changement climatique

La communauté Horyou soutient la prise de conscience sur le changement climatique. Le SIGEF à Marrakech lors de la COP22 est un signe de l’engagement de Horyou en faveur de la mobilisation internationale et de l’espoir pour la durabilité et la préservation de notre planète. Nous sommes heureux de partager avec vous un article de Achim Steiner, Patricia Espinosa et Robert Glasser, de l’UNDP, UNFCCC et UNISDR.

Patricia Espinosa
Patricia Espinosa

De Miami à Porto Rico, en passant par Barbuda et La Havane, les ravages de la saison des ouragans, cette année, dans toute l’Amérique latine et les Caraïbes est un rappel que les effets du changement climatique ne connaissent pas de frontières.

Ces dernières semaines, des ouragans de catégorie 5 ont réduit à néant la vie de millions de gens dans les Caraïbes et sur le continent américain. Harvey, Irma et Maria ont particulièrement été dévastateurs. Les 3,4 millions d’habitants de Porto Rico essaient par tous les moyens d’obtenir des produits de base, tels que de la nourriture et de l’eau, l’île de Barbuda est devenue inhabitable, et des dizaines de personnes sont portées disparues ou décédées sur l’île de la Dominique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les conséquences ne se limitent pas à cette région. Le niveau record d’inondations enregistré au Bangladesh, en Inde et au Népal a rendu la vie pénible à quelque 40 millions de personnes. Plus de 1 200 personnes ont péri et plusieurs autres ont perdu leurs maisons, des cultures ont été détruites, et de nombreux lieux de travail ont été inondés. Parallèlement, au cours des 18 derniers mois, l’état d’urgence provoqué par la sécheresse a été déclaré dans 20 pays en Afrique, avec d’importants déplacements observés dans toute la région de la corne.

Pour les pays les moins avancés, l’impact des catastrophes naturelles peut être sévère, privant de moyens d’existence et retardant les progrès dans la santé et l’éducation ; en ce qui concerne les pays développés et à revenu intermédiaire, les pertes économiques d’infrastructures seules peuvent être énormes ; pour les deux catégories, ces évènements rappellent la nécessité d’agir face au changement climatique dont la menace de catastrophe est non seulement plus fréquente mais plus grave.

Le typhon Rammasun (Glenda) traverse la province de Laguna avec des vents de plus de 120 km/h en 2014 en Philippines
Le typhon Rammasun (Glenda) traverse la province de Laguna avec des vents de plus de 120 km/h en 2014 en Philippines

Un signe (inquiétant) avant-coureur ?

Les effets d’un climat plus chaud sur ces récents évènements climatiques, tant pour leur sévérité que pour leur fréquence, ont été révélateurs pour beaucoup, car, même la grande majorité qui accepte la science a reconnu que le réchauffement de la planète est le fait de l’homme.

Si la catastrophe silencieuse de la mort prématurée de 4,2 millions de personnes chaque année à cause de la pollution ambiante, davantage liée à l’utilisation des combustibles fossiles, est relativement peu médiatisée, l’incidence des gaz à effet de serre qui capturent la chaleur sur les phénomènes météorologiques extrêmes, elle, fait l’objet d’une attention croissante.

Comment pourrait-il en être autrement quand, les impacts de ces évènements météorologiques sont si lourds. Au cours des deux dernières années, plus de 40 millions de personnes, notamment dans des pays qui contribuent le moins au réchauffement climatique, ont été forcées d’abandonner leurs foyers soit définitivement soit temporairement à cause des catastrophes.

En Mongolie, à cause de la froideur, il y a un phénomène que nous avons vu deux fois au cours des dix dernières années. Il s'appelle "dzud" où vous avez une sécheresse en été et un hiver extrêmement froid.
En Mongolie, à cause de la froideur, il y a un phénomène que nous avons vu deux fois au cours des dix dernières années. Il s’appelle “dzud” où vous avez une sécheresse en été et un hiver extrêmement froid.

Un consensus se dégage clairement : la hausse des températures augmente la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère, entrainant des précipitations plus intenses et des inondations à certains endroits, et des sécheresses à d’autres. Certaines zones vivent les deux, comme ce fut le cas cette année en Californie, où des inondations record ont succédé à des années d’intense sécheresse.

