développement durable

L’éducation inclusive au CJARC (devant le siège du CJARC).

                                                                        Une organisation exceptionnelle, qui va au delà des préjugés, c’est le Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) que nous allons vous faire découvrir ce mois-ci dans notre blog.
Le CJARC promeut l’insertion socio-professionnelle des personnes handicapées en général et des personnes handicapées visuelles en particulier.



1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association CJARC?

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) est né le 04 août 1988 à l’initiative de deux jeunes aveugles, Coco Bertin MOWA et Martin Luther AMAHATA ADIBITA, à leur sortie de l’Institut de Réhabilitation pour Aveugles de Buea dans le Sud-ouest du Cameroun. Le CJARC est déclaré comme association sous le récépissé n° 001263 du 20 septembre 1990. Par arrêté No0000045/A/MINATD/DAP/SDLP/SONG du 19 février 2013 portant agrément de l’association CJARC au statut d’ONG, le CJARC est devenu ONG sous l’autorisation du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Et en juillet 2014, le CJARC a accédé au statut spécial de Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC).

Visite du Ministre des Affaires Sociales au CJARC & Cérémonie de Présentation de la distinction.

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) s’est donné la mission d’œuvrer à la réhabilitation et l’épanouissement complet des personnes en situation de handicap visuel. Dans cette perspective, l’éducation et la formation sont au centre de ses activités, de manière à répondre au besoin d’insertion scolaire et socioprofessionnelle des membres. Motivé par la situation préoccupante de marginalisation dans laquelle vivent les personnes handicapées en général et les non-voyants en particulier, il s’est assigné la mission d’aller à la rencontre de la masse des personnes aveugles dont regorge le Cameroun, depuis les métropoles jusqu’au contrées reculées en vue de leur réinsertion sociale. Les membres sont des personnes handicapées visuelles du Cameroun.

Mission du CJARC: Soutenir dans un cadre inclusif, la construction d’un espoir, l’autonomisation des personnes à besoins spéciaux pour leur propre prise en charge, à travers l’éducation, la formation, les appuis et la mobilisation des acteurs.

Vision du CJARC: Avoir une société inclusive où la personne handicapée participe activement et pleinement au processus de développement.

2. Le mois passé vous avez participé à la semaine du “Commonwealth”, qu’en avez-vous retiré?

Participation du CJARC au village du Commonwealth.

Le Commonwealth 2016 a été célébré sous le thème « an inclusive Commonwealth». A cet effet, le CJARC a été sollicité par le Ministère des Affaires Sociales pour faire une exposition lors du Commonwealth Village. L’ouverture officielle s’est faite par la coupure du ruban par le Ministre des Relations Extérieures accompagné du Ministre de la Communication. Ceux-ci ont été accueillis par l’artiste Coco Bertin qui a fait une prestation musicale très applaudie.Lors de cette journée, le CJARC a exposé plusieurs supports de communication présentant le CJARC et de nombreuses œuvres d’art fabriqués par des personnes non-voyantes. Ces objets et documents exposé ont suscité l’attention et du public et le CJARC en est reparti avec de nombreux contacts.

3. Pouvez-vous nous donner un résumé des “cas de bonne pratique” que vous mentionné sur Horyou?  

Documentaires réalisés dans le cadre du projet intitulé « appui à l’appropriation inclusive et locale du cadre juridique de promotion et protection des personnes handicapées » financé par l’Union Européenne à travers le Programme d’Appui à la Société Civile (PASC), les « cas de bonnes pratiques » présentent des personnes vivant avec un handicap, ceux-ci ayant surmonté leur handicap et menant une vie tout à fait normale.

4. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association ces dernières années ? 

