Afrique

Engagée sur les thèmes de la préservation des forets et de l’accès à l’eau potable aux populations des pays africains, la ministre de l’Économie forestière, du Développement durable et de l’Environnement de la République du Congo, Rosalie Matondo, était une invitée très spéciale du SIGEF à Marrakesh, lors de la COP22. Paneliste au premier jour du Forum, elle nous a parlé sur les projets du gouvernement congolais pour l’environnement et sur l’importance de la COP22 pour mettre les accords sur le changement climatique en action.

La ministre Rosalie Matondo a parlé au publique du SIGEF
La ministre Rosalie Matondo a parlé au publique du SIGEF

Pouvez-vous nous expliquer sur vos projets de préservation des forêts au Congo et son impact social?

Les forêts, comme nous le savons, régulent les équilibres climatiques mondiaux. Étant conscients de cela, nous avons lancé un grand programme national de reforestation et de reboisement d’un million de plantations. Nous avons une grande superficie de forêts naturelles au Congo et nous sommes conscients que nous devons les préserver. D’un autre coté, le bois est encore utilisé comme source d’énergie extraite des forêts naturelles dans beaucoup de nos pays. C’est pourquoi le gouvernement de la République du Congo a lancé ce programme de reforestation et reboisement, afin que les populations non seulement continuent à utiliser le bois comme source d’énergie, le bois issu des plantations, mais également à pouvoir faire un grand projet de séquestration du carbone.

Le deuxième projet c’est “L’eau pour tous”. Le gouvernement congolais a lancé un programme d’installation de 4 mille forages dans les villages où l’eau de source pose encore un problème. Cela permet l’approvisionnement de l’eau potable mais également d’alléger la pénibilité des femmes qui dans les villages sont obligées de faire des kilomètres pour aller puiser le l’eau.

Durant la COP22, le gouvernement Congolais a lancé un fond de préservation des forêts. De quoi s’agit-il?

C’est le fond bleu pour le Bassin du Congo, toujours pour cet accès à l’eau mais également pour les systèmes de production modernes de l’agriculture, donc des systèmes d’irrigation. La COP22 pour nous c’est une opportunité de financement et de transfert de technologie. Nous savons que les gouvernements peuvent participer au financement de nos projets. Notre attente ici c’est que, déjà, tous ensemble, nous travaillions sur le transfert de technologies et tous ensemble, nous réfléchissions sur la mobilisation et le financement.

La ministre de l’Économie forestière, du Développement durable et de l'Environnement de la République du Congo
La ministre de l’Économie forestière, du Développement durable et de l’Environnement de la République du Congo

Quelles sont les axes de développement de la République du Congo pour la COP22?

Nous avons les acquis de la COP de Paris, parce que nous partons de là. Dans la COP de Paris, les pays du Bassin du Congo avaient donné leur position, et nous, la République du Congo, avons appuyé cette position des pays d’Afrique, des pays du Bassin du Congo et également des 77 pays plus la Chine. Pour nous, toutes les décisions prise lors de la COP21 de Paris sont incontestables, maintenant nous devons aller vers l’opérationnalisation ; c’est pourquoi je remercie son altesse royale qui a mis l’accent sur l’action ici sur la COP22. Nous devons aller vers l’action. Je crois que toutes nos populations sont fatiguées des promesses qui n’apportent pas de solutions. La COP21 à Paris a démontré que nous avons tous pris conscience de la gravité de la situation et même les pays qui n’ont pas signé le Protocol de Kyoto ont signé l’Accord de Paris. Nous avons vu avec quelle rapidité l’Accord est entré en vigueur et c’est un espoir pour la planète toute entière. Nous voulons nous accrocher à cette espoir et trouver des solutions et mettre en action.

De quelle manière le changement climatique a affecté le Bassin du Congo et quelles sont les mesures pour réduire cet impact?

Le Bassin du Congo est la zone où la déforestation est la moins importante. Nous n’avons que 0,05% de déforestation. Mais nous n’en sommes pas contents. Nous savons que ce poumon là, comme le poumon de l’Amazonie, peut aider la planète. C’est pourquoi la République du Congo, après les années 2000, a opté dans sa législation pour une gestion durable des forêts, avec un aménagement forestier, avec la certification forestière, avec le programme national de reforestation et reboisement ; au total, 13% de son territoire est ainsi protégé. Tous ces efforts convergent vers la contribution à la préservation de cet écosystème. Et nous allons vers un fond bleu pour le bassin du Congo qui va aider à la gestion des plans d’eau mais aussi à l’approvisionnement des populations.

Écrit par Vivian Soares

L’éducation inclusive au CJARC (devant le siège du CJARC).

