Horyou Village

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Une des performances phares du Village Horyou à Cannes, Gwen & Tiana sont un duo qui s’est formé naturellement. Ils sont souriants, optimistes et bourrés de talent et leur complicité vocale est aussi évidente sur scène que leur amitié l’est dans la vie.

Leur histoire commence lorsque Gwen Thomas décide de se lancer dans de nouveaux projets musicaux. Il entend alors parler du groupe que Tiana Ewana a formé avec ses soeurs. Se retrouvant sur les mêmes mouvances musicales, elle sur Lille et lui sur Lausanne, ils prennent contact et le courant passe. Ensuite, ils prennent le temps de mieux se connaître et, ce faisant, se rendent compte qu’ils ont une complicité vocale spéciale et ils décident d’en faire quelque chose. Gwen invite Tiana à Lausanne et le duo Gwen & Tiana naît. C’est un tandem vocal puissant et séduisant imprégné d’afro jazz. Ils se découvrent dans cette interview.

Par Amma Aburam

Pouvez vous vous présenter et nous dire comment vous en êtes venus à travailler ensemble ?

Gwen : Moi c’est Gwen Thomas. J’étais dans l’animation artistique, je faisais des albums et je chantais. En tant que chanteur, j’avais l’expérience de la scène ; j’ai aussi fait une école de Jazz et de musique actuelle à Montpellier et j’ai sillonné les rues de l’Europe avec le Gospel et la Soul. Je cherchais un groupe avec lequel travailler et puis j’ai entendu parler du groupe que Tiana avait formé avec ses sœurs. J’ai pris contact avec elle et le courant est bien passé. Quand on s’est rencontré je me suis dit : “mais c’est pas possible c’est mon miroir cette fille !” C’était plutôt drôle.

Tiana : On s’est rencontré grâce à un projet avec mes sœurs. Avant, je chantais surtout en France et en Belgique. Pareil que lui, beaucoup de Gospel. On était dans les mêmes réseaux, nous nous sommes rendu compte de points communs qui ont rendu évidente notre collaboration, et notre rencontre est tombée pile au moment ou je cherchais a quitter la France. Il m’a proposé de venir a Lausanne et j’ai dit : “écoute on y va !”

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Comment votre album a commencé, quelle a été l’inspiration ou le message derrière ?

Tiana : L’album est en cours de préparation. Dans notre collaboration, on a commencé par créer une académie de chant qui s’appelle Vocal Académie. On s’est retrouvé à partager des projets sur scène et notre complicité vocale était évidente pour nous ainsi que pour l’audience qui demandait souvent si on avait un album. Nous nous sommes dit que ca serait bien de créer quelque chose de concret et on a commencé a bosser sur l’album en janvier 2015. Le producteur de notre album est Femi Temowo, guitariste de Amy Winehouse.

Gwen : On a fait beaucoup de choses avant, on a fait ce qu’on appelle les mercenaires, c’est a dire tu viens, tu fais ton job, ensuite on te paie et tu pars. Et on a fait les mercenaires dans plusieurs styles : gospel, soul, pop, reggae et puis on a tellement fait de choses qu’on s’est demandé où on allait avec tout ca. A partir de là, on a voulu repartir sur nos racines. Tiana est du Cameroun et Madagascar et moi du Gabon et Togo, nous racines sont donc l’Afrique. On veut utiliser nos musiques, nos rythmes et mélanger ça avec nos influences vocales. Enfin créer, ce qu’on appelle l’Afro Soul avec ces sons différents ; c’est de l’Afro Soul avec une teinte de Jazz.

Et vos influences? Artistes préférés ?

Tiana : On ne fait pas exprès mais on aime les mêmes artistes ! Richard Bona, bassiste Camerounais qui chante dans un dialecte du Cameroun et qui nous influence pas mal par rapport au son. Stevie Wonder, surtout au niveau du chant, de la soul et du message d’amour. Esperanza Spalding qui fait de l’afro latino jazz. Des artistes Africains tel que Angélique Kidjo, Miriam Makeba… au delà des artistes on aime leurs histoires ; si on a un rêve, c’est d’avoir des carrières à l’image de ces artistes.

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Quel est pour vous l’impact positif de la musique et quel est le message que vous voulez faire passer dans votre travail ?

Gwen : Le thème qu’on aime aborder c’est l’amour mais pas l’amour éphémère dans le style je suis tombée amoureux et basta. C’est l’amour audacieux. Les thèmes de la confiance en soi, l’estime de soi sont aussi importants.

