprès mais on aime les mêmes artistes ! Richard Bona, bassiste Camerounais qui chante dans un dialecte du Cameroun et qui nous influence pas mal par rapport au son. Stevie Wonder, surtout au niveau du chant, de la soul et du message d’amour. Esperanza Spalding qui fait de l’afro latino jazz. Des artistes Africains tel que Angélique Kidjo, Miriam Makeba… au delà des artistes on aime leurs histoires ; si on a un rêve, c’est d’avoir des carrières à l’image de ces artistes.

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Quel est pour vous l’impact positif de la musique et quel est le message que vous voulez faire passer dans votre travail ?

Gwen : Le thème qu’on aime aborder c’est l’amour mais pas l’amour éphémère dans le style je suis tombée amoureux et basta. C’est l’amour audacieux. Les thèmes de la confiance en soi, l’estime de soi sont aussi importants.

Tiana : On est passionnés par ce qu’on fait, on est investi et généreux et on ne fait pas ca pour l’argent même si l’argent est une nécessité. On essaye de transmettre cet amour et cette passion dans notre travail. Ce qui est intéressant c’est qu’on est un duo Fille/Garçon donc on est très différents. On apprend à jouer avec cette différence et à se compléter, à nous servir de nos forces pour avancer ensemble. On a une forte notion de partage, notre solidarité est complémentaire.

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Où vous voyez vous dans 5/10 ans ?

Gwen : On se voit partout. Etre emmené vers l’avant, grandir ce son Afro que je pense est encore frais. Beaucoup de gens n’ont pas encore vu ce qu’on peut faire. On veut amener quelque chose de nouveau et de frais musicalement.

Tiana : En Asie, en Amérique du Sud, en Europe, partout en effet. On se voit faire des tournées, rencontrer des cultures, des artistes, découvrir d’autres styles musicaux et des influences diverses. Cela prend du temps car nous sommes toujours en quête du son que nous voulons donner. Notre lieu de rêve pour une performance c’est le Royal Albert Hall ; c’est mythique cet endroit.

Que signifie pour vous, le fait de rêver, inspirer et agir ?

Tiana : On rêve de faire une carrière longue, riche et complètement diverse et épanouie, professionnellement et personnellement. On voudrait inspirer la complicité, le partage et la complémentarité et puis surtout montrer qu’il faut oser rêver.

Gwen : Oui! Il faut oser rêver. Il y a tellement de gens qui ont peur de rêver ou d’oser rêver et se retrouvent parfois sans objectif. On veut vraiment que les gens aient aussi le pouvoir de cultiver leurs rêves. On est loin de ce qu’on rêve dans l’absolu mais aujourd’hui fait partie du rêve et il se réalise petit à petit.

Tiana : Exact, c’est un chemin qu’on construit tous les jours, avec chaque pas, chaque instant tout en continuant à viser les étoiles. Agir c’est ce qu’on fait toujours et tout les deux on a des parcours très différents par rapport à la musique. Gwen lui a osé quitter des études qui ne lui plaisaient pas pour poursuivre la musique à 100% et moi j’ai continué des études qui ne me plaisaient pas en me disant que je pouvais en tirer quelque chose pour ce que je voulais vraiment faire plus tard. Ça a marché et nous sommes ici aujourd’hui grâce à ces deux chemins. Nous avons créé Vocal Académie à Lausanne car ça fait partie des choses qu’on aime faire et donner. On s’est dit que même lorsqu’on aura une activité de scène intense on aimerait arriver à libérer des moments pour faire des stages, des formations car on aime faire ça.

Découvrez leur page Horyou ici

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