Au cours de ces dernières années, le CJARC a effectué d’importances réalisations en occurrence :

  • Premièrement, grâce à un appui de CBM, MTN Cameroon et de la diaspora du CJARC, la construction des salles de classes et d’un foyer a été amorcée.
Les travaux de construction de 4 salles de classes et du foyer au CJARC – appui de MTN Cameroon.
Célébration de la 35ème édition de la Journée International de la Canne Blanche.
  • Ensuite, Soucieux du bien-être de son personnel et épris du développement, le CJARC a bouclé les 28, 29 et 30 décembre l’exercice 2015 par un séminaire sur le Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel (DIRO) en vue d’une mise à niveau générale de son personnel, d’une évaluation approfondie de ses activités et une révision globale et profonde de son organigramme pour une année 2016 plus victorieuse.

  • Afin de mieux s’imprégner des réalités vécues ainsi que d’encourager le travail effectuer dans le but de la promotion des personnes handicapées au CJARC, le Ministre en charge des Affaires Sociales a effectué une visite de travail au siège du CJARC en Mars 2016. Au cours de cette visite, celle-ci a officiellement remis à Coco Bertin, Directeur Général du CJARC, la distinction intitulée « Laurier d’Or de l’Action Sociale, Professionnelle et Humanitaire », octroyé par l’association Passerelles et Synergies des camerounais en France afin d’encourager son travail mené pour la promotion des personnes handicapées du Cameroun.

  • De part son statut consultatif de l’ECOSOC, le CJARC a été convié par l’ONU pour participer à la 49ème session de la commission de la population et du développement et à la 15ème session du comité d’experts de l’Administration Publique qui ont eu lieu au siège des Nations Unies à New York respectivement du 11 au 15 avril et du 18 au 22 avril 2016. Le CJARC a pour la première fois participé à ces sessions par la présence de son Directeur Général Coco Bertin.

5. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler ?

Du 28 au 30 décembre 2015, le CJARC a tenu un atelier de DIRO (Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel). De ce DIRO est ressorti un plan stratégique qui s’étend sur 5 cinq ans (2016-2020). La mise en œuvre de ce plan stratégique constitue le principal challenge du CJARC. Grâce aux financements de plusieurs partenaires financiers, organisations de personnes handicapées, et de ses propres ressources, les travaux de construction et d’aménagement de 4 salles de classes et du pensionnat du CJARC, amorcés en juillet 2014, ont été réalisés à 80% au terme de l’année 2015. Néanmoins, il reste beaucoup à faire pour enfin offrir une école et un foyer adaptés, modernes et inclusifs aux élèves et pensionnaires du CJARC. D’où la poursuite de la mobilisation des fonds.

6. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif ? Qu’est-ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action ?

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun est un membre actif d’Horyou depuis juillet 2015. Cette inscription lui a valu une invitation au SIGEF 2015. Lors de cet évènement international, le CJARC a eu la chance de rencontrer de nombreuses organisations et par ricochet se faire de nouveaux contacts et potentiels partenaires. En outre, le CJARC publie continuellement des actualités ce qui lui permet de présenter les activités qu’il mène pour la promotion des personnes handicapées.

7. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream, Inspire, Act ». Qu’est-ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Pour le CJARC, le mot « Dream » nous fait penser à une vision une idée réaliste du monde, une projection, le mot « Inspire» la créativité et l’originalité et le mot « Act » la matérialisation. En d’autres termes, le CJARC de par sa vision se projette dans un monde meilleur pour les personnes handicapées, crée et pose des actions innovantes en vue de la promotion de celles-ci.

8. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Le message que l’on pourrait partager est « plus on est nombreux plus on est fort. Unissons-nous pour un monde plus inclusif, plus juste. Un monde où le plus fort n’écrase pas le faible, mais lui tend la main pour avancer ensemble ».

Écrit par Hannah Nunes

Prenons quelques minutes aujourd’hui pour regarder autour de nous et penser à notre environnement. Que pouvons-nous faire pour preserver notre écosystème, que faire face au changement climatique, comment aider notre planète? AVD – Association des volontaires du développement durable – est très active sur ce sujet, et nous présente son association et ses projets dans cet article.