                                                                        Une organisation exceptionnelle, qui va au delà des préjugés, c’est le Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) que nous allons vous faire découvrir ce mois-ci dans notre blog.
Le CJARC promeut l’insertion socio-professionnelle des personnes handicapées en général et des personnes handicapées visuelles en particulier.



1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association CJARC?

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) est né le 04 août 1988 à l’initiative de deux jeunes aveugles, Coco Bertin MOWA et Martin Luther AMAHATA ADIBITA, à leur sortie de l’Institut de Réhabilitation pour Aveugles de Buea dans le Sud-ouest du Cameroun. Le CJARC est déclaré comme association sous le récépissé n° 001263 du 20 septembre 1990. Par arrêté No0000045/A/MINATD/DAP/SDLP/SONG du 19 février 2013 portant agrément de l’association CJARC au statut d’ONG, le CJARC est devenu ONG sous l’autorisation du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Et en juillet 2014, le CJARC a accédé au statut spécial de Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC).

Visite du Ministre des Affaires Sociales au CJARC & Cérémonie de Présentation de la distinction.

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) s’est donné la mission d’œuvrer à la réhabilitation et l’épanouissement complet des personnes en situation de handicap visuel. Dans cette perspective, l’éducation et la formation sont au centre de ses activités, de manière à répondre au besoin d’insertion scolaire et socioprofessionnelle des membres. Motivé par la situation préoccupante de marginalisation dans laquelle vivent les personnes handicapées en général et les non-voyants en particulier, il s’est assigné la mission d’aller à la rencontre de la masse des personnes aveugles dont regorge le Cameroun, depuis les métropoles jusqu’au contrées reculées en vue de leur réinsertion sociale. Les membres sont des personnes handicapées visuelles du Cameroun.

Mission du CJARC: Soutenir dans un cadre inclusif, la construction d’un espoir, l’autonomisation des personnes à besoins spéciaux pour leur propre prise en charge, à travers l’éducation, la formation, les appuis et la mobilisation des acteurs.

Vision du CJARC: Avoir une société inclusive où la personne handicapée participe activement et pleinement au processus de développement.

2. Le mois passé vous avez participé à la semaine du “Commonwealth”, qu’en avez-vous retiré?

Participation du CJARC au village du Commonwealth.

Le Commonwealth 2016 a été célébré sous le thème « an inclusive Commonwealth». A cet effet, le CJARC a été sollicité par le Ministère des Affaires Sociales pour faire une exposition lors du Commonwealth Village. L’ouverture officielle s’est faite par la coupure du ruban par le Ministre des Relations Extérieures accompagné du Ministre de la Communication. Ceux-ci ont été accueillis par l’artiste Coco Bertin qui a fait une prestation musicale très applaudie.Lors de cette journée, le CJARC a exposé plusieurs supports de communication présentant le CJARC et de nombreuses œuvres d’art fabriqués par des personnes non-voyantes. Ces objets et documents exposé ont suscité l’attention et du public et le CJARC en est reparti avec de nombreux contacts.

3. Pouvez-vous nous donner un résumé des “cas de bonne pratique” que vous mentionné sur Horyou?  

Documentaires réalisés dans le cadre du projet intitulé « appui à l’appropriation inclusive et locale du cadre juridique de promotion et protection des personnes handicapées » financé par l’Union Européenne à travers le Programme d’Appui à la Société Civile (PASC), les « cas de bonnes pratiques » présentent des personnes vivant avec un handicap, ceux-ci ayant surmonté leur handicap et menant une vie tout à fait normale.

4. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association ces dernières années ? 

Au cours de ces dernières années, le CJARC a effectué d’importances réalisations en occurrence :

  • Premièrement, grâce à un appui de CBM, MTN Cameroon et de la diaspora du CJARC, la construction des salles de classes et d’un foyer a été amorcée.
Les travaux de construction de 4 salles de classes et du foyer au CJARC – appui de MTN Cameroon.
Célébration de la 35ème édition de la Journée International de la Canne Blanche.
  • Ensuite, Soucieux du bien-être de son personnel et épris du développement, le CJARC a bouclé les 28, 29 et 30 décembre l’exercice 2015 par un séminaire sur le Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel (DIRO) en vue d’une mise à niveau générale de son personnel, d’une évaluation approfondie de ses activités et une révision globale et profonde de son organigramme pour une année 2016 plus victorieuse.

