Genève

Les participants de la conférence sur les génocides et la violence de masse Photo: Nicole Matchoss
Les participants de la conférence sur les génocides et la violence de masse Photo: Nicole Matchoss

Une vingtaine d’années après le massacre tutsi au Rwanda, faisant plus de 2 millions de victimes, une conférence a été organisée à Genève afin de discuter d’un des problèmes les plus graves du continent africain: les génocides et la violence de masse.

L’événement, organisé par le magazine « Continent Premier » à l´occasion de son 12ème anniversaire, a réuni le conseiller spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, ainsi que l’ambassadeur de la francophonie auprès des Nations Unies, Ridha Bouabid et la professeure de l´Université de Genève, Sévane Garibien, autour d´une table ronde pour parler de la prévention de ces crimes contre l’humanité.

Le génocide et la violence de masse sont encore une réalité pour beaucoup de pays en Afrique et les spécialistes sont d´accord sur la nécessité et l’urgence de les prévenir. Néanmoins, force également est de constater que les génocides sont des crimes planifiés et causés par plusieurs facteurs qui comprennent les conflits ethno-raciaux, le non-respect des droits de l´homme, l´existence de régimes autoritaires et l´indifférence de la communauté internationale. C´est pour cette raison que prévenir la violence de masse et mettre en place des politiques des droits de l’homme, garantissant conciliations et respect de la diversité, devient une urgence avant d’être une nécessité.

Les spécialistes sont d´accord sur la nécessité et l’urgence de prévenir les crimes de masse Photo: Nicole Matchoss
Les spécialistes sont d´accord sur la nécessité et l’urgence de prévenir les crimes de masse Photo: Nicole Matchoss

Adama Dieng, occupant depuis 2012 un poste créé par les Nations Unies pour la prévention de génocides, explique que la mission de prévention n’est pas l’affaire d’un seul organisme ou pays, mais “la responsabilité de tout le monde”. Trente-cinq ans après la publication de la Charte africaine des droits de L´homme, Adama Dieng pense encore que la communauté internationale et l´Afrique ont beaucoup d´interrogations sur la motivation et le processus de prévention de ces crimes. “Dans certain cas, la communauté internationale décide d´intervenir dans un pays, plus pour changer de régime et se débarrasser d´un leader que pour protéger la population”.

La solution, selon Adama Dieng, est l´engagement dans une gestion constructive de la diversité et le renforcement de la démocratie. « Nous avons vu que ces crimes sont causés par l´exclusion religieuse et d’origine. A la base des violations graves, il y a des discours de haine et de discrimination raciale ou religieuse. Où il a génocide il y a déshumanisation ».

La professeure Sevane Garibian croit qu’il y plusieurs mesures pratiques très concrètes de prévention. “C’est souvent difficile parce que toute prévention de crime de masse est déterminée par une volonté politique d’agir”. Le premier instrument concerne la justice pénale, à travers des poursuites de responsabilités mises en place par la justice nationale ou internationale. Cependant, la justice pénale seule n´est pas suffisante ; “il faut lui ajouter d´autres mesures de démocratisation, de développement des droits de l’homme, de médiation et de coopération avec les gouvernements concernés”, explique-t-elle.

Professeure Garibian. Photo: Nicole Matches
Professeure Garibian. Photo: Nicole Matchoss

La deuxième mesure mentionnée par la professeure concerne la lutte contre la discrimination, les discours de haine et le négationnisme. “Ce combat est nécessaire. Il est absolument impensable de mettre en place la prévention sans discuter le discours de haine”. Un outil très important dans ce processus est l´éducation. “L’étude et la connaissance du passé sont fondamentaux, ainsi que la pensée critique et analytique”. La politique mémorielle, selon Garibian, occupe également un rôle important – la commémoration, les monuments, la recherche de traces des crimes sont importants pour penser à la problématique de prévention.

Ridha Bouabid, représentant de la francophonie auprès des Nations Unies, explique qu’il faut donner la priorité aux acteurs nationaux avant d’imposer une quelconque solution externe. “Nous devons tout faire pour protéger la coopération, aider à créer des dialogues et favoriser les conditions propices, mais nous ne pouvons pas faire la paix à la place des protagonistes humains”, défend-il.

L´ambassadeur de L´Union Africaine, Jean-Marie Ehouzou, confirme en disant que, malgré la bonne volonté de la communauté internationale et les textes extraordinaires, les questions de prévention échouent du fait des principes qui sont transgressés. “Les crises sont anciennes et les décisions sont souvent prises au niveau supranational du Conseil de sécurité. Il faut trouver des solutions africaines. Nous sommes autonomes, l´Afrique est indépendante. Il faut respecter les institutions qui sont en place”.