Association des Volontaires de Développement Durable
Association des Volontaires de Développement Durable

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association AVD?

L’Association des volontaires du développement durable – AVD est une association à but non lucratif créée en 2010 à Paris par Adama SOW. Sa dimension est internationale au travers de ses actions via des délégations dans 17 pays à ce jour, dont le Bénin.

Les objectifs de l’AVD sont d’éveiller les consciences sur la nécessité de protéger notre écosystème; d’assister et prévenir les populations victimes du changement climatique; de servir d’opérateur aux différents programmes dédiés au développement durable; de créer un vivier de mécanismes d’adaptation au changement climatique et de favoriser les échanges de procédés de développement durable entre les principaux acteurs concernés (États, industries, banques).

Par ailleurs, l’Association des volontaires du développement durable est guidée par des principes d’engagement volontaire et durable, ainsi que d’association transparente et apolitique.

2. Quels sont les programmes que l’AVD fait, pouvez-vous nous les résumer en quelques points?

AVD est un réseau de compétences multidisciplinaires et plurinationales qualifiées et volontairement au service de la biodiversité et des hommes pour un développement durable via des programmes pays d’une part et, d’autre part, ceux spécifiques aux réalités endogènes de chaque pays. Le programme global et commun s’articule autour

  • du «programme de l’Afrique développée par l’émergence du panafricanisme à la base»: ce programme identifie sept pôles de compétences que l’Afrique se doit d’acquérir via sa jeunesse afin d’assurer son émergence tant attendue.

  • de la sécurité alimentaire: l’insécurité alimentaire en Afrique a pour cause fondamentale l’accès à l’eau et à sa gestion équitable pour tous. D’où le but visé d’élaborer, via ce programme, des fichiers de dimensionnement de systèmes de pompages solaires afin d’établir un catalogue de solutions envisageables et accessibles à tous.

  • de la formation : nous formons nos volontaires sur le management relationnel et professionnel, afin de leur permettre d’être un modèle fréquentable pour tous: s’exercer quotidiennement à dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit!

L'équipe AVD
L’équipe AVD

3. D’où vient l’idée the “The Meal” et comment cela fonctionne-t-il? 

The Meal est une initiative de Michel Baumann président de «Un repas pour notre avenir». Il a pour but de réunir simultanément en de nombreux endroits de notre planète et en grand nombre, des personnes de bonne volonté pour partager un repas afin de soutenir les paysans d’ici et d’ailleurs, et plaider en faveur de la souveraineté alimentaire et du droit d’accès des populations autochtones aux ressources naturelles, terre, eau, forêts et semences.

AVD via ses délégations-pays assure la coordination et l’organisation en Afrique de The Meal depuis 2012.

4. Pouvez-vous nous donner un résumé des “cas de bonne pratique” que vous mentionnez sur Horyou? 

A AVD, nous restons très ouverts et attentifs à ce qui se passe à côté et qui aurait permis de régler un de nos défis sociaux. Alors la roue n’étant plus à réinventer, elle existe et elle tourne; il suffit d’une petite intelligence pour l’appliquer à son tour. C’est l’art de l’intelligence collective au service de l’Humanité: ce faisant en terme de bonnes pratiques, AVD lors de SIGEF 2015 a été l’école de quelques bonnes pratiques, spécialement dans le domaine de la santé reproductive et sexuelle (Kalanda-app , services mobiles et gratuits de santé reproductive et sexuelle) et de l’autonomisation des femmes via le recyclage de déchets plastiques en pochettes (P3: Plastique, Projet, Pochette, Burkina Faso et France). Un mois à peine après le SIGEF 2015, nous avons importés Kalanda au Bénin et bientôt au Togo, Burundi et Sénégal. Et nous sommes en début de planification avec Gaelle Nougarede de P3: Plastique, Projet, Pochette, pour leur opérationnalisation très prochainement au Bénin/Togo.

5.  Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler?

