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2015-12-07 16.20.28

Bonjour Magalie Gigot; parlez-nous un peu de vous, de votre responsabilité et de votre action au sein de WWF France.

Bonjour, je suis Magalie, je suis à WWF depuis cinq ans et je suis chargée de la mobilisation de l’ensemble du réseau des bénévoles français. Aujourd’hui, on a environ quatre mille bénévoles sur tout le territoire et on organise des événements avec eux.

Quel est l’objectif de votre présence ici à Solutions COP21 ?

Nous on a choisi de faire de l’animation avec des enfants. On devait effectivement avoir beaucoup de scolaires mais malheureusement avec les attentats on en a un peu moins que prévu. Il est très important pour nous de faire de l’animation gratuite avec des enfants en classe en maternelle ou dans le primaire. Moi je suis bénévole. Ce sont principalement des animations ludiques avec de grands jeux sympas sur ce que c’est que le développement durable à travers l’expérience de l’utilisation de l’eau, par exemple, on leur demande vous à votre avis combien d’eau vous utilisez par jour. On leur dit par exemple qu’une douche c’est 75 bouteilles d’eau, par exemple, et de les confronter ainsi avec la réalité avec des chiffres. Et finalement, on se rend compte que les enfants comprennent bien et ont des questionnements qui sont les mêmes que ceux du monde adultes. Tout cela avec des exemples simples. Et souvent, quand ils rentrent chez eux, ils disent beaucoup de choses à leurs parents et c’est vrai que les parents acceptent beaucoup plus lorsque les choses viennent de leurs enfants. Nous avons beaucoup de parents qui nous disent que ça les fait réfléchir et ça les amène à revoir certains de leurs comportements concernant le tri des poubelles, par exemple. C’est très important de sensibliser les jeunes générations, les adultes de demain.

C’est en effet très intéressant mais comment s’opère l’ancrage avec ce qui se passe ici, avec le monde des entreprises par exemple ?

WWF est une des premières et rares ONG dans l’environnement à avoir fait des partenariats avec des entreprises. C’est un parti-pris que nous assumons depuis très longtemps parce que nous croyons dans le dialogue, pour la concertation pour faire avancer les choses et on s’est toujours dit que si on oublie le monde économique on n’y arrivera jamais. Aujourd’hui, tout le monde travaille dans le monde des entreprises. On entend souvent: “les entreprises c’est le diable” mais ça ne se passe pas comme ça. Bien sûr, il y a encore beaucoup d’entreprises qui ne jouent pas le jeu. Les entreprises pétrolières par exemple sont encore à l’opposé de notre objectif d’un monde sans hydrocarbures, on ne pourra donc pas faire des partenariat avec elles. Mais beaucoup d’autres entreprises cherchent à évoluer et on les amène à réfléchir ensemble. La plupart des grandes entreprises travaillent par exemple avec énormément de fournisseurs et si on arrive à les amener à changer de fournisseurs c’est tout un secteur qui va changer: les concurrents vont se mettre à bouger, les consommateurs aussi, donc on va avoir beaucoup de propositions et finalement, on n’aura pas touché qu’une seule personne mais plein de personnes, un tissus économique très important.

Absolument. Est-ce que vous avez remarqué des changements significatifs de la part de certaines entreprises avec lesquelles vous avez des partenariats.

Au début, c’est vrai que ça a été très longs. Mais les partenariats c’est sur de longues années. C’est pas seulement la question climatique qui est en jeu; il y a des tas de calculs économiques qui vont avec aussi. Durant la canicule de 2003, le secteur touristique s’est effondré. Les stations de ski le jour où il n’y aura plus de neige elles vont s’effondrer… donc voilà, l’économie va être touchée de toute façon. Je pense que, contrairement au monde politique, les entreprises ne sont pas là pour quatre ou cinq ans seulement; elles espèrent être encore là longtemps; par conséquent, consentir le coût du changement maintenant leur permet peut-être d’avoir moins à payer plus tard, ou d’être forcé par des lois à payer des taxes et des compensations, etc. Donc cette prise de conscience elle n’est peut-être pas très rapide et on a sans doute besoin d’aller plus vite mais elle est là. Chaque bataille qui est gagnée nous permet de continuer à avancer. Cela nous permet de trouver des solutions et non pas que de chercher à détruire.