Écrit par Vívian Soares

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    Le week-end du 19 au 20 septembre à Genève a été marqué par le Festival annuel Alternatiba Léman dont le thème tournait autour des initiatives locales pour le changement climatique et l’art de vivre ensemble de manière positive. Le Festival hébergeait des conférences et des débats, ainsi que des stands de produits alimentaires locaux, de vêtements, de musique et de projections de films. Il s’est tenu sous le soleil de la plaine de Plainpalais, célèbre square au sein de la ville de Genève, et s’est prolongé avec des événements organisés à la Maison des associations et dans la salle communale du quartier Plainpalais.

    Alternatiba Léman a réuni environ 500 personnes venues soutenir les agriculteurs et les commerçants locaux, ainsi que les modes de vie durables à Genève et dans les zones environnantes. Il a permis de mettre en lumière des actions locales en faveur du climat et la joie de se connecter pour promouvoir un style de vie positif. Horyou y a collaboré et soutenu l’initiative “The Meal“, un déjeuner collectif préparé par l’association avec des produits agricoles locaux. Son idée consiste à rassembler un grand nombre de gens venus de partout dans le monde pour partager un repas en signe de soutien aux agriculteurs et à leur revendication de souveraineté alimentaire et de libre accès aux ressources, sols, eau et graines.

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    “The Meal” était organisé simultanément dans environ 20 autres endroits dans le monde, avec le même objectif de promotion de la consommation de produits locaux. A Genève, il a régalé 200 personnes réunies sur la Plaine autour de longues tables proposant des tomates fraîches, des salades, du gaspacho, des fruits et légumes frais, des sauces et des pâtes.

    “The Meal”, véritable pouvoir unificateur et d’encouragement dans ses idéaux à travers le monde, a été ainsi l’occasion pour tous les participants de se rencontrer, de partager des idées et d’affermir la solidarité au sein de leurs communautés, sur place, ainsi que via Skype. Genève s’est ainsi connecté avec le Mali – animé par Aminata Touré -, le Maroc – animé par Nicole Jeffroy -, le Népal – animé par Jagat Basnet – et le Pakistan – animé par une jeune étudiante du nom d’Irène Farkhanda -, pour ne citer que ces quelques endroits.

    Les recettes du “Meal” ont été reversées à des associations à Genève et au Bénin, ainsi qu’à diverses associations auxquelles le Festival avait aménagé un espace dédié. Horyou a y ainsi été bénéficiaire d’un stand, de même qu’un certain nombre d’associations actives sur la plate-forme Horyou, telles One Action ou encore Voix Libres. L’événement s’est poursuivi le dimanche avec encore plus de participants et de visiteurs. Nous attendons avec impatience le Festival de l’année prochaine pour y voir de plus grandes tables soutenant les agricultures locales et plus de repas partagés en plusieurs endroits à travers le monde.

    Par Amma Aburam

    Ce weekend aura lieu un événement phare à Genève : le Festival Alternatiba Léman auquel collabore grandement l’association The Meal présente sur la plateforme Horyou.

    Ce festival transfrontalier des initiatives locales pour le climat et le bien vivre ensemble aura lieu du 18 au 20 septembre 2015 principalement dans le quartier de Plainpalais, notamment sur la Plaine, à la maison des associations et à la salle communale de Plainpalais. the Meal 6 - bolivie 750 Vous pourrez assister à de nombreuses conférences, découvrir des expositions, des stands, des ateliers et des démonstrations pratiques, ainsi que participer à divers repas, concerts, chants et danses.

    Alternatiba organise ce rassemblement afin de démontrer qu’il existe bien des solutions au dérèglement climatique et qu’elles peuvent mener à une société et une vie plus humaines, solidaires et conviviale.

    L’association The Meal y organise le Samedi 19 Septembre à midi « un repas pour notre avenir », repas composé entièrement de produits d’agriculteurs de la région. De nombreux repas The Meal auront lieu en parallèle à travers le monde. Les fonds récoltés serviront à soutenir plusieurs projets humanitaires locaux et globaux, notamment une corporative agricole de femmes au Bénin. Horyou sera présent lors des deux jours de l’événement en soutient de The Meal. Nous vous attendons sur la Plaine ! the meal 5 - Nigeria 750 Pour plus d’information découvrez cette action sur la plateforme Horyou ici