Bien sûr :   “Education, Formation and Food for African Orphans”, pour revitaliser le partenariat mondial au service des orphelins et veuves vulnérables, qui a les objectives d’équiper, en 2017, 100 enfants orphelins en kits scolaires et vivres, ouvrir un centre de formation des métiers de recyclage en coiffure, couture et broderie et surtout de mettre en place 25 coopératives agropastorales, composées de 5 familles, au plus, d’orphelins et de veuves, afin de contribuer au bien-être, à l’autonomisation et au développement socio-économique de cette couche défavorisée (orphelins, enfants et veuves vulnérables).

Il faut aussi noter que toutes les activités d’autonomisation prévues pour cette couche vulnérable ciblée seront orientées durables et respectueuses de l’environnement.

6. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif?

C’est la communauté la plus vivante à laquelle je me dis avoir le privilège d’appartenir. La plateforme a été et reste un tremplin de formation de nos volontaires et surtout de rayonnement de notre Think Tank en termes de projets à partager et de découverte de soi et de l’autre! Nous avons hérité de cette plateforme assez de bonnes pratiques dont quelques-unes citées plus haut. Ce qui a plus donné de vie et de visibilité internationale à notre organisation. Horyou est une belle référence d’écosystème social qui offre en toute simplicité et fluidité plus de visibilités et d’opportunités aux organisations, activistes ou non, citoyens du monde. Nous avons eu des personnalités et des organisations qui nous soutiennent, ce qui nous stimule dans notre engagement et de nous surpasser, d’inspirer et être inspirer en étant ouvert sur le monde! Avoir participé au SIGEF 2015 est aussi une réalisation majeure pour AVD! Vive Horyou, vive SIGEF, vive l’activisme…

Projet AVD de Salubrité au Benin
Projet AVD de Salubrité au Benin

7. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il?

Soyons chacun de nous un «colibris» et «faisons notre part» dans la communion et la solidarité. C’est ce faisant que nous arriverons à bout des nombreux et complexes défis sociaux dont entre autres, le climat! Pour cela, cultivons l’intelligence collective au service d’une humanité nouvelle!

Écrit par Hannah Nunes

atelier
Ateliers auprès des élèves des écoles en Suisse romande.

Créée en 2006, l’association J’aime Ma Planète s’engage pour la protection de l’environnement et la promotion d’un mode de développement durable. Elle cherche à développer une prise de conscience collective sur l’importance de protéger notre planète et ses habitants et organise régulièrement des campagnes de sensibilisation et d’action auprès des écoles. L’association est aussi le partenaire pédagogique de la Fondation Good Planet de Yann-Arthus Bertrand et lance, dès cette année, le programme international Eco-Schools en Suisse romande.

Nous découvrons ici un large échantillon de leurs activités grâce à Catherine de Noyelle, directrice de l’association, qui a accepté de répondre à nos questions.

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association J’aime ma Planète ?

L’association à but non lucratif «J’aime ma Planète» a été créée en 2006 à Genève. Elle s’engage principalement auprès des jeunes pour la protection de l’environnement et la promotion d’un mode de développement durable, basée sur la valeur universelle du respect de soi, des autres et de l’environnement. Au travers de nos projets participatifs, nous voulons développer une prise de conscience de l’importance de protéger notre patrimoine naturel et inspirer des changements de comportements vers un mode de vie plus respectueux de la Terre et de ses habitants.

2. Votre association collabore beaucoup avec les écoles. Pouvez-vous nous expliquer quels types d’activités vous menez auprès des élèves du canton ?