TOPEX/Poseidon, le premier satellite à mesurer avec précision l’élévation du niveau de la mer, avait été lancé deux semaines avant l’ouragan Andrew qui avait touché la côte de la Floride il y a 25 ans. Ces mesures ont observé une augmentation globale de 3,4 millimètres par an et depuis lors, un total de 85 millimètres sur 25 ans, ou 3,34 pouces.

La hausse du niveau de la mer et son réchauffement contribuent à l’intensité des tempêtes tropicales dans le monde. Nous continuerons à subir les conséquences anormales et souvent imprévues des niveaux existants des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, au cours des nombreuses années à venir.

En 2009, la Suisse a publié à nouveau une étude de cas portant sur les comtés de Miami-Dade, Broward et Palm Beach, qui envisageait un scénario de montée du niveau de la mer pour les années 2030 correspondant à ce qui s’est déjà produit aujourd’hui. Si une tempête de l’ampleur d’Andrew avait frappé ce coin riche des États-Unis aujourd’hui, les dégâts économiques auraient varié entre 100 et 300 milliards $ US. D’après les estimations actuelles, les pertes économiques liées à Harvey, Irma et Maria pourraient dépasser ces chiffres.

Climate Change small

Le typhon Ketsana (Ondoy) a chuté de 455 mm (17,9 po) de pluie sur la ville de Manille en l'espace de 24 heures le 26 septembre 2009.
Le typhon Ketsana (Ondoy) a chuté de 455 mm (17,9 po) de pluie sur la ville de Manille en l’espace de 24 heures le 26 septembre 2009.

Réduction des risques de catastrophes maintenant, lutte contre les changements climatiques à long terme

Miami fait tout son possible pour développer son programme de protection contre les inondations ; 400 millions $ US ont été alloués au financement des pompes à eau de mer, de routes améliorées et de digues. Cependant, ce niveau de dépense est hors de portée des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire qui risquent de perdre une bonne partie de leur PIB chaque fois qu’ils sont frappés par des inondations et des tempêtes.

Si l’Accord de Paris a mis le monde sur la voie d’un avenir faible en carbone à long terme, ce chemin n’en est pas moins hasardeux, ce qui reflète un pragmatisme et des réalités propres à chaque pays. Or, s’il est prévu que les émissions de dioxyde de carbone diminuent à mesure que les pays atteignent leurs cibles déclarées, les effets du changement climatique pourraient se faire sentir pendant un certain temps encore, ne laissant d’autre choix au monde que d’investir, simultanément, dans des efforts pour s’adapter au changement climatique et réduire le risque de catastrophe naturelle. Les avantages de telles actions se justifient sur le plan économique si on les compare au coût de reconstruction.

Ceci nécessitera une coopération internationale à une échelle jusqu’ici sans précédent, alors que nous nous attaquons à la tâche la plus ardue qui est de faire de notre planète un lieu plus résilient face aux effets à retardement des émissions de gaz à effet de serre que nous continuerons à vivre pendant les prochaines années. La restauration de l’équilibre écologique entre les émissions et la capacité d’absorption naturelle de la planète est un objectif à long terme. Il est important de rappeler que la réduction à long terme des émissions est LA tactique de réduction des risques la plus importante dont nous disposons, et nous devons parvenir à cette ambition.

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra à Bonn, en novembre, présidée par la petite île des Fidji, offre une opportunité non seulement d’accélérer la réduction des émissions, mais aussi de soutenir le travail sérieux consistant à s’assurer que la gestion du risque climatique est incluse dans la gestion des risques de catastrophes dans son ensemble. La pauvreté, l’urbanisation rapide, la mauvaise utilisation de terres, la dégradation des écosystèmes et d’autres facteurs de risques accroissent les impacts du changement climatique. À l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes, nous demandons que des mesures soient prises à cet égard de façon holistique.

Achim Steiner est l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, www.undp.org

Patricia Espinosa est la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques, www.unfccc.int

Robert Glasser est le Représentant spécial du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe et le Chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, www.unisdr.org

L’éducation inclusive au CJARC (devant le siège du CJARC).

                                                                        Une organisation exceptionnelle, qui va au delà des préjugés, c’est le Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) que nous allons vous faire découvrir ce mois-ci dans notre blog.
Le CJARC promeut l’insertion socio-professionnelle des personnes handicapées en général et des personnes handicapées visuelles en particulier.



1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association CJARC?

