Durabilité

Horyou soutient des initiatives innovantes qui s’inscrivent en résonance avec les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. Ainsi, nous sommes heureux de partager la campagne de Food Save Challenge, promue par notre partenaire Impact Hub Lausanne.

Savez-vous que plus de 12000 tonnes de nourriture sont non consommées par an en Suisse? Cela représente un budget de plus de 64 Millions de francs.

Le problème n’affecte seulement la Suisse – il est global et si concernant que fait partie des Objectifs de Développement Durable de l’ONU. En pensant à lui donner des solutions innovantes, Impact Hub Lausanne lance le Food Save Challenge, un défi pour startups. L’entrepreneur qui présente les idées plus innovantes sur le gaspillage va gagner 9 mois de soutien financier, coaching et un space de travail au Impact Hub Lausanne valant jusqu’à CHF 50,000. Les candidatures sont ouvertes jusqu’à 10 Novembre.

Pour participer du Challenge, il faut être un entrepreneur ou une start-up résidant actuellement en Suisse et présenter un projet avec potentiel d’impact de réduction de gaspillage alimentaire dans la région de Lausanne. Les critères comprennent aussi «adaptation du réseau» – si l’initiative est un ajout précieux au réseau d’épargne alimentaire existant, «faisabilité», «durabilité» et «attractivité».

Le Food Save Challenge fait partie d’un projet plus large, le Lab Vie Durable, qui veut promouvoir des modes de vie durable em Suisse Romande, en créant une plateforme multipartie qui favorise la collaboration ouverte entre les acteurs privés, publiques et associatifs, em se focalisant sur trois thématiques: consommation responsable et futur de l’alimentation, santé et bien-être, mobilitées et communauté durables.

Au delà du Lab Vie Durable, il y a aussi des projets Open Labs, notamment des sessions de travail ouvertes à tous, et un Social Labs, qui débutera em 2018 et offrira une processus expérimental d’apprentissage et de prototypage avec une cohorte de 12-24 leaders d’opinions. «Le Lab Vie Durable avec son approche régionale est un premier pas pour renforcer les liens et synergies entre acteurs clés de l’Arc Lémanique, créer une seule communauté grandissante dans la région et contribuer ainsi à l’essor de la Romandie et son positionnement en tant que leader régional d’innovation durable!», a dit Amanda Byrne, co-fondatrice de l’initiative.

La communauté Horyou soutient la prise de conscience sur le changement climatique. Le SIGEF à Marrakech lors de la COP22 est un signe de l’engagement de Horyou en faveur de la mobilisation internationale et de l’espoir pour la durabilité et la préservation de notre planète. Nous sommes heureux de partager avec vous un article de Achim Steiner, Patricia Espinosa et Robert Glasser, de l’UNDP, UNFCCC et UNISDR.

Patricia Espinosa
Patricia Espinosa

De Miami à Porto Rico, en passant par Barbuda et La Havane, les ravages de la saison des ouragans, cette année, dans toute l’Amérique latine et les Caraïbes est un rappel que les effets du changement climatique ne connaissent pas de frontières.

Ces dernières semaines, des ouragans de catégorie 5 ont réduit à néant la vie de millions de gens dans les Caraïbes et sur le continent américain. Harvey, Irma et Maria ont particulièrement été dévastateurs. Les 3,4 millions d’habitants de Porto Rico essaient par tous les moyens d’obtenir des produits de base, tels que de la nourriture et de l’eau, l’île de Barbuda est devenue inhabitable, et des dizaines de personnes sont portées disparues ou décédées sur l’île de la Dominique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les conséquences ne se limitent pas à cette région. Le niveau record d’inondations enregistré au Bangladesh, en Inde et au Népal a rendu la vie pénible à quelque 40 millions de personnes. Plus de 1 200 personnes ont péri et plusieurs autres ont perdu leurs maisons, des cultures ont été détruites, et de nombreux lieux de travail ont été inondés. Parallèlement, au cours des 18 derniers mois, l’état d’urgence provoqué par la sécheresse a été déclaré dans 20 pays en Afrique, avec d’importants déplacements observés dans toute la région de la corne.

Pour les pays les moins avancés, l’impact des catastrophes naturelles peut être sévère, privant de moyens d’existence et retardant les progrès dans la santé et l’éducation ; en ce qui concerne les pays développés et à revenu intermédiaire, les pertes économiques d’infrastructures seules peuvent être énormes ; pour les deux catégories, ces évènements rappellent la nécessité d’agir face au changement climatique dont la menace de catastrophe est non seulement plus fréquente mais plus grave.