Tiana : On est passionnés par ce qu’on fait, on est investi et généreux et on ne fait pas ca pour l’argent même si l’argent est une nécessité. On essaye de transmettre cet amour et cette passion dans notre travail. Ce qui est intéressant c’est qu’on est un duo Fille/Garçon donc on est très différents. On apprend à jouer avec cette différence et à se compléter, à nous servir de nos forces pour avancer ensemble. On a une forte notion de partage, notre solidarité est complémentaire.

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Où vous voyez vous dans 5/10 ans ?

Gwen : On se voit partout. Etre emmené vers l’avant, grandir ce son Afro que je pense est encore frais. Beaucoup de gens n’ont pas encore vu ce qu’on peut faire. On veut amener quelque chose de nouveau et de frais musicalement.

Tiana : En Asie, en Amérique du Sud, en Europe, partout en effet. On se voit faire des tournées, rencontrer des cultures, des artistes, découvrir d’autres styles musicaux et des influences diverses. Cela prend du temps car nous sommes toujours en quête du son que nous voulons donner. Notre lieu de rêve pour une performance c’est le Royal Albert Hall ; c’est mythique cet endroit.

Que signifie pour vous, le fait de rêver, inspirer et agir ?

Tiana : On rêve de faire une carrière longue, riche et complètement diverse et épanouie, professionnellement et personnellement. On voudrait inspirer la complicité, le partage et la complémentarité et puis surtout montrer qu’il faut oser rêver.

Gwen : Oui! Il faut oser rêver. Il y a tellement de gens qui ont peur de rêver ou d’oser rêver et se retrouvent parfois sans objectif. On veut vraiment que les gens aient aussi le pouvoir de cultiver leurs rêves. On est loin de ce qu’on rêve dans l’absolu mais aujourd’hui fait partie du rêve et il se réalise petit à petit.

Tiana : Exact, c’est un chemin qu’on construit tous les jours, avec chaque pas, chaque instant tout en continuant à viser les étoiles. Agir c’est ce qu’on fait toujours et tout les deux on a des parcours très différents par rapport à la musique. Gwen lui a osé quitter des études qui ne lui plaisaient pas pour poursuivre la musique à 100% et moi j’ai continué des études qui ne me plaisaient pas en me disant que je pouvais en tirer quelque chose pour ce que je voulais vraiment faire plus tard. Ça a marché et nous sommes ici aujourd’hui grâce à ces deux chemins. Nous avons créé Vocal Académie à Lausanne car ça fait partie des choses qu’on aime faire et donner. On s’est dit que même lorsqu’on aura une activité de scène intense on aimerait arriver à libérer des moments pour faire des stages, des formations car on aime faire ça.

Découvrez leur page Horyou ici

Lors du Horyou Village organisé à Cannes, du 13 au 24 mai, de nombreuses organisations de notre plateforme étaient sur place pour présenter leurs activités au sein d’un espace dédié. Nous avons donc décidé d’aller à la rencontre de certaines de ces organisations afin d’en savoir un peu plus sur leur expérience au Horyou Village. Au-delà des interviews filmées que nous avons eues avec la plupart d’entre elles, nous en avons réalisé une série plus spécialement dédiée à ce blog. Voici maintenant l’interview de La Vie Nomade, qui vient en aide aux derniers nomades de la région de M’hamid au Maroc et les aide à préserver leur culture et leurs traditions.

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1. Décrivez-nous en quelques lignes votre association et comment vous avez découvert Horyou.

La Vie Nomade est une association loi 1901 qui a pour but tout d’abord de venir en aide aux derniers nomades de la région de M’hamid : préserver les traditions, la culture et surtout le mode de vie des Sahraouis. Nous avons différents projets, notamment la construction d’un puits dans le désert et la création d’une ferme-école agro-écologique autour de celui-ci. Nous travaillons également à la découverte de la culture nomade à travers divers événements culturels.

Nous avons découvert Horyou par le biais de Radio Éveil qui en parlait sur les réseaux sociaux. Nous avons trouvé l’idée d’une plateforme consacrée à l’échange intéressante et nous nous sommes inscrits.

2. Vous étiez présents pendant 3-4 jours avec votre organisation au Horyou Village lors du festival de Cannes. Qu’est ce qui vous a donné envie de participer à cette première édition?