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) est né le 04 août 1988 à l’initiative de deux jeunes aveugles, Coco Bertin MOWA et Martin Luther AMAHATA ADIBITA, à leur sortie de l’Institut de Réhabilitation pour Aveugles de Buea dans le Sud-ouest du Cameroun. Le CJARC est déclaré comme association sous le récépissé n° 001263 du 20 septembre 1990. Par arrêté No0000045/A/MINATD/DAP/SDLP/SONG du 19 février 2013 portant agrément de l’association CJARC au statut d’ONG, le CJARC est devenu ONG sous l’autorisation du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Et en juillet 2014, le CJARC a accédé au statut spécial de Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC).

Visite du Ministre des Affaires Sociales au CJARC & Cérémonie de Présentation de la distinction.

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) s’est donné la mission d’œuvrer à la réhabilitation et l’épanouissement complet des personnes en situation de handicap visuel. Dans cette perspective, l’éducation et la formation sont au centre de ses activités, de manière à répondre au besoin d’insertion scolaire et socioprofessionnelle des membres. Motivé par la situation préoccupante de marginalisation dans laquelle vivent les personnes handicapées en général et les non-voyants en particulier, il s’est assigné la mission d’aller à la rencontre de la masse des personnes aveugles dont regorge le Cameroun, depuis les métropoles jusqu’au contrées reculées en vue de leur réinsertion sociale. Les membres sont des personnes handicapées visuelles du Cameroun.

Mission du CJARC: Soutenir dans un cadre inclusif, la construction d’un espoir, l’autonomisation des personnes à besoins spéciaux pour leur propre prise en charge, à travers l’éducation, la formation, les appuis et la mobilisation des acteurs.

Vision du CJARC: Avoir une société inclusive où la personne handicapée participe activement et pleinement au processus de développement.

2. Le mois passé vous avez participé à la semaine du “Commonwealth”, qu’en avez-vous retiré?

Participation du CJARC au village du Commonwealth.

Le Commonwealth 2016 a été célébré sous le thème « an inclusive Commonwealth». A cet effet, le CJARC a été sollicité par le Ministère des Affaires Sociales pour faire une exposition lors du Commonwealth Village. L’ouverture officielle s’est faite par la coupure du ruban par le Ministre des Relations Extérieures accompagné du Ministre de la Communication. Ceux-ci ont été accueillis par l’artiste Coco Bertin qui a fait une prestation musicale très applaudie.Lors de cette journée, le CJARC a exposé plusieurs supports de communication présentant le CJARC et de nombreuses œuvres d’art fabriqués par des personnes non-voyantes. Ces objets et documents exposé ont suscité l’attention et du public et le CJARC en est reparti avec de nombreux contacts.

3. Pouvez-vous nous donner un résumé des “cas de bonne pratique” que vous mentionné sur Horyou?  

Documentaires réalisés dans le cadre du projet intitulé « appui à l’appropriation inclusive et locale du cadre juridique de promotion et protection des personnes handicapées » financé par l’Union Européenne à travers le Programme d’Appui à la Société Civile (PASC), les « cas de bonnes pratiques » présentent des personnes vivant avec un handicap, ceux-ci ayant surmonté leur handicap et menant une vie tout à fait normale.

4. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association ces dernières années ? 

Au cours de ces dernières années, le CJARC a effectué d’importances réalisations en occurrence :

  • Premièrement, grâce à un appui de CBM, MTN Cameroon et de la diaspora du CJARC, la construction des salles de classes et d’un foyer a été amorcée.
Les travaux de construction de 4 salles de classes et du foyer au CJARC – appui de MTN Cameroon.
Célébration de la 35ème édition de la Journée International de la Canne Blanche.
  • Ensuite, Soucieux du bien-être de son personnel et épris du développement, le CJARC a bouclé les 28, 29 et 30 décembre l’exercice 2015 par un séminaire sur le Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel (DIRO) en vue d’une mise à niveau générale de son personnel, d’une évaluation approfondie de ses activités et une révision globale et profonde de son organigramme pour une année 2016 plus victorieuse.

  • Afin de mieux s’imprégner des réalités vécues ainsi que d’encourager le travail effectuer dans le but de la promotion des personnes handicapées au CJARC, le Ministre en charge des Affaires Sociales a effectué une visite de travail au siège du CJARC en Mars 2016. Au cours de cette visite, celle-ci a officiellement remis à Coco Bertin, Directeur Général du CJARC, la distinction intitulée « Laurier d’Or de l’Action Sociale, Professionnelle et Humanitaire », octroyé par l’association Passerelles et Synergies des camerounais en France afin d’encourager son travail mené pour la promotion des personnes handicapées du Cameroun.