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Vous avez je crois un label que vous donnez aux entreprises qui ont fait un effort…

En effet, elles peuvent poser le logo WWF sous certaines conditions. Nous avons également le challenge des entreprises qui fixe divers critères de sélection. C’est un challenge international qui demande notamment aux entreprises de réduire les émissions de gaz à effet de serre. On les engage donc sur une démarche globale et longue.

Vous avez fait le tour ici ? Est-ce qu’il y a des entreprises qui ont particulièrement attiré votre attention ?

Oui en effet, nous avons des partenaire ici comme la Poste et Michelin. C’est vrai que souvent on nous dit: “pourquoi Michelin? Puisque Michelin c’est la voiture qui pollue…”; mais nous on travaille avec eux sur des solutions alternatives au caoutchouc, quelque chose qui puisse réduire sensiblement l’émission de gaz à effet de serre. Michelin c’est une très grosse entreprises qui équipe des millions de voitures; ça serait énorme si on arrive à leur faire changer de procédé, sachant que le tout électrique ne semble pas être pour tout de suite. Donc il faut agir sur toute la chaîne actuelle.

Est-ce que vous donneriez votre label à une entreprise comme Coca-Cola, par exemple ?

Justement nous avons un partenariat avec Coca-Cola sur le plan national pour baisser la consommation en eau. Avec l’Oréal, par exemple, on essaie d’infléchir leur politique d’expériences sur les animaux, donc nous n’avons pas de partenariat avec eux …

Au fait, pourquoi le Panda ?

(elle sourit) C’est en 1961, l’année de la création de WWF que le panda a été choisi comme emblème. Il était arrivé au zoo de Londres, et c’était le fait que ce petit animal était en noir et blanc. Donc ça entrait dans notre politique d’éviter l’impression en couleurs et d’imprimer en noir et blanc …

Magalie, vous êtes jeune; qu’est-ce qui vous a inspiré à vous investir aussi fortement avec WWF en tant que volontaire ?

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Avant, j’était chargée des relations presse avec la télé et les radios mais j’ai toujours voulu rejoindre une ONG et faire du bénévolat et quand j’ai eu une opportunité de rejoindre WWF par le biais du service civique qui, comme vous le savez, a remplacé le service militaire. J’étais entrée pour faire un remplacement pour une mission de six mois en tant que bénévole et finalement je ne suis jamais repartie. Ce que j’aime c’est travailler avec les bénévoles parce qu’on a cette occasion de ne pas se contenter de dénoncer mais on a cette capacité de dialogue. On est légaliste, par exemple; on ne fait pas de rassemblement illégal parce qu’on veut que nos actions aboutissent. On a énormément de projets terrains. Avec WWF, on récolte des fonds et on va dans les ONG pour leur proposer ou les aider dans des projets innovants. Dès que les projets sont sur de bons rails et qu’elles peuvent se débrouiller elles-mêmes alors on va en aider d’autres. On travaille avec beaucoup de locaux en Afrique et ailleurs, les femmes et des entreprises. On essaie de comprendre leur culture et de les aider sur le terrain de façon pratique et respectueuse tout en les amenant à changer progressivement certaines choses. Nous travaillons par exemple beaucoup sur la question de la déforestation en Afrique. Des maisons ont été construites, des associations de femmes ont été créées… Voilà, c’est ça qui m’inspire.

Nous avons une devise à Horyou: rêver, inspirer et agir. Vous, qu’est-ce qui vous fait rêver ?

Oh moi il y a plein de choses qui me font rêver. Une planète que les gens apprennent à respecter et à ne plus regarder sur le court terme. Une planète où il y a encore des forêts, des animaux à l’état sauvage… une vrai prise de conscience de l’importance de l’environnement.

Avez-vous un message à adresser à la COP21 et aux citoyens du monde ?

On n’a plus de temps à perdre. On a besoin de tout le monde, des citoyens comme des entreprises. On a besoin de toute la société.