  • Afin de mieux s’imprégner des réalités vécues ainsi que d’encourager le travail effectuer dans le but de la promotion des personnes handicapées au CJARC, le Ministre en charge des Affaires Sociales a effectué une visite de travail au siège du CJARC en Mars 2016. Au cours de cette visite, celle-ci a officiellement remis à Coco Bertin, Directeur Général du CJARC, la distinction intitulée « Laurier d’Or de l’Action Sociale, Professionnelle et Humanitaire », octroyé par l’association Passerelles et Synergies des camerounais en France afin d’encourager son travail mené pour la promotion des personnes handicapées du Cameroun.

  • De part son statut consultatif de l’ECOSOC, le CJARC a été convié par l’ONU pour participer à la 49ème session de la commission de la population et du développement et à la 15ème session du comité d’experts de l’Administration Publique qui ont eu lieu au siège des Nations Unies à New York respectivement du 11 au 15 avril et du 18 au 22 avril 2016. Le CJARC a pour la première fois participé à ces sessions par la présence de son Directeur Général Coco Bertin.

5. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler ?

Du 28 au 30 décembre 2015, le CJARC a tenu un atelier de DIRO (Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel). De ce DIRO est ressorti un plan stratégique qui s’étend sur 5 cinq ans (2016-2020). La mise en œuvre de ce plan stratégique constitue le principal challenge du CJARC. Grâce aux financements de plusieurs partenaires financiers, organisations de personnes handicapées, et de ses propres ressources, les travaux de construction et d’aménagement de 4 salles de classes et du pensionnat du CJARC, amorcés en juillet 2014, ont été réalisés à 80% au terme de l’année 2015. Néanmoins, il reste beaucoup à faire pour enfin offrir une école et un foyer adaptés, modernes et inclusifs aux élèves et pensionnaires du CJARC. D’où la poursuite de la mobilisation des fonds.

6. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif ? Qu’est-ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action ?

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun est un membre actif d’Horyou depuis juillet 2015. Cette inscription lui a valu une invitation au SIGEF 2015. Lors de cet évènement international, le CJARC a eu la chance de rencontrer de nombreuses organisations et par ricochet se faire de nouveaux contacts et potentiels partenaires. En outre, le CJARC publie continuellement des actualités ce qui lui permet de présenter les activités qu’il mène pour la promotion des personnes handicapées.

7. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream, Inspire, Act ». Qu’est-ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Pour le CJARC, le mot « Dream » nous fait penser à une vision une idée réaliste du monde, une projection, le mot « Inspire» la créativité et l’originalité et le mot « Act » la matérialisation. En d’autres termes, le CJARC de par sa vision se projette dans un monde meilleur pour les personnes handicapées, crée et pose des actions innovantes en vue de la promotion de celles-ci.

8. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Le message que l’on pourrait partager est « plus on est nombreux plus on est fort. Unissons-nous pour un monde plus inclusif, plus juste. Un monde où le plus fort n’écrase pas le faible, mais lui tend la main pour avancer ensemble ».

Écrit par Hannah Nunes

Prenons quelques minutes aujourd’hui pour regarder autour de nous et penser à notre environnement. Que pouvons-nous faire pour preserver notre écosystème, que faire face au changement climatique, comment aider notre planète? AVD – Association des volontaires du développement durable – est très active sur ce sujet, et nous présente son association et ses projets dans cet article.

Association des Volontaires de Développement Durable
Association des Volontaires de Développement Durable

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association AVD?

L’Association des volontaires du développement durable – AVD est une association à but non lucratif créée en 2010 à Paris par Adama SOW. Sa dimension est internationale au travers de ses actions via des délégations dans 17 pays à ce jour, dont le Bénin.

Les objectifs de l’AVD sont d’éveiller les consciences sur la nécessité de protéger notre écosystème; d’assister et prévenir les populations victimes du changement climatique; de servir d’opérateur aux différents programmes dédiés au développement durable; de créer un vivier de mécanismes d’adaptation au changement climatique et de favoriser les échanges de procédés de développement durable entre les principaux acteurs concernés (États, industries, banques).

Par ailleurs, l’Association des volontaires du développement durable est guidée par des principes d’engagement volontaire et durable, ainsi que d’association transparente et apolitique.

2. Quels sont les programmes que l’AVD fait, pouvez-vous nous les résumer en quelques points?

AVD est un réseau de compétences multidisciplinaires et plurinationales qualifiées et volontairement au service de la biodiversité et des hommes pour un développement durable via des programmes pays d’une part et, d’autre part, ceux spécifiques aux réalités endogènes de chaque pays. Le programme global et commun s’articule autour

  • du «programme de l’Afrique développée par l’émergence du panafricanisme à la base»: ce programme identifie sept pôles de compétences que l’Afrique se doit d’acquérir via sa jeunesse afin d’assurer son émergence tant attendue.