La visibilité offerte par le Festival de Cannes Un lieu original pour promouvoir la culture nomade *La disponibilité et la gentillesse de Lucas avec qui nous étions en contact direct pour l’organisation de notre venue La vie nomade 3

3. Quel bilan tirez-vous de votre présence au Horyou Village ? (Avez vous fait des rencontres intéressantes? comment s’est passée votre interview?)

Nous retirons un bilan très positif de cette participation. Nous avons fait des rencontres intéressantes principalement parmi les associations présentes sur le village et parmi les membres de l’équipe Horyou. Le public du festival était intéressé par la diversité culturelle représentée par la présence d’Hossin et Mbarak. Nous avons ainsi passé de bons moments autour du thé. L’interview s’est aussi très bien passée et a été appréciée de notre entourage. Enfin, la moyenne des visites sur notre site a doublé depuis cet événement!

4. Un moment phare pendant votre présence au Horyou Village ou plus généralement lors de ce Festival International du Film de Cannes?

Le moment phare pour nous au Horyou Village a été l’émission d’UshuaiaTV puisqu’elle était axée sur la diversité/disparition des peuples. C’était très intéressant de voir d’autres personnes travailler sur des problématiques similaires aux nôtres à différents endroits du monde et en utilisant des moyens différents.

Nous avons également passé un moment mémorable à la soirée organisée au Village International par l’ACID , l’association du cinéma indépendant, à laquelle nous étions invités.

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5. Parlez-nous un peu des projets futurs de votre organisation/association. Avez-vous un rêve, un souhait particulier pour les mois/années à venir?

Notre plus grand souhait est de mener à terme les 2 projets que nous avons lancés : le puits et la ferme-école agro-écologique. Actuellement, nous faisons beaucoup d’efforts pour trouver des financements et espérons que ces projets puissent voir le jour dans les mois à venir.

Nous avons aussi déjà des idées pour la suite : un projet de dispensaire/école autour de la médecine ancestrale par les plantes et un projet de recueil sur la culture sahraouie.

Notre rêve: voir le désert vivant!

Pour conclure, nous souhaitons remercier chaque membre de l’équipe Horyou. Que ce soit à l’accueil, au service ou à la technique, nous avons été enchantés de l’accueil que vous nous avez réservé. L’idée est belle, les personnes super, bravo et encore merci à TOUS!

Par Laurie Martin

Pour en savoir plus sur l’association La Vie Nomade, vous pouvez consulter leur site ici ou leur page Horyou ici.

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Le projet The Wall est un concept et un mouvement artistique sans égal. Dans des galeries d’art urbain spécialement créées à cette fin, les œuvres de Street Artists du monde entier sont exposées sur des supports innovants : des murs encadrés, avec des couleurs et texture variées. Nous découvrons ce projet avec l’un de ses créateurs, Louis Larret – Chahine. Louis Larret-Chahine

1) Pouvez vous vous présenter et nous dire comment vous en êtes venu à créer le projet The Wall?

Jeune diplômé parisien, j’ai créé The Wall avec trois associés en janvier 2015. Ils étaient, comme moi, convaincus que l’art urbain est l’une des expressions artistiques les plus populaires, démocratiques et émancipées de toute l’histoire de l’humanité. Cette initiative, qui devait être un hobby, a rapidement pris de l’ampleur en raison de son rapide succès auprès des artistes comme des collectionneurs, des pouvoirs publics comme des amateurs.

2) En quoi consiste le projet?

La galerie The Wall propose, pour la première fois, du Street Art sur son support de prédilection : des murs de taille, couleur et texture différentes, fait sur mesure en fonction des exigences et du style de la quarantaine d’artistes que nous représentons. Chaque collectionneur peut ainsi s’offrir un fragment du réel urbain, les œuvres constituant symboliquement un morceau de mur prélevé sur les façades de la ville qu’il est ensuite possible d’accrocher chez soi.

3) Quel est l’inspiration derrière le projet? Mr.-Tea-Destruction Edit

La culture est l’arme absolue du vivre ensemble. Elle permet de se réunir autour d’un centre d’intérêt commun, de créer du lien social autour d’un projet partagé, de réfléchir à la place de l’homme, à sa relation avec l’urbain… Toutefois, s’agissant du Street Art, il manquait un vrai medium de diffusion : utiliser des techniques comme le « pressionisme » sur une toile standard nous paraissait assez triste. Nous avons donc réuni une dizaine d’artistes pour développer le support idéal : les Walls. Ces supports nous permettent de réunir les amateurs autour d’événements réguliers : vernissages, concours, live-painting, expositions, ateliers à destination du jeune public, festivals…