      English version here

      Horyou compte mondialement sur sa plate-forme plus de 800 organisations à but non lucratif qui viennent de plus de 50 pays et qui incarnent la nécessité et la diversité du Social Good. Elles ont rejoint la communauté Horyou pour avoir une chance de trouver des personnes et des institutions qui soutiennent le Social Good, et pour partager des idées, des projets et des expériences de vie. Pour quelques unes d’entre elles qui ne possèdent pas leur propre site web et qui en font la demande, Horyou leur sert de plateforme principale de communication et nous leurs attribuons volontiers un espace dédié en ligne pour communiquer sur leur activité. Dans son concept, l’objectif du Forum de l’innovation sociale et de l’éthique globale (SIGEF) est de contribuer à déclencher une interaction dans le monde réel entre ces organisations entre elles, d’une part, ainsi que, d’autre part, avec l’influente place internationale de Genève.

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      C’est une bonne chose de commenter, de “lighter” et de partager en ligne, mais c’est encore mieux d’interagir dans le monde réel ; mieux encore, de prolonger une connexion en ligne par une interaction dans le monde réel. L’objectif du SIGEF est ainsi de rassembler à Genève plus de 50 organisations actives sur la plate-forme, issues de divers endroits et milieux. Ces organisations sont au cœur de ce que nous à Horyou pensons incarner ; c’est pourquoi le SIGEF leur accorde un espace dédié où elles peuvent interagir et partager les unes avec les autres, ainsi qu’avec les participants de la conférence. Ce faisant, le forum leur permet de se mettre en avant dans un événement international qui est en synergie avec leurs causes, leur travail et leurs actions.

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      En outre, les organisations invitées bénéficieront d’interviews qui seront diffusées sur la chaîne Horyou TV sur YouTube ; elles auront également l’occasion de présenter sur scène leurs causes et leurs actions. Enfin, le SIGEF sera pour elles l’occasion d’établir de précieuses connexions et de créer des synergies.

      Le SIGEF 2014 avait permis aux organisations d’établir des liens réels entre elles, ainsi qu’avec les participants. Pour certaines d’entre elles, de véritables partenariats se sont réalisés. Nous sommes donc impatients de voir ce que l’édition 2015 apportera. En ce moment, les organisations les plus actives sur la plate-forme reçoivent leurs invitations à participer. Vous trouverez ci-après les noms de quelques-unes de celles que vous pourrez rencontrer cette année. Découvrez leurs profils sur Horyou et renseignez-vous plus amplement à leur sujet et sur le forum sur www.sigef2015.com.

      Action Enfance Association Humanitaire Enfants d’Ongandi Association pour la promotion des bibliothèques rurales (ASPROBIR) Brasil in Move Etre Afrique Fondation Moi pour Toit La Vie Nomade MOCICA On passe à l’acte Pont Universel Saek Thmey International Sholutions Social Business Models Tourism for Help Fondation Kemi Malaika Movement France Educapeace

      Restez régulièrement connectés pour les mises à jours de la liste des organisations qui seront présentes.

      Par Amma Aburam

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      Le SIGEF 2014 a réuni 1800 participants, dont 50 organisations et associations à but non lucratif, autour de 30 intervenants internationaux dans six sessions plénières, 8 ateliers thématiques et 6 panels qui ont été autant d’occasions de riches échanges autour d’idées, projets et actions d’innovation sociale émanant de personnes venues de tous les coins du monde. A leur tour, ces échanges ont ouvert la voie à des collaborations transfrontières et des partenariats multiformes. Enfin, deux prix ont été décernés à deux projets proposant des solutions pertinentes à des défis cruciaux.

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      Mehdi Hadj-Abed, qui a remporté le prix du Meilleur projet avec sa création “Eaunergie”, un dispositif d’utilisation très simple, écologique et très peu coûteux qui permet d’assainir l’eau, d’où qu’elle provienne, évoque avec une joie non feinte la façon dont le SIGEF a changé sa vie : “ Ma participation au SIGEF et le prix que j’y ai gagné, explique-t-il, m’ont fait poussé des ailes et maintenant je m’envole! En ce moment, je suis en discussion avec le Conseil général de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur en qualité d’expert en matière d’assainissement de l’eau. Et je suis, par ailleurs, en discussion avec une grande entreprise pour la distribution de mon dispositif dans les territoires d’Outremer. J’ai conscience que je dois toutes ces belles choses qui m’arrivent à mon expérience au SIGEF qui a reconnu le potentiel de mon projet.”

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      Hector Alvarez, de son côté, a gagné le prix du public pour son projet Beyond Beanie, une marque vestimentaire dont les profits vont directement à des femmes artisans en Bolivie. De son point de vue, le “SIGEF est un moteur parfait pour promouvoir et développer plein de projets sociaux, ou tout simplement les faire découvrir. Je conseillerai à toutes les personnes intéressées par l’action solidaire à travers le monde de découvrir la plateforme Horyou et de participer aux prochains SIGEF.”