J’aime ma Planète (JMP) s’engage auprès du plus grand nombre d’enfants dans les écoles primaires et secondaires en proposant des activités variées et ludiques sur le thème de l’environnement et du développement durable. Nous développons des animations sur 7 thématiques: l’énergie et le climat, la consommation et l’alimentation, le tri et le recyclage, la citoyenneté, l’eau, la forêt et la biodiversité. Nous développons aussi des outils pédagogiques qui permettent aux enseignants de prolonger les thématiques en classe.
Notre souhait est d’améliorer les connaissances des élèves dans le domaine environnemental, de leur permettre d’acquérir de bonnes habitudes et de les intégrer dans le quotidien. C’est aussi une manière de développer chez chacun une prise de conscience de l’impact que certains de nos comportements peuvent avoir ici et ailleurs dans le monde.

3. Tout dernièrement, J’aime Ma Planète a été choisie comme association partenaire du projet ZAZimut de l’artiste ZAZ. Une belle reconnaissance et une belle opportunité pour se faire connaître j’imagine ?

En effet, l’association a bien démarré l’année de ses 10 ans d’existence. ZAZ a choisi de parrainer JMP lors de son concert à l’Arena le mardi 29 janvier 2016. Cette artiste engagée a souhaité créer le réseau ZAZimut qui regroupe des associations, à travers le monde, qui prennent soin de la Planète et la vie qu’elle abrite. L’équipe de JMP a donc réalisé, dans un temps record, des supports apportant de la visibilité. Lorris et Diane ont présenté une vidéo de nos actions sur la page Facebook de ZAZ. En moins d’une semaine, elle a été vue 13’000 fois!
 Nous gardons un merveilleux souvenir de cette soirée et espérons qu’en rentrant dans ce nouveau réseau de nouveaux échanges se tisseront.

Les membres de l'association avec la chanteuse ZAZ, lors de son passage à Genève le mois passé.
Les membres de l’association avec la chanteuse ZAZ, lors de son passage à Genève en janvier, 2016.

4. L’association est aussi le partenaire pédagogique pour la Suisse de la Fondation Good Planet de Yann Arthus Bertrand. Comment s’est créé ce partenariat et quelles sont les projets qui en découlent ?

Il y a une dizaine d’années, la présidente de J’aime ma Planète, Patricia Defauw, lors d’une rencontre avec Yann Arthus Bertrand, a décidé de diffuser les magnifiques expositions et projections de Good Planet sur le sol helvétique.
Grâce à ce partenariat, de nombreuses écoles et communes sont sensibilisées aux causes environnementales de manière participative, ludique et artistique. J’aime ma Planète développe des animations et des outils pédagogiques en lien avec les expositions Eaux, Forêt, Energie et Biodiversité.

5. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association ces dernières années ?

J’aime ma Planète a réalisé un nouvel outil pédagogique intitulé «Objectif Terre» qui a pour objectif d’amener à des changements de comportement plus écologiques et socio-responsables. Ce kit comprend un poster illustré par Eric Buche, un dossier pédagogique, des fiches et des cartes à jouer pour les élèves dès 8 ans.
Objectif Terre a reçu le prix du Développement Durable du canton de Genève en 2015. Il est offert, sur demande, aux établissements scolaires de Suisse romande.

6. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler ?

Nous lançons, dès cette année, le programme Eco-Schools en Suisse romande. Eco-Schools est un programme international proposé aux établissements scolaires qui souhaitent améliorer leurs pratiques pédagogiques en matière d’éducation au développement durable et veulent s’engager vers un fonctionnement plus durable. Créé au Danemark en 1994 par la Foundation for Environmental Education (FEE), le label Eco-Schools est aujourd’hui implanté dans 58 pays à travers le monde. A l’échelle mondiale, quelques 48’000 établissements scolaires y participent et plus de 15’000 écoles se sont déjà vues remettre le «Green flag», symbole de leur implication environnementale. Ce programme permet aux écoles de poser un regard sur l’ensemble de leurs activités: il valorise ce qu’elles réalisent déjà, les aide à structurer leurs projets environnementaux et les inscrit dans une démarche participative qui se veut durable dans le temps.

Programme Eco-Schools lancé cette année en Suisse romande.
Programme Eco-Schools lancé cette année en Suisse romande.

7. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif? Qu’est ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action?