  • De part son statut consultatif de l’ECOSOC, le CJARC a été convié par l’ONU pour participer à la 49ème session de la commission de la population et du développement et à la 15ème session du comité d’experts de l’Administration Publique qui ont eu lieu au siège des Nations Unies à New York respectivement du 11 au 15 avril et du 18 au 22 avril 2016. Le CJARC a pour la première fois participé à ces sessions par la présence de son Directeur Général Coco Bertin.

5. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler ?

Du 28 au 30 décembre 2015, le CJARC a tenu un atelier de DIRO (Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel). De ce DIRO est ressorti un plan stratégique qui s’étend sur 5 cinq ans (2016-2020). La mise en œuvre de ce plan stratégique constitue le principal challenge du CJARC. Grâce aux financements de plusieurs partenaires financiers, organisations de personnes handicapées, et de ses propres ressources, les travaux de construction et d’aménagement de 4 salles de classes et du pensionnat du CJARC, amorcés en juillet 2014, ont été réalisés à 80% au terme de l’année 2015. Néanmoins, il reste beaucoup à faire pour enfin offrir une école et un foyer adaptés, modernes et inclusifs aux élèves et pensionnaires du CJARC. D’où la poursuite de la mobilisation des fonds.

6. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif ? Qu’est-ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action ?

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun est un membre actif d’Horyou depuis juillet 2015. Cette inscription lui a valu une invitation au SIGEF 2015. Lors de cet évènement international, le CJARC a eu la chance de rencontrer de nombreuses organisations et par ricochet se faire de nouveaux contacts et potentiels partenaires. En outre, le CJARC publie continuellement des actualités ce qui lui permet de présenter les activités qu’il mène pour la promotion des personnes handicapées.

7. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream, Inspire, Act ». Qu’est-ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Pour le CJARC, le mot « Dream » nous fait penser à une vision une idée réaliste du monde, une projection, le mot « Inspire» la créativité et l’originalité et le mot « Act » la matérialisation. En d’autres termes, le CJARC de par sa vision se projette dans un monde meilleur pour les personnes handicapées, crée et pose des actions innovantes en vue de la promotion de celles-ci.

8. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Le message que l’on pourrait partager est « plus on est nombreux plus on est fort. Unissons-nous pour un monde plus inclusif, plus juste. Un monde où le plus fort n’écrase pas le faible, mais lui tend la main pour avancer ensemble ».

Écrit par Hannah Nunes

Prenons quelques minutes aujourd’hui pour regarder autour de nous et penser à notre environnement. Que pouvons-nous faire pour preserver notre écosystème, que faire face au changement climatique, comment aider notre planète? AVD – Association des volontaires du développement durable – est très active sur ce sujet, et nous présente son association et ses projets dans cet article.

Association des Volontaires de Développement Durable
Association des Volontaires de Développement Durable

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association AVD?

L’Association des volontaires du développement durable – AVD est une association à but non lucratif créée en 2010 à Paris par Adama SOW. Sa dimension est internationale au travers de ses actions via des délégations dans 17 pays à ce jour, dont le Bénin.

Les objectifs de l’AVD sont d’éveiller les consciences sur la nécessité de protéger notre écosystème; d’assister et prévenir les populations victimes du changement climatique; de servir d’opérateur aux différents programmes dédiés au développement durable; de créer un vivier de mécanismes d’adaptation au changement climatique et de favoriser les échanges de procédés de développement durable entre les principaux acteurs concernés (États, industries, banques).

Par ailleurs, l’Association des volontaires du développement durable est guidée par des principes d’engagement volontaire et durable, ainsi que d’association transparente et apolitique.

2. Quels sont les programmes que l’AVD fait, pouvez-vous nous les résumer en quelques points?

AVD est un réseau de compétences multidisciplinaires et plurinationales qualifiées et volontairement au service de la biodiversité et des hommes pour un développement durable via des programmes pays d’une part et, d’autre part, ceux spécifiques aux réalités endogènes de chaque pays. Le programme global et commun s’articule autour

  • du «programme de l’Afrique développée par l’émergence du panafricanisme à la base»: ce programme identifie sept pôles de compétences que l’Afrique se doit d’acquérir via sa jeunesse afin d’assurer son émergence tant attendue.