Le typhon Rammasun (Glenda) traverse la province de Laguna avec des vents de plus de 120 km/h en 2014 en Philippines
Le typhon Rammasun (Glenda) traverse la province de Laguna avec des vents de plus de 120 km/h en 2014 en Philippines

Un signe (inquiétant) avant-coureur ?

Les effets d’un climat plus chaud sur ces récents évènements climatiques, tant pour leur sévérité que pour leur fréquence, ont été révélateurs pour beaucoup, car, même la grande majorité qui accepte la science a reconnu que le réchauffement de la planète est le fait de l’homme.

Si la catastrophe silencieuse de la mort prématurée de 4,2 millions de personnes chaque année à cause de la pollution ambiante, davantage liée à l’utilisation des combustibles fossiles, est relativement peu médiatisée, l’incidence des gaz à effet de serre qui capturent la chaleur sur les phénomènes météorologiques extrêmes, elle, fait l’objet d’une attention croissante.

Comment pourrait-il en être autrement quand, les impacts de ces évènements météorologiques sont si lourds. Au cours des deux dernières années, plus de 40 millions de personnes, notamment dans des pays qui contribuent le moins au réchauffement climatique, ont été forcées d’abandonner leurs foyers soit définitivement soit temporairement à cause des catastrophes.

En Mongolie, à cause de la froideur, il y a un phénomène que nous avons vu deux fois au cours des dix dernières années. Il s'appelle "dzud" où vous avez une sécheresse en été et un hiver extrêmement froid.
En Mongolie, à cause de la froideur, il y a un phénomène que nous avons vu deux fois au cours des dix dernières années. Il s’appelle “dzud” où vous avez une sécheresse en été et un hiver extrêmement froid.

Un consensus se dégage clairement : la hausse des températures augmente la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère, entrainant des précipitations plus intenses et des inondations à certains endroits, et des sécheresses à d’autres. Certaines zones vivent les deux, comme ce fut le cas cette année en Californie, où des inondations record ont succédé à des années d’intense sécheresse.

TOPEX/Poseidon, le premier satellite à mesurer avec précision l’élévation du niveau de la mer, avait été lancé deux semaines avant l’ouragan Andrew qui avait touché la côte de la Floride il y a 25 ans. Ces mesures ont observé une augmentation globale de 3,4 millimètres par an et depuis lors, un total de 85 millimètres sur 25 ans, ou 3,34 pouces.

La hausse du niveau de la mer et son réchauffement contribuent à l’intensité des tempêtes tropicales dans le monde. Nous continuerons à subir les conséquences anormales et souvent imprévues des niveaux existants des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, au cours des nombreuses années à venir.

En 2009, la Suisse a publié à nouveau une étude de cas portant sur les comtés de Miami-Dade, Broward et Palm Beach, qui envisageait un scénario de montée du niveau de la mer pour les années 2030 correspondant à ce qui s’est déjà produit aujourd’hui. Si une tempête de l’ampleur d’Andrew avait frappé ce coin riche des États-Unis aujourd’hui, les dégâts économiques auraient varié entre 100 et 300 milliards $ US. D’après les estimations actuelles, les pertes économiques liées à Harvey, Irma et Maria pourraient dépasser ces chiffres.

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Le typhon Ketsana (Ondoy) a chuté de 455 mm (17,9 po) de pluie sur la ville de Manille en l'espace de 24 heures le 26 septembre 2009.
Le typhon Ketsana (Ondoy) a chuté de 455 mm (17,9 po) de pluie sur la ville de Manille en l’espace de 24 heures le 26 septembre 2009.

Réduction des risques de catastrophes maintenant, lutte contre les changements climatiques à long terme

Miami fait tout son possible pour développer son programme de protection contre les inondations ; 400 millions $ US ont été alloués au financement des pompes à eau de mer, de routes améliorées et de digues. Cependant, ce niveau de dépense est hors de portée des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire qui risquent de perdre une bonne partie de leur PIB chaque fois qu’ils sont frappés par des inondations et des tempêtes.