Horyou par sa dimension internationale permet des échanges entre acteurs du monde entier. Cette visibilité ne peut que s’accroitre avec le temps. Nous espérons qu’Horyou développe des événements mettant en scène les associations membres.

8. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream, Inspire, Act ». Qu’est ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Le slogan de J’aime ma Planète est sensibiliser, éduquer et mobiliser. En effet, il faut aussi rêver pour espérer un monde meilleur et des actes pour le concrétiser.

9. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Comme le dit Pierre Rabhi, il est important de «Faire sa part» pour la Planète.

Pour en savoir plus, visitez leur page Horyou ou leur site internet !

Ecrit par Laurie Martin

Activité ludique organisée pour les enfants par l'association.
Activité ludique organisée pour les enfants par l’association.

ADEV- Titre ( grande)
L’association des Acteurs de Développement (ADEV).

L’association des Acteurs de Développement (ADEV), basée au Cameroun, oeuvre maintenant depuis plus de trois ans auprès des femmes et des jeunes de la société camerounaise. Cette association, créée par des jeunes pour les jeunes, a pour but d’informer, sensibiliser et instruire les personnes sus-mentionnées afin qu’elles puissent à leur tour agir ensemble pour un développement du pays en accord avec les nouveaux objectifs écologiques élaborés en marge de la COP21.

L’association a de nombreux projets et ce dans des domaines variés avec pour principe d’inclure au maximum la société civile.

Nous en découvrons ici un large échantillon grâce à Félicité Djoukouo, directrice exécutive de l’association, qui a accepté de répondre à nos questions.

1.Pouvez-vous nous présenter brièvement votre association?

L’association des Acteurs de Développement a été créée en 2009 par de jeunes camerounais travaillant dans des disciplines variées et soucieux d’apporter leur contribution au développement international. C’est une plateforme de formation, d’investigation et de consultation, ainsi qu’un espace de concertation et d’expression, débouchant sur des actions concrètes en faveur du développement durable. L’objectif principal de notre association est de responsabiliser les communautés par rapport à leur propre développement. Par exemple, nous essayons de dynamiser les groupes de femmes et de jeunes pour en faire des agents de changement dotés d’un esprit entrepreneurial, de leadership et de volontariat. Nous essayons aussi de faire naître en eux le souci du respect de l’environnement et de la gestion durable des ressources naturelles. Finalement, nous promouvons aussi l’intégration permanente de l’approche de genre dans tout projet que nous mettons en place.

2. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le projet RASP4DEV School que vous avez lançé en Novembre 2015 à Yaoundé ?

Le projet RASP4DEV School que nous avons lancé en novembre 2015 est une initiative d’un jeune ingénieur camerounais, William Elong, qui a sollicité l’expertise de l’ADEV dans les modules d’entrepreneuriat et de leadership. Le projet RASP4DEV sensibilise les jeunes à l’utilité de l’informatique (notamment grâce à la présentation du Raspberry – modem wifi qui fonctionne à l’énergie solaire et sans connexion internet). Il a aussi pour but de former les jeunes vivant en zones rurales à la recherche sur Internet et sur les médiathèques et les initie à la programmation et la création de contenus. Il apporte aussi un appui psychologique pour les enfants et les jeunes à travers des ateliers sur le leadership et l’entrepreneuriat.

Projet Rasp4dev School - initiation à l'informatique en zones rurales.
Projet Rasp4dev School – initiation à l’informatique en zones rurales.

3.Vous avez aussi dernièrement élaboré un plan communal de développement dans la commune d’Obala au Cameroun. Quels en étaient les axes principaux et dans quel but a-t-il été établi ?