Merci Magalie et bonne chance à nous tous.

Par Elie Ayoub

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Horyou had the chance to interview Eleanor Watson, engineer, entrepreneur, futurist and believer in the positive future of humanity. Eleanor Watson grew up in Northern Ireland as an only child of an engineer, a childhood in which books taught her at an early age the challenges in this world and the hope in defeating them. Today, her continued interest in the psychology of technology has led her to study, speak about and encourage the emergence of social trends. Mrs. Watson is within the Artificial Intelligence & Robotics Faculty at the Singularity University, a benefit corporation that helps individuals, businesses institutions, investors, NGOs and governments with educational programs, training them to understand new technologies and the positive impact potential of these technologies. In this interview she tells us about her work and experiences at the University. — by Amma Aburam

Have you always wanted to be an advocate for Technology in Social Good and Impact? How did it come about?

I grew up as the only child of an engineer in a house filled with serious science fiction. From an early age I also had a cherished copy of the Gaia Atlas of Planet Management, a book that details the whole world’s resources, and the greatest problems of our world society.

I also learned that lasting humanitarian successes, such as the eradication of smallpox, seemed like science fiction not so long ago.

I believe that the combination of these two influences seeded an understanding of the immense challenges facing so many in this world, along with a sense of optimism in being able to continue our shaping our world for the better.

The University impacts Education, Innovation and Community, how are these three elements intertwined to tackle world challenges?

SU teaches new models for understanding the world, based upon principles of harnessing the power of exponential technology curves, and a cultivated mentality of abundance (as opposed to one of scarcity).

This leads to a whole new way of looking at the world, and people sometimes switch the whole track of their lives once they acquire these new tools for understanding the complex systems in which we live.

Such methods also create a clarity about predicting the future of technology and society, which leads SU alumni to found new ventures that are ahead of the curve that the solutions created may have no precedent, or no existing market for them. Many of these solutions are able to generate massive social impact, as well as building powerful engines of wealth creation, enriching society at least as much as shareholders.

Furthermore, we lead an extended community of alumni that is able to continue to collaborate all through their careers. I continue to work on a range of socially beneficial projects with colleagues that I first met during SU, creating a lasting legacy of creative benefit.

What are your best/favorite success stories of local impact with technology through the strategies at Singularity University?

SU students and alumni have founded a wide range of inspiring ventures, with missions as daring as detecting cancer at the earliest stages, mining old electronics to recover valuable materials (mined originally often in places of intense conflict), or even drones that can replenish entire forests by firing seedlings like a machine gun.

What in your opinion are the three building blocks in reaching solutions for local community issues?

The most important success factor is having in-depth understanding of the situation within the local areas that the issue has the strongest particular impact.

Very often, NGOs and public officials attempt to intervene in a situation with the best of intentions, spend a lot of time and money, and still not fix the problem, because they did not spend enough time ‘on the ground’ asking local people about the real issues, and how they themselves suggest fixing them.

Worse still, sometimes even seemingly beneficial actions can lead to unintended consequences for other parties, or for the wider environment. No lasting and useful social solution can ever arise without an intense learning and deep understanding of the core problems, as experienced by people affected by them.

Where do you see yourself in the next 5 to 10 years? Any ideals?

I’m not sure if there is a universal ‘meaning of life’, but we can certainly choose one for ourselves. I have chosen one overriding personal goal in my life, and that is to seed as much good in the world as I reasonably can. I even keep a mental score counter of my hit rate.

There are many possible means of amplifying the good that one does:

One may launch new ventures, creating a self-sustaining engine of happiness for the world. One may educate and inspire others where knowledge is most crucial, and most lacking. One may discover complementary qualities between people that can cause them to flourish once connected. Sometimes one may simply pinpoint better places to allocate resources using reason and evidence, the core idea behind the Effective Altruism movement.

What does our mantra Dream, Act and Inspire mean to you personally and professionally?

An inquisitive spirit to dream of a better future, a valiant will to take action towards those ends, and the inspiration to continue against daunting odds, because humanity needs you to succeed. These are the ingredients of all world-changing efforts!

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