  • de la sécurité alimentaire: l’insécurité alimentaire en Afrique a pour cause fondamentale l’accès à l’eau et à sa gestion équitable pour tous. D’où le but visé d’élaborer, via ce programme, des fichiers de dimensionnement de systèmes de pompages solaires afin d’établir un catalogue de solutions envisageables et accessibles à tous.

  • de la formation : nous formons nos volontaires sur le management relationnel et professionnel, afin de leur permettre d’être un modèle fréquentable pour tous: s’exercer quotidiennement à dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit!

L'équipe AVD
L’équipe AVD

3. D’où vient l’idée the “The Meal” et comment cela fonctionne-t-il? 

The Meal est une initiative de Michel Baumann président de «Un repas pour notre avenir». Il a pour but de réunir simultanément en de nombreux endroits de notre planète et en grand nombre, des personnes de bonne volonté pour partager un repas afin de soutenir les paysans d’ici et d’ailleurs, et plaider en faveur de la souveraineté alimentaire et du droit d’accès des populations autochtones aux ressources naturelles, terre, eau, forêts et semences.

AVD via ses délégations-pays assure la coordination et l’organisation en Afrique de The Meal depuis 2012.

4. Pouvez-vous nous donner un résumé des “cas de bonne pratique” que vous mentionnez sur Horyou? 

A AVD, nous restons très ouverts et attentifs à ce qui se passe à côté et qui aurait permis de régler un de nos défis sociaux. Alors la roue n’étant plus à réinventer, elle existe et elle tourne; il suffit d’une petite intelligence pour l’appliquer à son tour. C’est l’art de l’intelligence collective au service de l’Humanité: ce faisant en terme de bonnes pratiques, AVD lors de SIGEF 2015 a été l’école de quelques bonnes pratiques, spécialement dans le domaine de la santé reproductive et sexuelle (Kalanda-app , services mobiles et gratuits de santé reproductive et sexuelle) et de l’autonomisation des femmes via le recyclage de déchets plastiques en pochettes (P3: Plastique, Projet, Pochette, Burkina Faso et France). Un mois à peine après le SIGEF 2015, nous avons importés Kalanda au Bénin et bientôt au Togo, Burundi et Sénégal. Et nous sommes en début de planification avec Gaelle Nougarede de P3: Plastique, Projet, Pochette, pour leur opérationnalisation très prochainement au Bénin/Togo.

5.  Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler?

Bien sûr :   “Education, Formation and Food for African Orphans”, pour revitaliser le partenariat mondial au service des orphelins et veuves vulnérables, qui a les objectives d’équiper, en 2017, 100 enfants orphelins en kits scolaires et vivres, ouvrir un centre de formation des métiers de recyclage en coiffure, couture et broderie et surtout de mettre en place 25 coopératives agropastorales, composées de 5 familles, au plus, d’orphelins et de veuves, afin de contribuer au bien-être, à l’autonomisation et au développement socio-économique de cette couche défavorisée (orphelins, enfants et veuves vulnérables).

Il faut aussi noter que toutes les activités d’autonomisation prévues pour cette couche vulnérable ciblée seront orientées durables et respectueuses de l’environnement.

6. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif?

C’est la communauté la plus vivante à laquelle je me dis avoir le privilège d’appartenir. La plateforme a été et reste un tremplin de formation de nos volontaires et surtout de rayonnement de notre Think Tank en termes de projets à partager et de découverte de soi et de l’autre! Nous avons hérité de cette plateforme assez de bonnes pratiques dont quelques-unes citées plus haut. Ce qui a plus donné de vie et de visibilité internationale à notre organisation. Horyou est une belle référence d’écosystème social qui offre en toute simplicité et fluidité plus de visibilités et d’opportunités aux organisations, activistes ou non, citoyens du monde. Nous avons eu des personnalités et des organisations qui nous soutiennent, ce qui nous stimule dans notre engagement et de nous surpasser, d’inspirer et être inspirer en étant ouvert sur le monde! Avoir participé au SIGEF 2015 est aussi une réalisation majeure pour AVD! Vive Horyou, vive SIGEF, vive l’activisme…

Projet AVD de Salubrité au Benin
Projet AVD de Salubrité au Benin

7. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il?

Soyons chacun de nous un «colibris» et «faisons notre part» dans la communion et la solidarité. C’est ce faisant que nous arriverons à bout des nombreux et complexes défis sociaux dont entre autres, le climat! Pour cela, cultivons l’intelligence collective au service d’une humanité nouvelle!

Écrit par Hannah Nunes

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