      Ces success stories, pour partie, sont la raison pour laquelle nous sommes heureux de récidiver cette année avec le SIGEF 2015 – dont le thème est : Construire de meilleures perspectives d’avenir -, et d’y accueillir encore plus de porteurs de projets. Cette nouvelle édition aura lieu du 23 au 25 octobre 2015, au Bâtiment des forces motrices, à Genève, en Suisse. L’appel à projets a été lancé en juillet 2015, aussi vous demandons-nous de vous hâter de nous soumettre vos projets innovants en les postant sur la plateforme Horyou.

      Tous les projets seront examinés et ceux qui seront sélectionnés pourront être présentés par leurs porteurs au “Project Hub”, pendant la conférence. Il s’agit d’un espace dédié à l’exposition de projets socialement innovants et éthiques qui méritent d’être connus et promus.

      Qu’est ce qu’un projet socialement innovant et éthique? C’est un projet qui répond à quatre critères spécifiques :

      • Il doit être original et exemplaire d’une manipulation simple, nécessitant peu d’entretien et avec un faible coût initial, offrant une solution non industrielle à un problème crucial et récurrent (e.g. dispositif portable d’assainissement de l’eau ou de recyclage des restes de nourriture, équipement de premier secours multifonction et facile à transporter et utiliser, ou encore dispositif numérique de traduction multi-langues instantanée, etc.).
      • Il doit être pertinent, i.e. vraiment utile là où d’autres solutions sont plus coûteuses ou plus contraignantes ou qu’elles ont tout simplement échoué.
      • Le projet doit répondre à des paramètres écologiques et de développement durable clairs.
      • Il doit être guidé par l’idée de proposer une solution et non par l’appât du profit.

      Sur Horyou, nous croyons que vos projets et actions sont sources d’inspiration ; c’est pourquoi ils doivent être mis en lumière et soutenus.

      Le monde a besoin de solutions socialement innovantes en phase avec l’éthique globale et ce qu’elle implique ; des solutions qui supposent une réflexion théorique et des idées mais qui se concrétisent dans des propositions pratiques et utiles, dans le cadre de stratégies et de méthodes qui répondent efficacement et durablement au besoin de solutions appropriées.

      Dans cette perspective, le SIGEF 2015 se présente comme la plateforme idéale pour optimiser la coordination et le réseautage des stratégies et actions de toutes les parties prenantes, et promouvoir des partenariats public/privé afin de faciliter la mise en place de solutions durables et aider à identifier et proposer des moyens concrets destinés à faciliter et appuyer les opportunités d’investissement dans tous les domaines. Il ambitionne également d’aider à développer des méthodologies et critères communs d’évaluation du rendement social des solutions d’innovation sociale et d’éthique globale proposées.

      Vous bénéficiez de trois dates butoir pour soumettre vos projets :

      • Première date: 15 août
      • Seconde date: 15 septembre
      • Dernière date: 30 septembre

      La cérémonie de remise de prix se fera le 25 octobre. Trois projets y recevront :

      Un Prix du Jury : 5 000 CHF Un Second prix : 2 000 CHF Un Troisième prix : 1 000 CHF

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      Pour participer et soumettre votre projet, il faut vous inscrire sur la plateforme Horyou en tant que membre ; une fois fait, il ne vous reste plus qu’à poster votre projet dans l’onglet “Projets”.

      Pour plus d’informations et contact, cliquez ici.

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      Written by Laurie Martin The English version can be read here.

      L’organisation OneAction est née en Décembre 2011 à Genève avec comme mission de soutenir des personnes et des communautés en réalisant des projets à leurs cotés. Des projets, qui pourront devenir autonomes par la suite. En effet, le directeur de OneAction, Jan Isler, nous explique qu’il partait du constat qu’après plus de 60ans d’existence des premières ONG, il n’avait pu voir de progrès significatifs. Il voulait faire en sorte que des projets puissent devenir auto-suffisants car trop souvent les projets observés ne fonctionnaient pas sur le long terme à cause d’un manque d’autonomie. Equator project 1 En général, OneAction choisit des structures préexistantes et élabore un projet de concert avec ce partenaire mais un des points clés est de faire toujours très attention à ce que le projet corresponde aux besoins locaux. Saskia Petit, chef de projets, explique: “ Nous ne présentons pas un projet, nous l’élaborons ensembe avec le partenaire local, c’est bien là toute la différence”. Un des critères lors du choix des projets est donc les personnes, les organisations portant ces derniers. “On se distingue beaucoup des autres ONG sur ce point là je crois”, ajoute Jan Isler. “Au delà du projet, ce qui nous importe vraiment c’est la qualité des personnes avec qui l’on travaille. On a besoin d’avoir des personnes avec les mêmes valeurs morales que nous, qui soient impliquées.” L’apport de ces personnes et de ces organisations est aussi de première importance lorsque des difficultés sont rencontrées au niveau de la communauté ou au niveau politique dans l’établissement d’un projet.