Le Plan Communal de Développement est élaboré en tenant compte de la spécificité des composantes sociologiques d’une commune (espace urbain vs espace rural par exemple). Il est élaboré par un organe d’appui local, nommé Action commune pour la préservation de l’Environnement et le Développement (ACP-CAM) dans le cas de la commune d’Obala et ce dernier a demandé à l’ADEV de l’aider dans l’éboration de ce plan. Ce diagnostic participatif porte sur les problèmes exprimés par les populations elles-mêmes à travers des interviews semi-structurés, formels et/ou informels ou d’observation directe. L’élaboration de ce plan a pour but d’évaluer les capacités et les limites de la commune ainsi que les opportunités et contraintes au développement local. L’objectif était de répondre à une double exigence : 1) Améliorer les connaissances et la compréhension de la commune par elle-même et par ses partenaires 2) Accompagner la commune dans un exercice d’auto-analyse des ressources dont elle dispose, des forces et faiblesses liées à sa situation actuelle ainsi que des opportunités et contraintes à prendre en considération dans le nouveau cadre de la décentralisation.

4.La COP21 a eu lieu il y a peu et l’ADEV est très impliquée dans les questions environnementales. Quel type d’actions essayez-vous de mettre en place dans ce domaine ?

Le Cameroun est un faible émetteur de gaz à effet de serre mais sa stratégie ambitieuse de développement se traduit par une forte hausse d’émissions d’ici 2035. C’est ainsi qu’en prélude à la COP21, le Cameroun a pris l’engagement de réduire ses émissions de 32% d’ici 2035. Afin d’aider le pays à respecter cet engagement, l’ADEV, en tant qu’organisation de la société civile camerounaise et constatant une vive montée de l’insalubrité dans certains quartiers de la ville de Yaoundé, a mis en place le projet WELFARE dans l’optique d’y remédier par des actions concrètes à travers la mise sur pied de méthodes incitatives visant l’implication de tous. Le projet consiste en un ensemble d’activités entrepris dans l’optique de promouvoir, sensibiliser et mobiliser la population autour de la problématique de la protection de l’environnement en général mais surtout de sa préservation à travers le nettoyage et l’assainissement de leur espace de vie immédiat.

Le projet WELFARE qui sensibilise la population à la protection de l'environnement.
Le projet WELFARE qui sensibilise la population à la protection de l’environnement.

5. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association durant ces dernières années ?

Je pense à la réalisation de la première édition des Journées de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat (JEME) organisée dans les villes de Yaoundé et de Douala sous le thème « Pour une jeunesse entreprenante et autonome sans discriminations » en février 2015. C’est un des projets qui a eu une importance particulière pour l’ADEV l’an passé. Les JEME avaient pour objectif de créer un cadre de rencontre, d’information et d’échanges regroupant les jeunes, les professionnels et les pouvoirs publics au sujet des questions d’emploi et d’entrepreneuriat, en prenant notamment en compte des facteurs comme le handicap. L’objectif plus spécifique de ces journées était d’inculquer l’esprit entrepreneurial à des élèves et des jeunes, handicapés comme valides, mais aussi de renforcer leurs capacités dans le domaine de l’entrepreneuriat en vue de leur autonomisation et de les informer sur les opportunités d’emploi qu’offrent les secteurs public et privé. Finalement, grâce à ces journées, nous avons aussi pu donner aux jeunes des couches plus vulnérables les outils nécessaires pour leur autonomisation et leur réinsertion sociale grâce à des ateliers de discussions et des activités ludiques.

6.Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler ?

L’ADEV prépare en ce moment la deuxième édition des JEME qui aura lieu en juin 2016 et qui sera dorénavant renommée “Jeunesse, Emploi et Entrepreneuriat”. Ce programme vise à donner aux jeunes des outils qui puissent leur permettre d’entreprendre et de devenir autonomes dans le domaine de leur choix. Les JEME sont ouverts à toutes les catégories sociales sans aucune discrimination et sont placés cette année sous le thème « Jeunesse : de l’ambition à la réalisation ». L’ADEV, à travers ce programme, entend stimuler la jeunesse à proposer des solutions innovantes aux problèmes locaux d’une part et d’autre part les encourager et les accompagner dans la création d’emplois qui auront un impact sur nos communautés pour aider le gouvernement camerounais dans ces objectifs pour 2035. Nous travaillons aussi en ce moment avec Livres Sans Frontière et Bibliothèques Sans Frontière sur la possibilité d’expédier une cargaison de livres d’ici le mois de Juillet 2016 pour les établissements scolaires de quelques localités du Cameroun, précisément les établissements de la région de l’extrême-nord en proie aux attaques kamikaze de Boko Haram.