  • de la sécurité alimentaire: l’insécurité alimentaire en Afrique a pour cause fondamentale l’accès à l’eau et à sa gestion équitable pour tous. D’où le but visé d’élaborer, via ce programme, des fichiers de dimensionnement de systèmes de pompages solaires afin d’établir un catalogue de solutions envisageables et accessibles à tous.

  • de la formation : nous formons nos volontaires sur le management relationnel et professionnel, afin de leur permettre d’être un modèle fréquentable pour tous: s’exercer quotidiennement à dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit!

L'équipe AVD
L’équipe AVD

3. D’où vient l’idée the “The Meal” et comment cela fonctionne-t-il? 

The Meal est une initiative de Michel Baumann président de «Un repas pour notre avenir». Il a pour but de réunir simultanément en de nombreux endroits de notre planète et en grand nombre, des personnes de bonne volonté pour partager un repas afin de soutenir les paysans d’ici et d’ailleurs, et plaider en faveur de la souveraineté alimentaire et du droit d’accès des populations autochtones aux ressources naturelles, terre, eau, forêts et semences.

AVD via ses délégations-pays assure la coordination et l’organisation en Afrique de The Meal depuis 2012.

4. Pouvez-vous nous donner un résumé des “cas de bonne pratique” que vous mentionnez sur Horyou? 

A AVD, nous restons très ouverts et attentifs à ce qui se passe à côté et qui aurait permis de régler un de nos défis sociaux. Alors la roue n’étant plus à réinventer, elle existe et elle tourne; il suffit d’une petite intelligence pour l’appliquer à son tour. C’est l’art de l’intelligence collective au service de l’Humanité: ce faisant en terme de bonnes pratiques, AVD lors de SIGEF 2015 a été l’école de quelques bonnes pratiques, spécialement dans le domaine de la santé reproductive et sexuelle (Kalanda-app , services mobiles et gratuits de santé reproductive et sexuelle) et de l’autonomisation des femmes via le recyclage de déchets plastiques en pochettes (P3: Plastique, Projet, Pochette, Burkina Faso et France). Un mois à peine après le SIGEF 2015, nous avons importés Kalanda au Bénin et bientôt au Togo, Burundi et Sénégal. Et nous sommes en début de planification avec Gaelle Nougarede de P3: Plastique, Projet, Pochette, pour leur opérationnalisation très prochainement au Bénin/Togo.

5.  Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler?

Bien sûr :   “Education, Formation and Food for African Orphans”, pour revitaliser le partenariat mondial au service des orphelins et veuves vulnérables, qui a les objectives d’équiper, en 2017, 100 enfants orphelins en kits scolaires et vivres, ouvrir un centre de formation des métiers de recyclage en coiffure, couture et broderie et surtout de mettre en place 25 coopératives agropastorales, composées de 5 familles, au plus, d’orphelins et de veuves, afin de contribuer au bien-être, à l’autonomisation et au développement socio-économique de cette couche défavorisée (orphelins, enfants et veuves vulnérables).

Il faut aussi noter que toutes les activités d’autonomisation prévues pour cette couche vulnérable ciblée seront orientées durables et respectueuses de l’environnement.

6. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif?

C’est la communauté la plus vivante à laquelle je me dis avoir le privilège d’appartenir. La plateforme a été et reste un tremplin de formation de nos volontaires et surtout de rayonnement de notre Think Tank en termes de projets à partager et de découverte de soi et de l’autre! Nous avons hérité de cette plateforme assez de bonnes pratiques dont quelques-unes citées plus haut. Ce qui a plus donné de vie et de visibilité internationale à notre organisation. Horyou est une belle référence d’écosystème social qui offre en toute simplicité et fluidité plus de visibilités et d’opportunités aux organisations, activistes ou non, citoyens du monde. Nous avons eu des personnalités et des organisations qui nous soutiennent, ce qui nous stimule dans notre engagement et de nous surpasser, d’inspirer et être inspirer en étant ouvert sur le monde! Avoir participé au SIGEF 2015 est aussi une réalisation majeure pour AVD! Vive Horyou, vive SIGEF, vive l’activisme…

Projet AVD de Salubrité au Benin
Projet AVD de Salubrité au Benin

7. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il?

Soyons chacun de nous un «colibris» et «faisons notre part» dans la communion et la solidarité. C’est ce faisant que nous arriverons à bout des nombreux et complexes défis sociaux dont entre autres, le climat! Pour cela, cultivons l’intelligence collective au service d’une humanité nouvelle!