      Parti du second constant, que les ONG, en particulier à Genève, sont de plus en plus spécialisées alors que sur le terrain les problématiques sont interdépendantes, OneAction a décidé d’opter pour une approche holistique, prenant en compte un maximum de problèmatiques au sein d’un seul projet. Le choix de projet se fait donc aussi sur ce critère-ci, ces derniers devant avoir une capacité de réponse holistique aux problématiqus données. Saskia Petit ajoute: “On fait quand même tout particulièrement attention aux problématiques environnementales au sein de chaque projet que l’on élabore ainsi qu’à l’éducation et la formation. Jan Isler rajoute qu’en observant ce qui s’est fait dans le passé, de grands progrès matériels (construction d’hôpitaux, d’écoles) ont pu être observés mais que l’on remarque aussi que ces progrès furent rarement accompagnés d’un progrès moral qui ferait en sorte qu’ils s’inscrivent dans la durée. Il explique :“En effet, trop souvent les personnes ont quelque chose de nouveau à disposition (un puits par exemple) mais ont toujours la même manière de réfléchir donc inévitablement les mêmes problèmes se reproduisent. C’est pour cette raison que OneAction couple tous ses projets avec une composante éducative ou de sensibilisation”. Educational activities Switzerland

      OneAction offre aussi la possiblité pour tout un chacun de soumettre leur projet sur leur site Web afin de stimuler l’action et encourager les gens à agir même si ils n’ont pas confiance en leur projet. L’organisation les épaule alors dans toute sorte de domaines; en leur offrant des supports de communication, en créant une page sur son site ou encore en leur offrant une structure légale pour recevoir des fonds. Le nom de l’organisation reflète d’ailleurs cette idée que le monde appartient à tous ( “One”) et que tout le monde peut agir (“Action”). Jan explique: “ Souvent l’on entend qu’il est trop compliqué d’agir à un niveau individuel, qu’il faut des ressources, OneAction est justement là pour démontrer que chaque personne peut avoir un impact même en agissant individuellement.

      Projets internationaux mais aussi locaux

      OneAction se lance d’ailleurs dans un projet visant à rendre les écoles plus vertes par des actions menées par les enfants.

      Projet Phare en Equateur

      La plupart des projets de OneAction sont après 3 ans en voie d’autonomisation mais un projet en Equateur incarne véritablement toutes les valeurs de l’organisation en affrontant toutes sortes de problématiques via l’éducation et ceci dès le plus jeune âge. L’école dans lequel le projet a été monté existe depuis 30 ans et se trouve dans un quartier défavorisé de Quito, touché par des problèmes d’alcoolisme et de drogue. La méthode d’enseignement n’est pas seulement théorique mais met un véritable accent sur la pratique pour que l’enfant puisse comprendre la logique derrière chaque chose apprise. Beaucoup d’activités sur le terrain sont entreprises comme apprendre à cultiver par exemple. Certains cours ( musique par exemple) commencent parfois même lorsque l’enfant est encore dans le ventre de sa mère ! Saskia Petit rajoute “ c’est très intéressant car toute une micro-communauté a été créée autour de ce projet. Les parents, les communautés alentours participent eux aussi au projet en aidant dans le jardin biologique, en repeignant l’école. Si les parents ne peuvent payer pour la scolarité de leur enfant, ils peuvent compenser en aidant de cette manière. Ce projet a d’ailleurs été parmi les finalistes d’un grand concours d’environ 900 participants organisé l’an passé par la Banque Inter-Américaine de Développement et la fondation ALAS (Fundación América Latina en Acción Solidaria) cofondée par Shakira.

      Dorénavant, le but de l’organisation est de systématiser la méthode d’enseignement utilisée pour ce projet et la reproduire à plus grande échelle. Une plateforme virtuelle est une des idées retenues par l’organisation pour permettre aux professeurs de diffuser leurs cours à des personnes voulant se former à ce type d’éducation. On leur souhaite beaucoup de succès pour la suite! Awards ceremony

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