Si l’Accord de Paris a mis le monde sur la voie d’un avenir faible en carbone à long terme, ce chemin n’en est pas moins hasardeux, ce qui reflète un pragmatisme et des réalités propres à chaque pays. Or, s’il est prévu que les émissions de dioxyde de carbone diminuent à mesure que les pays atteignent leurs cibles déclarées, les effets du changement climatique pourraient se faire sentir pendant un certain temps encore, ne laissant d’autre choix au monde que d’investir, simultanément, dans des efforts pour s’adapter au changement climatique et réduire le risque de catastrophe naturelle. Les avantages de telles actions se justifient sur le plan économique si on les compare au coût de reconstruction.

Ceci nécessitera une coopération internationale à une échelle jusqu’ici sans précédent, alors que nous nous attaquons à la tâche la plus ardue qui est de faire de notre planète un lieu plus résilient face aux effets à retardement des émissions de gaz à effet de serre que nous continuerons à vivre pendant les prochaines années. La restauration de l’équilibre écologique entre les émissions et la capacité d’absorption naturelle de la planète est un objectif à long terme. Il est important de rappeler que la réduction à long terme des émissions est LA tactique de réduction des risques la plus importante dont nous disposons, et nous devons parvenir à cette ambition.

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra à Bonn, en novembre, présidée par la petite île des Fidji, offre une opportunité non seulement d’accélérer la réduction des émissions, mais aussi de soutenir le travail sérieux consistant à s’assurer que la gestion du risque climatique est incluse dans la gestion des risques de catastrophes dans son ensemble. La pauvreté, l’urbanisation rapide, la mauvaise utilisation de terres, la dégradation des écosystèmes et d’autres facteurs de risques accroissent les impacts du changement climatique. À l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes, nous demandons que des mesures soient prises à cet égard de façon holistique.

Achim Steiner est l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, www.undp.org

Patricia Espinosa est la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques, www.unfccc.int

Robert Glasser est le Représentant spécial du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe et le Chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, www.unisdr.org

La communauté Horyou est toujours heureuse de valoriser les projets de nos membres actifs, comme la géographe Marie Storme. Elle a dirigé le film Les Jardins de l’Espoir, qui sera lancé en Avril 2017 aux États-Unis. Le film parle de l’importance des jardins urbains pour la qualité de vie des habitants des villes et leur relation avec la nature. Marie a été interviewée par Horyou blog sur son projet:

Les Jardins de l'espoir sera lancé aux États-Unis en 2017
Les Jardins de l’espoir sera lancé aux États-Unis en 2017

– Racontez-nous un peu votre travail et le projet de réalisation d’un film sur les jardins urbains.

Mon travail de géographe m’a amenée à m’intéresser à ce que les sociétés et les hommes font de leur territoire, et spécialement les territoires urbains. Au fil de mes voyages, j’ai constaté que de nombreuses grandes villes présentaient des points communs mais aussi de subtiles différences. J’ai notamment remarqué que les espaces laissés en friche étaient plus ou moins réutilisés par les habitants. Derrière leur implication pour l’entretien, ils rencontrent pourtant souvent des freins institutionnels qu’ils apprennent à surmonter, comme dans le jardin Herold du 20ème arrondissement à Paris, où le jardin des résidents de Gaunt Street a Lincoln.

Gaunt Street Garden à Lincoln
Gaunt Street Garden à Lincoln

– Quelle est l´histoire du film Jardin de l’espoir?

A travers ces constats, j’ai commencé à parler avec les gens. J’ai découvert dans certaines villes que des groupes spontanés de résidents ou des associations plus formelles s’étaient créés autour d’une idée simple : améliorer le cadre de vie et redonner aux jardins toute leur place dans la vie des habitants, comme à San Francisco où j’ai commencé à filmer. Ce film raconte le parcours des résidents alentour qui se sont regroupés, leurs efforts et leur plaisir de travailler ensemble pour embellir leurs espaces de vie voire même pour faire pousser des légumes et réapprendre à se nourrir.

– Comment des jardins urbains peuvent-ils influer sur le bien être des populations à un moment où la durabilité est un sujet essentiel?

Si l’on veut associer durabilité et bien-être, alors je crois que c’est dans le rapport des êtres humains à la nature que cela prend ses racines. La nature peut nous montrer un rythme de vie plus lent, plus respectueux envers les ressources, moins tourné vers l’hyper consommation et orienté vers la régénération autant de la nature que de nos esprits et de nos relations. La permaculture est un bon exemple de cela.