4) Selon vous, comment voyez-vous l’évolution du Street Art, aujourd’hui reconnu comme art contemporain à part entière? Ce n’était pas toujours le cas…

Partout, de Delhi à Paris, dans les démocraties comme dans les régimes dictatoriaux, des artistes envahissent les rues, les murs, les trottoirs pour y laisser éclater leur art, tout en affinant leur technique et en développant une nouvelle recherche esthétique. L’engouement du public encourage et fait écho à une expression créatrice sans cesse plus innovante, mais toujours contestataire. Il était inévitable, en raison de la réunion de ces quatre critères – technique, esthétique, message et engouement – que l’art urbain soit reconnu, à part entière, dans l’art contemporain.

5) Selon vous, quel est le rôle de l’art et plus précisément du Street Art dans l’action solidaire (le Social Good)?

Les activités artistiques ont toujours eu un rôle dans la société ; une certaine forme de communion, comme la critique de notre système sociétal, sont à mettre au crédit, au moins en partie, du medium artistique. L’art urbain a cependant une spécificité, s’agissant des actions solidaires. Simple, populaire, souvent réalisé à plusieurs, c’est une activité porteuse et créatrice de cohésion pour tous les milieux sociaux. C’est suffisamment rare pour être célébré. La scène parisienne en est d’ailleurs une très bonne illustration. Jérome-Mesnager-La-ronde-à-cinq-868x1144 EDIT

6) Vous faites une donation chaque année a une association, pourquoi cette initiative et comment choisissez vous l’association à laquelle vous faites la donation?

Dès le début, l’aventure The Wall fut pensée comme artistique et solidaire. Ce sont les deux piliers fondamentaux. Nous pensons que l’entreprise solidaire est la forme associative du XXIeme siècle, c’est pourquoi nous reversons 20% de nos bénéfices à une association choisie annuellement par l’ensemble des membres de notre communauté (artistes, associés, etc.), au terme d’une procédure de vote complètement transparente.

7) Que signifie pour vous le fait de Rêver, Inspirer et Agir? (Les trois mots phares chez Horyou)

Cela pourrait être ma devise ainsi que celle du philantrepreneuriat qui inspire la démarche de The Wall ! Tous les jours je rêve d’un monde meilleur où l’art et les actions positives feraient des émules et où les sociétés – suivant notre exemple – verseraient 20% de leur bénéfice pour le Social Good au lieu de faire la course au moins-disant social.

Written by Amma Aburam

Lors du Horyou Village organisé à Cannes, du 13 au 24 mai, de nombreuses organisations de notre plateforme étaient sur place pour présenter leurs activités au sein d’un espace dédié. Nous avons donc décidé d’aller à la rencontre de certaines de ces organisations afin d’en savoir un peu plus sur leur expérience au Horyou Village. Au-delà des interviews filmées que nous avons eues avec la plupart d’entre elles, nous en avons réalisé une série plus spécialement dédiée à ce blog. Découvrez l’interview de l’association VIA Paris, qui a pour mission de promouvoir des expositions de jeunes artistes ainsi que des événements culturels et artistiques.

VIA PARIS 5 1. Décrivez-nous en quelques lignes votre association/organisation et comment vous avez découvert Horyou.

L’association VIA a pour mission de promouvoir des expositions de jeunes artistes ainsi que des événements culturels et artistiques dans le milieu de la jeunesse. Le nom de l’association VIA est d’inspiration latine, VIA voulant dire en latin chemin, voie; cela met en exergue notre rôle de médiateur. VIA Paris a été fondée par de jeunes curateurs, des artistes et des médiateurs culturels. En coopération avec d’autres organismes et institutions, nous organisons par exemple des conférences et des cours d’histoire de l’art pour des artistes, des amateurs d’art et des professionnels. Nous exposons aussi régulièrement de jeunes artistes dans des musées, des espaces publics ou des galeries afin de mettre en avant ces artistes et les faire connaître. Imprégnés de différentes cultures et histoires, nous cherchons à expérimenter de nouvelles formes de théorie et d’exposition d’art. Nous formons une équipe jeune mais pleine d’élan et de talent, prête à s’engager entièrement dans la recherche et l’expérimentation de l’art et de la culture.

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2. Vous étiez présents pendant 3-4 jours avec votre organisation au Horyou Village lors du festival de Cannes. Qu’est ce qui vous a donné envie de participer à cette première édition?