Première édition des Journées de l'emploi et de l'entrepreneuriat (JEME).
Première édition des Journées de l’emploi et de l’entrepreneuriat (JEME).

7. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif ? Qu’est ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action?

Nous pensons que Horyou est un réseau d’avenir et d’envergure. La plateforme nous apporte dans le cadre de nos actions une certaine visibilité et crédibilité à l’échelle internationale.

8. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream Inspire Act ». Qu’est ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Ce slogan rejoint les valeurs qui accompagnent notre association. En effet, le rêve est un leitmotiv qui nous permet d’entreprendre des actions inspirantes.

9. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Le message de l’ADEV serait “stop speaking, start acting for a sustainable development”.

Pour en savoir plus sur leurs actions, visitez leur page Horyou ou leur site internet

Ecrit par Laurie Martin

Les débats du développement durable

On Dec. 8th, the Horyou Team attended the 2014 edition of Le Monde debate about sustainable development. It was a great day where social entrepreneurs met and shared their projects and ideals behind them. We could not resist sharing some inspiring projects with you, projects that are creating new and sustainable alternatives for our societies, while following people’s dreams and values. Let’s start this journey through social entrepreneurship. Fasten your seatbelt!

First stop: food-wasting solution
We had the pleasure to meet Shéhrazade Schneider and Elodie Le Boucher, who have launched Simone Lemon project. What is it about? Very simple: A lot of fruits and veggies are thrown away for aesthetic reasons by mass distribution outlets – too small, not shiny enough, not round enough. Who cares, right? As long as it is tasty! This is exactly what brought these two social entrepreneurs together to launch Simone Lemon. The idea? Use non-marketed food products and make tasty dishes. And because food wasting does not concern only mass distribution, they wanted to go further with a concept whose success has already been proved in many countries: offer a unique price for 100g of food, whatever the dish is, so people can choose the amount of food they need. Their restaurant should open its doors in Paris in May. We really look forward to it!

Second stop: science-oriented social good
“Not everybody can be a social entrepreneur, but everybody can be an actor.” These are the words of Sarah Mariotte, co-director at Ashoka France/Belgium/Switzerland. Project SOScience! surely agrees with this statement. There are so many ways to do social good and positively bring our societies toward more sustainability and solidarity. And we were very happy to meet co-founder Mélanie Marcel, who explained the purpose of this project. SoScience! is a pioneering startup company, specializing in responsible research, bringing together social entrepreneurs and scientists to tackle today’s social and environmental challenges. SOScience! provides responsible research services to social entrepreneurs and companies, promoting a tighter collaboration between different actors of social change. Science as a means to social good is a big challenge, as science and research laboratories are often criticized for their short-term, profit-oriented strategy.
Les débats du développement durable

Third stop: Let’s re-enchant the world!
There are so many projects that are shaping a new and sustainable world. And this debate gave us the opportunity to have a glimpse at this amazing social good blast happening everywhere. This is the kind of glimpse that gives you energy, optimism and inspiration. That is exactly why co-founder of the Colibri movement Cyril Dion and French actress Mélanie Laurent decided to bring light to social good projects happening in nine European countries and made a film out of it called “Demain” (Tomorrow). We had the chance to discover the trailer of the movie with the attendance of Dion himself and we really wanted to share this with you!

What else is there to say? Nothing but Dream, Inspire and Act.

To find out more projects featured during the 2014 Le Monde debate, click here

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