Écrit par Hannah Nunes

Les participants de la conférence sur les génocides et la violence de masse Photo: Nicole Matchoss
Les participants de la conférence sur les génocides et la violence de masse Photo: Nicole Matchoss

Une vingtaine d’années après le massacre tutsi au Rwanda, faisant plus de 2 millions de victimes, une conférence a été organisée à Genève afin de discuter d’un des problèmes les plus graves du continent africain: les génocides et la violence de masse.

L’événement, organisé par le magazine « Continent Premier » à l´occasion de son 12ème anniversaire, a réuni le conseiller spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, ainsi que l’ambassadeur de la francophonie auprès des Nations Unies, Ridha Bouabid et la professeure de l´Université de Genève, Sévane Garibien, autour d´une table ronde pour parler de la prévention de ces crimes contre l’humanité.

Le génocide et la violence de masse sont encore une réalité pour beaucoup de pays en Afrique et les spécialistes sont d´accord sur la nécessité et l’urgence de les prévenir. Néanmoins, force également est de constater que les génocides sont des crimes planifiés et causés par plusieurs facteurs qui comprennent les conflits ethno-raciaux, le non-respect des droits de l´homme, l´existence de régimes autoritaires et l´indifférence de la communauté internationale. C´est pour cette raison que prévenir la violence de masse et mettre en place des politiques des droits de l’homme, garantissant conciliations et respect de la diversité, devient une urgence avant d’être une nécessité.

Les spécialistes sont d´accord sur la nécessité et l’urgence de prévenir les crimes de masse Photo: Nicole Matchoss
Les spécialistes sont d´accord sur la nécessité et l’urgence de prévenir les crimes de masse Photo: Nicole Matchoss

Adama Dieng, occupant depuis 2012 un poste créé par les Nations Unies pour la prévention de génocides, explique que la mission de prévention n’est pas l’affaire d’un seul organisme ou pays, mais “la responsabilité de tout le monde”. Trente-cinq ans après la publication de la Charte africaine des droits de L´homme, Adama Dieng pense encore que la communauté internationale et l´Afrique ont beaucoup d´interrogations sur la motivation et le processus de prévention de ces crimes. “Dans certain cas, la communauté internationale décide d´intervenir dans un pays, plus pour changer de régime et se débarrasser d´un leader que pour protéger la population”.

La solution, selon Adama Dieng, est l´engagement dans une gestion constructive de la diversité et le renforcement de la démocratie. « Nous avons vu que ces crimes sont causés par l´exclusion religieuse et d’origine. A la base des violations graves, il y a des discours de haine et de discrimination raciale ou religieuse. Où il a génocide il y a déshumanisation ».

La professeure Sevane Garibian croit qu’il y plusieurs mesures pratiques très concrètes de prévention. “C’est souvent difficile parce que toute prévention de crime de masse est déterminée par une volonté politique d’agir”. Le premier instrument concerne la justice pénale, à travers des poursuites de responsabilités mises en place par la justice nationale ou internationale. Cependant, la justice pénale seule n´est pas suffisante ; “il faut lui ajouter d´autres mesures de démocratisation, de développement des droits de l’homme, de médiation et de coopération avec les gouvernements concernés”, explique-t-elle.

Professeure Garibian. Photo: Nicole Matches
Professeure Garibian. Photo: Nicole Matchoss

La deuxième mesure mentionnée par la professeure concerne la lutte contre la discrimination, les discours de haine et le négationnisme. “Ce combat est nécessaire. Il est absolument impensable de mettre en place la prévention sans discuter le discours de haine”. Un outil très important dans ce processus est l´éducation. “L’étude et la connaissance du passé sont fondamentaux, ainsi que la pensée critique et analytique”. La politique mémorielle, selon Garibian, occupe également un rôle important – la commémoration, les monuments, la recherche de traces des crimes sont importants pour penser à la problématique de prévention.

Ridha Bouabid, représentant de la francophonie auprès des Nations Unies, explique qu’il faut donner la priorité aux acteurs nationaux avant d’imposer une quelconque solution externe. “Nous devons tout faire pour protéger la coopération, aider à créer des dialogues et favoriser les conditions propices, mais nous ne pouvons pas faire la paix à la place des protagonistes humains”, défend-il.

L´ambassadeur de L´Union Africaine, Jean-Marie Ehouzou, confirme en disant que, malgré la bonne volonté de la communauté internationale et les textes extraordinaires, les questions de prévention échouent du fait des principes qui sont transgressés. “Les crises sont anciennes et les décisions sont souvent prises au niveau supranational du Conseil de sécurité. Il faut trouver des solutions africaines. Nous sommes autonomes, l´Afrique est indépendante. Il faut respecter les institutions qui sont en place”.