Le film touche le sujet de la durabilité
Le film touche le sujet de la durabilité

– Quel est le message que vous voulez faire passer avec le film?

Ma première intention était de montrer qu’il existe différentes solutions un peu partout, et que ce n’est pas seulement dans de grandes agglomérations dont on parle beaucoup dans les médias qu’il est possible de réamorcer un retour à plus de nature en ville. Des solutions parfois très simples, parfois un peu plus longues mais qui montrent que la persévérance paie, comme à Genève avec le micro- jardin urbain du Grütli. Étonnamment, le film a eu un impact sur les personnes que j’ai interviewées. Elles sont très désireuses de communiquer et d’échanger des idées, ce qui m’a amenée à mettre le City Council de Lincoln en relation avec une structure de la Ville de Paris. C’est magnifique !

– Pouvez-vous laisser un message pour notre communauté Horyou?

Je pense que les initiatives qui partent des gens sont les plus intéressantes, les mieux adaptées, souvent les plus innovantes et les plus flexibles. La persévérance est un atout majeur quand il faut se confronter à la rigidité des institutions et du système (ou capitaliste ou libéral). Cependant, je crois que toutes ces avancées devraient un jour incomber aux gouvernements : ils doivent prendre leur responsabilité et notamment celle du bien-être des habitants.

Écrit par Vívian Soares

En 2016, le festival a 16 concerts et plusieurs animations
En 2016, le festival a 16 concerts et plusieurs animations

L’été est la saison de la musique, des arts de rue et des festivals en Europe. Dans le canton de Vaud, en Suisse, L’Association Lombric, à but non lucratif, a crée un événement différent pour la belle saison : depuis 14 ans, le Festival du Lombric porte un regard sensible aux problématiques environnementales et au dynamisme économique de la région.

Dans sa 11ème édition, le Festival est organisé sur le site de Giez par un groupe d’amis. Soucieux de leur environnement mi-campagne, mi-ville, ils ont voulu apporter une animation qui mettrait en lien des acteurs locaux avec des thèmes qu’ils souhaitaient partager. Le festival compte avec la collaboration des bénévoles et avec les dons et prêts de la communauté locale. Les restaurateurs participants sont locaux et même les bières qui sont servies dans le festival sont faites par les brasseurs artisans de la région. La nourriture est majoritairement bio et chacun peut y trouver son compte (vegan, sans lactose, sans gluten…)

Le festival est organisé dans le site de Giez, dans le Nord-Vaudois
Le festival est organisé dans le site de Giez, dans le Nord-Vaudois

Un des fondateurs du festival, Renaud Jaquet, parle de la motivation durable de L’Association: “Nous parlons beaucoup de l’impact de nos activités et projets sur l’environnement de nos jours. Le Lombric rentre de toute évidence dans cet esprit. Toutefois, quand les premiers rêves de nos jeunes motivés ont émergé, la question n’était pas encore d’actualité. C’est plus le besoin de faire un événement durable avec peu de moyens, beaucoup d’envie et de bons principes, qui a fait que le festival a une étiquette écologique et durable”, a-t-il révélé. Cette année, par exemple, les organisateurs font un appel aux participants pour utiliser les transports publics et navettes mis gratuitement à disposition des festivaliers.

Les enfants font des ateliers et balades dans le festival
Les enfants font des ateliers et balades dans le festival

Renaud Jaquet raconte qu’il y a toujours eu un jour réservé aux enfants et à leurs familles. Cela avait lieu le dimanche après le petit déjeuner offert, sachant que le soir même il n’y avait pas de concert. “De plus, le site en bordure de forêt et d’une taille raisonnable, offre une liberté aux enfants de parcourir le site sans danger”.

Le Festival de Lombric a lieu les 12 et 13 août en Giez, Vaud, avec 16 concerts et plusieurs animations, ateliers et balades. Le prix adulte est 10 CHF, mais l’entrée est gratuite le samedi jusqu’à 18h. L’organisation espère entre 600 et 800 personnes. “La fête s’annonce belle et on se réjouit de démarrer cette belle édition”, affirme Renaud Jaquet.

Écrit par Vívian Soares

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Entretien par Yonathan Parienti, CEO de Horyou

Bonjour Arnaud Roland. On est très heureux de vous retrouver aujourd’hui à Solutions COP21. Depuis combien de temps Coca-Cola s’implique dans le climat ?