Ayant un esprit ouvert à toutes les cultures, nous étions très intéressés par les possibles rencontres offertes par le Horyou Village à Cannes. Nous souhaitions aussi projeter le documentaire que nous avions réalisé, « A la recherche de l’art », qui dépeint la vie de jeunes artistes chinois en France et nous avions très envie de goûter à l’ambiance cinématographique du Festival de Cannes. Merci encore une fois à Horyou de nous avoir offert la possibilité de faire découvrir nos valeurs à toutes les personnes rencontrées au Horyou Village. VIA PARIS 3

3. Quel bilan tirez-vous de votre présence au Horyou Village ? (Avez vous fait des rencontres intéressantes? comment s’est passé votre interview?)

L’ambiance était très sympathique. Le programme était intéressant et les interviews ainsi que les concerts organisés insufflaient au Horyou Village un beau souffle et une belle animation. Beaucoup de personnes sont venues au village pour découvrir les associations les jours où nous étions présents. Nous avons fait des rencontres très intéressantes : les autres associations présentes, les personnes de passage dans le Horyou Village ou encore les membres de l’équipe Horyou.

Notre interview s’est aussi bien déroulée, malgré un petit manque de sommeil! (la veille, nous avions roulé toute la nuit.)

4. Un moment phare pendant votre présence au Horyou Village ou plus généralement lors de ce Festival International du Film de Cannes?

Je pense que les deux moments clés durant notre présence au Horyou Village furent notre interview et la projection du film dont je vous parlais précédemment : “A la recherche de l’art.”

5. Parlez-nous un peu des projets futurs de votre organisation/association. Avez-vous un rêve, un souhait particulier pour les mois/années à venir? VIA PARIS 6 Nous avons connu Horyou par le biais d’un ami qui connaissait très bien l’équipe qui anime la plateforme.

Nous avons plusieurs projets d’exposition à Paris et parmi eux, une rencontre avec deux artistes africains qui promet d’être particulièrement intéressante. Début octobre, nous organisons aussi une exposition de quatre artistes, deux chinois et deux africains à Paris ainsi qu’une rencontre avec ces derniers. Le projet a pour but de profiter de la diversité artistique et culturelle de la ville de Paris pour faire se rencontrer diverses cultures. Nous souhaitons d’ailleurs réaliser un film pour l’année prochaine avec comme rêve de participer au Festival de Cannes. Par Laurie Martin.

Pour en savoir plus sur l’association VIA Paris, vous pouvez consulter leur site ainsi que leur page Horyou ici. Vous pouvez aussi visualiser leur interview au Horyou Village ici .

By Amma Aburam

Humanity is the basis of filmmaking. The craft tells the story of our passions, struggles and reactions to the world around us. The Cannes Film Festival is a glitzy and glamorous celebration, but at its core lies the art of capturing the human experience. Horyou Village sought to emphasize the positive aspects of humanity at the festival by presenting three guiding principles.

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Social Good is a Universal Act

It is a simple truth that the majority of people worldwide should want to do good to better humanity. The Cannes Film Festival is a gathering of people endeavoring to make an impact through cinema, which plays a huge role in raising awareness and inspiring action. Horyou Village’s interview stage provided a global forum where promoters of positive change could deliver their messages about humanity’s struggles and their possible solutions. With screenings of films and documentaries from all over the world, the projection area at Horyou Village exemplified how cinema is a messenger for social good efforts and their impact around the world. During the Cannes Festival, some of the biggest charities gather to promote awareness and express their desire to change. Artists, personalities and influencers in all fields engage with charities and associations in support of bettering the human condition. In the midst of Cannes, the Horyou Foundation hosted its own successful gala event.

We Must Focus on the Positive

Media outlets have the tendency to present us with far more negative news than positive. It is important to create opportunities where positivity can be reported. Horyou’s message is that social good is transpiring all over the world. When people are aware of this, they can be inspired, connect with one another and hopefully work together. Horyou Village chose the Cannes Film Festival, cinema’s premiere event, to provide global visibility to the fact that there are tremendous efforts all over the world to achieve positive change.

Not only did Horyou invite non-profit organizations and personalities to promote their causes, it allowed promoters of social good all over Cannes to communicate how their work is represented in their fields.

Arts, Culture and Diversity are Essential to Our Progress

Horyou Village embraced all types of arts and cultures in a celebration of diversity. It was a fusion of people’s talents and dreams. Around 300,000 people visit the Cannes Film Festival every year from around the world, and Horyou Village was an retreat where they could share their experiences and create partnerships. It was a place to embrace our differences and build the future together to move humanity forward.