Écrit par Vívian Soares

ADEV- Titre ( grande)
L’association des Acteurs de Développement (ADEV).

L’association des Acteurs de Développement (ADEV), basée au Cameroun, oeuvre maintenant depuis plus de trois ans auprès des femmes et des jeunes de la société camerounaise. Cette association, créée par des jeunes pour les jeunes, a pour but d’informer, sensibiliser et instruire les personnes sus-mentionnées afin qu’elles puissent à leur tour agir ensemble pour un développement du pays en accord avec les nouveaux objectifs écologiques élaborés en marge de la COP21.

L’association a de nombreux projets et ce dans des domaines variés avec pour principe d’inclure au maximum la société civile.

Nous en découvrons ici un large échantillon grâce à Félicité Djoukouo, directrice exécutive de l’association, qui a accepté de répondre à nos questions.

1.Pouvez-vous nous présenter brièvement votre association?

L’association des Acteurs de Développement a été créée en 2009 par de jeunes camerounais travaillant dans des disciplines variées et soucieux d’apporter leur contribution au développement international. C’est une plateforme de formation, d’investigation et de consultation, ainsi qu’un espace de concertation et d’expression, débouchant sur des actions concrètes en faveur du développement durable. L’objectif principal de notre association est de responsabiliser les communautés par rapport à leur propre développement. Par exemple, nous essayons de dynamiser les groupes de femmes et de jeunes pour en faire des agents de changement dotés d’un esprit entrepreneurial, de leadership et de volontariat. Nous essayons aussi de faire naître en eux le souci du respect de l’environnement et de la gestion durable des ressources naturelles. Finalement, nous promouvons aussi l’intégration permanente de l’approche de genre dans tout projet que nous mettons en place.

2. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le projet RASP4DEV School que vous avez lançé en Novembre 2015 à Yaoundé ?

Le projet RASP4DEV School que nous avons lancé en novembre 2015 est une initiative d’un jeune ingénieur camerounais, William Elong, qui a sollicité l’expertise de l’ADEV dans les modules d’entrepreneuriat et de leadership. Le projet RASP4DEV sensibilise les jeunes à l’utilité de l’informatique (notamment grâce à la présentation du Raspberry – modem wifi qui fonctionne à l’énergie solaire et sans connexion internet). Il a aussi pour but de former les jeunes vivant en zones rurales à la recherche sur Internet et sur les médiathèques et les initie à la programmation et la création de contenus. Il apporte aussi un appui psychologique pour les enfants et les jeunes à travers des ateliers sur le leadership et l’entrepreneuriat.

Projet Rasp4dev School - initiation à l'informatique en zones rurales.
Projet Rasp4dev School – initiation à l’informatique en zones rurales.

3.Vous avez aussi dernièrement élaboré un plan communal de développement dans la commune d’Obala au Cameroun. Quels en étaient les axes principaux et dans quel but a-t-il été établi ?

Le Plan Communal de Développement est élaboré en tenant compte de la spécificité des composantes sociologiques d’une commune (espace urbain vs espace rural par exemple). Il est élaboré par un organe d’appui local, nommé Action commune pour la préservation de l’Environnement et le Développement (ACP-CAM) dans le cas de la commune d’Obala et ce dernier a demandé à l’ADEV de l’aider dans l’éboration de ce plan. Ce diagnostic participatif porte sur les problèmes exprimés par les populations elles-mêmes à travers des interviews semi-structurés, formels et/ou informels ou d’observation directe. L’élaboration de ce plan a pour but d’évaluer les capacités et les limites de la commune ainsi que les opportunités et contraintes au développement local. L’objectif était de répondre à une double exigence : 1) Améliorer les connaissances et la compréhension de la commune par elle-même et par ses partenaires 2) Accompagner la commune dans un exercice d’auto-analyse des ressources dont elle dispose, des forces et faiblesses liées à sa situation actuelle ainsi que des opportunités et contraintes à prendre en considération dans le nouveau cadre de la décentralisation.

4.La COP21 a eu lieu il y a peu et l’ADEV est très impliquée dans les questions environnementales. Quel type d’actions essayez-vous de mettre en place dans ce domaine ?