Depuis 2007, c’est là qu’on a calculé tous nos impacts sur l’environnement et qu’on a fixé nos objectifs à 2021. Aujourd’hui, en 2015 à la COP21, nous avons effectué la moitié du chemin et quand on regarde nos résultats en termes d’économie d’énergie et d’économie circulaire, on a fait énormément de choses depuis. Il nous en reste encore beaucoup mais ce qui est important pour nous c’est d’avoir un cap qui est de réduire d’un tiers l’empreinte carbone de nos boissons.

On le voit quand on arrive à votre stand, le public s’intéresse à ce que vous faites et il y a une bonne communication qui passe. Coca-Cola fait partie de la vie du grand public à différents égards. La Cop21 c’est la matérialisation de ce lien entre un entreprenariat qui peut être responsable et qui a cette responsabilité pour l’avenir de l’humanité, pour penser le monde de demain.

Absolument. Coca-Cola était déjà très présent à Copenhague en 2009. Pour nous, être présent dans les COP, notamment celle-ci la COP21 qui tente de dessiner un accord mondial sur le climat, c’est une étape de plus et, dans l’idée, un exercice de transparence de plus : on est là pour dire voilà ce sur quoi on s’est engagé, où est-ce qu’on est aujourd’hui et où est-ce qu’on veut aller. On veut aussi expliquer au grand public qu’on rencontre ici au Grand Palais que c’est aussi important de discuter avec lui qui n’est pas à l’écart de notre entreprise mais qui fait partie de sa vie, de sa feuille de route. On leur explique ce qu’ils ont besoin de savoir ce qu’on fait avec les emballages qu’ils trient chez eux et en quoi ça baisse le carbone et en quoi c’est bénéfique.

Cette logique de transparence, cette volonté d’assumer l’impact de la gestion de la production, on la retrouve sur votre site, dans votre stand et dans votre communication. Pensez-vous donc que la transparence soit une des clés de la réussite d’une stratégie de la durabilité ?

Oui c’est fondamental et les gens la réclament. Vous savez, pour la première fois cette année on a invité le grand public à visiter une de nos usines, chose qui ne se faisait jamais auparavant. Et c’est génial de voir la réaction des gens visiter une usine de Coca-Cola. On n’a rien à leur cacher. Au contraire, on aimerait en inviter plus. Cela suppose des dispositifs de sécurité importants ; mais c’est fondamental pour nous d’ouvrir nos portes et de permettre aux gens de voir la réalité de la production, du recyclage, etc.

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L’expertise que vous avez développée en matière de recyclage peut-elle inspirer d’autres entreprises dans un partage d’information pour une responsabilité transversale, circulaire au sein des activités d’entrepreneur ?

Oui tout-à-fait. Il y a deux ans par exemple, nous avons investi dans la filière industrielle du recyclage du plastique en France et dans le cadre de cet investissement pour développer ce marché d’utiliser plus de matière d’emballage, on a créé à côté de cette usine un centre pédagogique ouvert au public où on accueille beaucoup de scolaires et des collectivités locales et des associations mais aussi énormément d’entreprises petites et grandes qui viennent voir sur place ce qu’on y fait. Le centre est en Bourgogne, à côté de Beaune et c’est un centre où on a accueilli plus de quatre mille personnes à ce jour.

Au niveau des opérations concrètes que vous développez sur la notion de citoyenneté, de diversité, de communauté au niveau international on comprend que Coca-Cola cherche à s’inscrire dans les défis actuels comme le woman empowerment, est-ce que vous pouvez nous en parler ?

Le programme 5by20. Symbole de l'engagement de Coca-Cola auprès de femmes entrepreneurs dans le monde. Crédits photo  © Coca-Cola Company
Le programme 5by20. Symbole de l’engagement de Coca-Cola auprès de femmes entrepreneurs dans le monde. Crédits photo © Coca-Cola Company

La question de l’égalité homme-femme et du woman empowerment est très importante pour Coca-Cola à tous les niveaux : international, européen ou local ici en France. Je citerai un programme que Coca-Cola mène à travers le monde qui s’appelle “5 by 20“. C’est un engagement fort de l’entreprise d’aider cinq millions de femmes dans les pays émergents d’ici 2020 à progresser dans leur niveau de vie en les aidant à monter leur propre entreprise là où elles sont, que ce soit dans un village en Afrique, au Cambodge, au Vietnam, en Inde ou au Mexique. C’est donc un programme d’entreprenariat social dédié aux femmes et supporté par The Coca-Cola Company et sa fondation parce qu’on sait qu’investir sur les femmes c’est ça qui va changer le monde parce que les femmes ont une vision de l’avenir et sont beaucoup plus impliquées sur les problématiques environnementales et souvent dans ces pays-là ce sont les femmes qui prennent les décisions importantes dans la vie de leur communauté.