Horyou thanks all who attended, watched and supported Horyou Village at Cannes, and we can’t wait to see what amazing events transpire there in 2016.

Lors du Horyou Village organisé à Cannes, du 13 au 24 mai, de nombreuses organisations de notre plateforme étaient sur place pour présenter leurs activités au sein d’un espace dédié. Nous avons donc décidé d’aller à la rencontre de certaines de ces organisations afin d’en savoir un peu plus sur leur expérience au Horyou Village. Au-delà des interviews filmées que nous avons eues avec la plupart d’entre elles, nous en avons réalisé une série plus spécialement dédiée à ce blog. Pour commencer cette série, nous vous proposons de rencontrer la Fondation Moi pour toit et d’en savoir un peu plus sur cette ONG qui œuvre en faveur des enfants et adolescents défavorisés de la région de Pereira en Colombie.

Fondation Moi pour Toit

• Décrivez-nous en quelques lignes votre association/organisation et comment vous avez découvert Horyou.

La Fondation Moi pour Toit est une organisation non gouvernementale (ONG) suisse et privée, reconnue d’utilité publique, à but non lucratif, en faveur des enfants défavorisés de la région de Pereira en Colombie. Depuis 1987, elle gère – sans intermédiaire et sans subvention valaisanne ou suisse – son propre programme d’accueil, de protection, d’éducation et de formation pour des enfants et jeunes âgés de 4 à 18 ans ou plus, en cas d’études universitaires. Nous avons découvert Horyou en juillet 2014 après un téléphone d’un membre de l’organisation, puis en allant sur le site internet.

• Vous êtiez présents pendant 3-4 jours avec votre organisation au Horyou Village lors du festival de Cannes. Qu’est ce qui vous a donné l’envie de participer à cette premiere édition?

Comme fondateur et président de Moi pour Toit, je me suis dit qu’être présent à l’Horyou Village du Festival de Cannes était une incroyable et immense opportunité pour améliorer notre visibilité et faire découvrir notre travail auprès des enfants depuis 28 ans ! L’occasion aussi de faire des rencontres et de partager nos expériences humaines et solidaires.

Fondation Moi pour Toit

• Quel bilan tirez-vous de votre présence au Horyou Village? (Avez vous fait des rencontres intéressantes ? comment s’est passée votre interview?)

Même si les rencontres dans l’Horyou Village n’ont pas été très nombreuses, elles ont été enrichissantes et positives. [L’interview][1] avec Yonathan Parienti fut un grand moment d’émotions partagées en compagnie aussi de Laura Chaplin, marraine de Moi pour Toit.

Fondation Moi pour Toit

• Un moment phare pendant votre présence au Horyou Village ou plus généralement lors de ce Festival International du Film de Cannes?

La Fondation a eu son moment fort avec la soirée du lundi 18 mai, consacrée entièrement à notre travail avec présentation du livre INSPIRATIONS (50 stars du monde entier qui parrainent Moi pour Toit), dégustation de vins du Valais, diffusion du film « Después de la tempestad » consacré à la fondation et finalement interview à la nuit tombée. Un grand moment pour moi qui laissera de belles traces.

• Parlez-nous un peu de vos projets futurs pour votre organisation/association. Avez-vous un rêve, un souhait particulier pour les mois/années à venir?

“Il faut que les rêves soient immenses afin de ne pas les perdre de vue en les poursuivant.” Et ils sont nombreux. En 2017, Moi pour Toit célèbre ses 30 ans de lutte auprès des enfants défavorisés de Pereira en Colombie. Cela fait plus d’une génération ! Mon idée : la sortie d’un livre qui racontera l’histoire de douze petites filles, les premières reçues à la fondation, qui sont aujourd’hui des femmes, souvent mères de famille, âgées de 35 à 40 ans ! J’ai commencé à les rechercher et j’ai déjà eu contact avec six d’entre elles, qui m’appellent toujours « papa Christian ». Et puis, aussi, j’espère vraiment que l’Horyou Village de Cannes se reconstruise et que nous puissions y participer. Uniquement l’annonce de notre présence a eu un gros impact en Valais. Comme une sorte de reconnaissance internationale de notre lutte au quotidien. Merci Horyou !

Pour en savoir plus sur la Fondation Moi pour toit, vous pouvez consulter leur site web ici ou leur page sur Horyou. Pour consulter leur interview: https://www.youtube.com/watch?v=GUK7CXyspVg

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