Le Cameroun est un faible émetteur de gaz à effet de serre mais sa stratégie ambitieuse de développement se traduit par une forte hausse d’émissions d’ici 2035. C’est ainsi qu’en prélude à la COP21, le Cameroun a pris l’engagement de réduire ses émissions de 32% d’ici 2035. Afin d’aider le pays à respecter cet engagement, l’ADEV, en tant qu’organisation de la société civile camerounaise et constatant une vive montée de l’insalubrité dans certains quartiers de la ville de Yaoundé, a mis en place le projet WELFARE dans l’optique d’y remédier par des actions concrètes à travers la mise sur pied de méthodes incitatives visant l’implication de tous. Le projet consiste en un ensemble d’activités entrepris dans l’optique de promouvoir, sensibiliser et mobiliser la population autour de la problématique de la protection de l’environnement en général mais surtout de sa préservation à travers le nettoyage et l’assainissement de leur espace de vie immédiat.

Le projet WELFARE qui sensibilise la population à la protection de l'environnement.
Le projet WELFARE qui sensibilise la population à la protection de l’environnement.

5. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association durant ces dernières années ?

Je pense à la réalisation de la première édition des Journées de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat (JEME) organisée dans les villes de Yaoundé et de Douala sous le thème « Pour une jeunesse entreprenante et autonome sans discriminations » en février 2015. C’est un des projets qui a eu une importance particulière pour l’ADEV l’an passé. Les JEME avaient pour objectif de créer un cadre de rencontre, d’information et d’échanges regroupant les jeunes, les professionnels et les pouvoirs publics au sujet des questions d’emploi et d’entrepreneuriat, en prenant notamment en compte des facteurs comme le handicap. L’objectif plus spécifique de ces journées était d’inculquer l’esprit entrepreneurial à des élèves et des jeunes, handicapés comme valides, mais aussi de renforcer leurs capacités dans le domaine de l’entrepreneuriat en vue de leur autonomisation et de les informer sur les opportunités d’emploi qu’offrent les secteurs public et privé. Finalement, grâce à ces journées, nous avons aussi pu donner aux jeunes des couches plus vulnérables les outils nécessaires pour leur autonomisation et leur réinsertion sociale grâce à des ateliers de discussions et des activités ludiques.

6.Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler ?

L’ADEV prépare en ce moment la deuxième édition des JEME qui aura lieu en juin 2016 et qui sera dorénavant renommée “Jeunesse, Emploi et Entrepreneuriat”. Ce programme vise à donner aux jeunes des outils qui puissent leur permettre d’entreprendre et de devenir autonomes dans le domaine de leur choix. Les JEME sont ouverts à toutes les catégories sociales sans aucune discrimination et sont placés cette année sous le thème « Jeunesse : de l’ambition à la réalisation ». L’ADEV, à travers ce programme, entend stimuler la jeunesse à proposer des solutions innovantes aux problèmes locaux d’une part et d’autre part les encourager et les accompagner dans la création d’emplois qui auront un impact sur nos communautés pour aider le gouvernement camerounais dans ces objectifs pour 2035. Nous travaillons aussi en ce moment avec Livres Sans Frontière et Bibliothèques Sans Frontière sur la possibilité d’expédier une cargaison de livres d’ici le mois de Juillet 2016 pour les établissements scolaires de quelques localités du Cameroun, précisément les établissements de la région de l’extrême-nord en proie aux attaques kamikaze de Boko Haram.

Première édition des Journées de l'emploi et de l'entrepreneuriat (JEME).
Première édition des Journées de l’emploi et de l’entrepreneuriat (JEME).

7. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif ? Qu’est ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action?

Nous pensons que Horyou est un réseau d’avenir et d’envergure. La plateforme nous apporte dans le cadre de nos actions une certaine visibilité et crédibilité à l’échelle internationale.

8. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream Inspire Act ». Qu’est ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Ce slogan rejoint les valeurs qui accompagnent notre association. En effet, le rêve est un leitmotiv qui nous permet d’entreprendre des actions inspirantes.

9. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Le message de l’ADEV serait “stop speaking, start acting for a sustainable development”.

Pour en savoir plus sur leurs actions, visitez leur page Horyou ou leur site internet

Ecrit par Laurie Martin

Projet d'amélioration des techniques de cuisson au Cambodge. Credits : GERES
Projet d’amélioration des techniques de cuisson au Cambodge. Credits : GERES

Le GERES (Groupe Energies Renouvelables,Environnement et Solidarités), ONG française créée en 1976, travaille sur de nombreux projets de développement durable en Europe mais aussi en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est et centrale. L’organisation s’intéresse aux enjeux énergétiques, environnementaux et de réduction de pauvreté, causes interdépendantes et qui l’interrogent sur de nombreux territoires.

L’organisation travaille en partenariat avec les acteurs locaux et cherche toujours à s’adapter au mieux aux contextes socioculturels des pays dans lesquels elle intervient.

Le chargé de communication de l’organisation, Mathieu Grapeloup, a accepté de répondre à nos questions.