L’innovation sociale source d’avenir et passerelle entre les cultures. Pensez-vous que dans les entreprises qui ont atteint une forme de maturité on puisse avoir une transversalité plus importante entre les entrepreneurs d’aujourd’hui, d’hier et de demain ?

Oui je le pense sincèrement. Je pense que par rapport aux enjeux environnementaux et sociétaux auxquels l’humanité fait face aujourd’hui tout le monde doit jouer sa partie mais dans l’entreprise et la responsabilité des grandes entreprises c’est d’aider les plus petites, d’aider les plus fragile, c’est d’investir dans les pistes d’avenir, les femmes, l’économie circulaire parce qu’on croit que ces modèles sont des solutions concrètes et réalistes pour faire la transition vers le monde de demain.

On a vu un événement, “Ticket for Change”, vous étiez présent auprès de cette jeunesse qui souhaite entreprendre.

Oui, absolument, “Ticket for Change” est un événement absolument formidable pour voir comment de jeunes entrepreneurs veulent en aider d’autres et rayonner, créer un réseau. Tout ça, ce n’est que du positif et on est très heureux de soutenir “Ticket for Change” depuis le début de leur aventure.

Certains participants de “Ticket for Change” sont venus à notre forum à Genève et l’un d’entre eux a pu même être lauréat. C’est là le signe que la transpiration entre des espoirs et des volontés, et des entreprises qui soutiennent des opportunités de mettre en avant des projets, ça fonctionne. C’est la preuve qu’en avançant tous ensemble on peut réussir.

Absolument. Tous ensemble, la philosophie c’est de penser l’avenir et penser des solutions qui nous permettent à la fois de nous adapter au changement climatique et de créer des conditions d’un mode de vie et un développement économique beaucoup plus durable.

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Coca-Cola veut s’impliquer fortement auprès de ses collaborateurs pour créer des conditions de succès au niveau humain. Dans votre espace ici, ce sont des vrais collaborateurs qui font le lien avec le public ; ce lien, c’est une réalité ?

Oui c’est vraiment notre volonté ici pendant les sept jours au Grand Palais que ce soit nos collaborateurs qui portent le message. Une entreprise ce sont aussi des citoyens, des hommes et des femmes qui sont engagés et donc on a souhaité que ce soit eux qui portent le message. Par exemple, j’ai personnellement invité tous les responsables environnement de nos cinq usines françaises à venir dialoguer avec le public, expliquer leur métier, leur réalité, ce qu’ils font au quotidien pour réduire l’énergie dans une usine d’embouteillage de Coca-Cola et ça c’est très important.

Arnaud Roland, plus personnellement, si vous aviez un rêve aujourd’hui à exprimer, quel serait-il ?

Moi je dis souvent que dans mon métier, je ne travaille pas pour moi. J’ai la chance d’avoir une petite fille qui va bientôt avoir cinq ans, c’est pour elle que je travaille ; c’est pour elle que je me lève le matin pour lui préparer un avenir plus durable parce que le monde est difficile, les challenges sont nombreux. C’est ça qui me porte : lui laisser un héritage dont je serai fier plus tard.

Quelle est votre source d’inspiration vers ce chemin de la durabilité ?

C’est la jeunesse ; la jeunesse c’est l’avenir du monde. C’est eux qu’il faut aider, qu’il faut encourager et qu’il faut inspirer. Et quand on a un peu d’expérience et de vie professionnelle, c’est important de transmettre des choses positives.

Si vous aviez un message à partager avec les citoyens du monde, quel serait-il ?

Je dirais, aujourd’hui internet et les réseaux sociaux nous permettent de partager de plus en plus d’information, donc partageons encore plus mais dans un esprit vraiment positif et solidaire parce que les bonnes et de grandes idées il y en a partout mais ce qui compte surtout c’est de pouvoir les mettre en oeuvre au bout du compte. Place à l’action, au partage et à l’échange, internet nous permet aujourd’hui nous permet de faire tout ça.

Arnaud Roland, merci beaucoup pour cet échange.

Merci.

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