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement le GERES ?

Le GERES est une ONG française qui va fêter ses 40 ans cette année ! Notre mission principale est d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant l’environnement. Nos solutions dépendent des différents contextes géographiques où nous intervenons : la transition énergétique en Europe et en Méditerranée, le bioclimatisme en Asie centrale, la gestion de la biomasse en Asie du sud-est ou encore l’accès à l’énergie en zone rurale en Afrique de l’Ouest. Nous avons également une forte expertise sur les changements climatiques depuis plusieurs années.

2. Vous avez ouvert le premier centre d’information sur l’energie au Tajikistan il y a peu. Pouvez-vous nous expliquer quelle sera la fonction principale de ce centre et ce qu’il va pouvoir apporter ?

Ce centre va ressembler aux Points Info Energie que l’on peut trouver en France : les agents qui travaillent vont pouvoir accueillir, informer et conseiller la population sur les solutions d’économie d’énergie qui permettront plus de confort et une meilleure maîtrise des dépenses énergétiques dans les logements.

3. Vous êtes aussi à la base d’un film réalisé sur la première zône d’activité électrifiée 100% renouvelable au Mali. Quelles sont les avancées principales qui vont découler de la mise en place d’une telle zône ?

L’objectif est de regrouper des entreprises d’artisanat et des services sur un même site dédié qui offre un espace de travail adéquat et un service électrique en continu, 100% renouvelable et autonome. Il va permettre à la population d’accéder à des produits et services jusqu’alors inexistants, trop coûteux ou difficiles d’accès, tels qu’une boulangerie, une fabrique de glace,internet ou encore une radio communautaire.

Première zône d’activité électrifiée 100% renouvelable au Mali. Credits : GERES
Première zône d’activité électrifiée 100% renouvelable au Mali. Credits : GERES

4. La COP21 a eu lieu il y a peu et le GERES est très impliqué dans les
questions environnementales. Quelles sont les actions principales que vous essayez de mettre en place dans ce domaine ?

Le GERES a participé à toutes les conférences des Parties sur le climat (COP) depuis celle de Bali en 2007. Nous avons une expertise à faire valoir sur les deux piliers de la réponse aux changements climatiques : l’atténuation (réduire les émissions de gaz à effet de serre) et l’adaptation (prendre des mesures de résilience face aux changements en cours ou à venir). Ces aspects sont pris en compte dans la plupart de nos projets. Nous faisons également un travail de plaidoyer sur la question auprès des décideurs dans le cadre de la Commission climat et développement de Coordination SUD dont nous sommes chefs de file. Nous défendons par ailleurs une certaine vision du développement : la Solidarité climatique. Il s’agit de faire des efforts au nord pour réduire nos émissions et à la fois d’accompagner les pays en développement dans une croissance bas-carbone.

5. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour le GERES durant ces dernières années ?

Le plus gros projet du GERES de ces dernières années a été la diffusion de plus de 3 millions de foyers améliorés au Cambodge pour réduire la pression sur la biomasse. Près de la moitié de la population urbaine et péri-urbaine a pu améliorer sa technique de cuisson pour émettre moins de CO2. C’est un succès considérable.

6. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont
vous souhaiteriez nous parler ?

Nous avons toujours des projets. Une soixantaine sont menés actuellement à travers le monde. Notre souhait, cependant, ce serait de retourner en Inde. Historiquement, c’est l’un des pays auquel nous nous sommes intéressés en premier et nous y avons mené un beau projet de diffusion de bâtiments bioclimatiques entre 2010 et 2013. Nous y reviendrons peut-être bientôt pour travailler sur l’agriculture durable.

7. Que pensez-vous d’Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre
actif ? Qu’est ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action?

Horyou est un très beau concept de réseau social avec une équipe très sympa et motivée qui le porte. Cette plateforme mériterait d’être encore plus connue pour que ses effets positifs puissent se démultiplier !

8. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream Inspire Act ». Qu’est ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Les personnes qui travaillent au GERES peuvent avoir des parcours de vie différents mais elles sont toutes là parce qu’un moment donné elles ont rêvé de participer à la construction d’un monde « plus durable » ou parce que quelqu’un ou quelque chose les a inspirées. Mais une fois « géressien », un seul objectif nous anime : agir.

8. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la
communauté Horyou, quel serait-il ?

Nous souhaitons une excellente année 2016 à toute la communauté ! Dans le sillon de la COP21, il y a plein de beaux projets à construire pour enclencher la transition vers un monde durable. Réalisons-les ensemble !

Pour en savoir plus, visitez leur page Horyou ou leur site internet!

Written by Laurie Martin

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