Afrique

L’Association “AMIS pous la promotion de la Justice” est une organisation que défend les intêrets des populations les plus vulnérables au Cameroun. Nous sommes heureux d’exposer le profil de cette nouvelle organization sur notre plate-forme Horyou en diffusant l’entretien que nous avons eu avec son coordonnateur national, Mang Abena Guy Joseph.

Projet Circulaire et Assainissement

1. Racontez-nous en quelques mots “AMIS pour la promotion de la Justice” et ses actions.

Notre plan d’action consiste à œuvrer pour l’appropriation et la connaissance par chaque citoyen de ses droits et devoirs afin de limiter les injustices sociales liées à l’ignorance de ces droits. Nos projets principaux sont fréquemment liés aux droits humains, notamment aux droits des femmes. Je citerai, notamment, la vulgarisation de la procédure du jugement d’hérédité, le moto taximan citoyen, le projet eau potable dans cinq villages du Cameroun, la vulgarisation de la procédure d’établissement des actes d’état civil aux associations de femmes rurales, le projet de création d’un centre de santé à Monti au Cameroun, le projet de construction d’une école maternelle et primaire bilingue à Afanoyoa, le projet femmes actives protectrices de l’environnement (F.A.P.E) et enfin le projet d’impliquer les villes africaines dans le développement durable (Projet I.V.A.D.D).

2. Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés en travaillant avec la promotion de la justice et du dialogue interreligieux dans une société aussi diverse que la société camerounaise ?

Le Cameroun compte selon les dernières estimations 47 associations religieuses légalement autorisées. La question de la criminalité basée sur un fondement religieux est le problème majeur auquel sont confrontés tous les Etats de la planète. Elle est l’une des principales causes d’instabilité et de pertes en vies humaines. Au Cameroun, d’importants problèmes liés à l’intolérance religieuse peuvent survenir à tout moment, surtout si rien n’est fait à temps pour les éviter. En oeuvrant en faveur du dialogue interreligieux nous voulons prévenir les conflits, promouvoir le vivre ensemble dans la différence. Nous cherchons ainsi à cultiver la paix durable (ODD 16).

Plaidoyer pour une eau saine en zone rurale

3. Vous pensez donc que les citoyens ne sont pas bien informés sur leurs droits. Comment améliorer cette situation ?

Les citoyens camerounais ne sont pas bien informés sur leurs droits. Toutes les universités camerounaises n’ont pas de faculté de droit d’où l’ignorance par les étudiants eux-mêmes de leurs droits. Ainsi, une enquête menée en mars 2015 par l’association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun montre que 70% des étudiants ignorent leurs droits. L’amélioration de cette situation passe inévitablement par un soutien constant aux organisations de la société civile qui promeuvent le droit. Avec le travail de vulgarisation que mène l’association “Amis pour la promotion de la Justice”, le vendeur ambulant, le boutiquier du quartier, la paysanne, le moto taximan ou le couturier, sortent de l’ignorance et revêtent les habits de citoyen. Car la clé de tout développement est la citoyenneté.

4. Êtes-vous engagés pour les Objectifs de Développement Durable de l’ONU ? Lesquels ?

Nos projets concourent à la réalisation des Objectifs de Développement Durable 1, 3, 4, 5, 11, 13, 15 et 16.

5. Quelles sont vos priorités pour 2018 ?

Trouver des partenaires techniques et financiers qui nous soutiennent pour la mise en œuvre de nos projets.

6. “Amis pour la promotion de la Justice” est un nouveau membre de notre communauté. Partagez avec nous vos espoirs et vos plans concernant la communauté Horyou !

L’association “Amis pour la promotion de la justice” espère bénéficier du soutien et de la grande expérience des membres de la communauté Horyou pour grandir d’avantage et réaliser ses projets. En outre nous sommes disposés à être le poumon d’Horyou au Cameroun.

Créée par l’ONG AJDAC, Lyric’Art Media est une unité sociale de production culturelle dont le projet est la diffusion de la culture et des actions sociales innovantes destinées à révéler de jeunes artistes africains via des émissions numériques. Nous avons interrogé Sinclair F, fondateur du projet.

Danse Teké du Nord Bénin

 

Pouvez-vous nous présenter brièvement Lyric’Art Média?

Lyric’Art Média est un média numérique créé par l’ONG AJDAC et dont le but est de faire la promotion de la culture, des valeurs artistiques et des actions sociales innovantes ayant un impact positif sur les populations d’une part et sur les politiques et stratégies de développement d’autre part. Ayant lancé le projet en 2014 avec le Magazine culturel Lyric’Art, nous avons ensuite voulu toucher un peu plus notre audience d’bord en décidant la création de la Web Tv en 2016 puis cette année par la mise en place d’une unité sociale de production (Lyric’Art Production) qui vise à mieux promouvoir les talents et assurer un tant soit peu notre autonomie.

L’Artiste Togolais Kaporal Wisdom sur scène

Dans votre média, vous parlez de talents, de culture et d’actions sociales… Pourquoi vous avez choisi de traiter ces questions ?

L’ONG AJDAC est née de la nécessité d’assurer la visibilité et la promotion du tourisme et de la culture d’une part et le bien-être des populations pauvres et vulnérables d’autre part. Lyric’Art Média est donc un outil pour atteindre ces objectifs, rendre visible nos potentiels culturels et touristiques ainsi que les innombrables bonnes actions dont les impacts contribuent à créer un monde meilleur. Au Bénin comme un peu partout en Afrique, les vrais talents restent encore cachés dans nos quartiers et villages. L’absence d’action pouvant favoriser l’expression de ces jeunes talents aux fins de les promouvoir et le coût élevé des temps d’antenne sur les médias classiques constituent un blocus pour leur éclosion. De même, nous avons le souci de la promotion d’une élite culturelle responsabilisée par les valeurs positives et éducatives véhiculées par leur œuvre. Nous pensons que cette démarche pourrait aider à amener de jeunes artistes sans convictions ni éthique à améliorer leur production.

Cirque Super Acrobate de Cotonou

Y a-t-il eu en 2017 une réalisation qui revêt une importance toute particulière pour vous ?

La mise en boite de notre première émission «Santé Pour Tous», sans doute. C’était excitant ; bien sûr, j’ai réalisé plusieurs éléments audiovisuels mais pour Lyric’Art Média c’était un rêve qui prenait corps. Après les difficultés liées à la logistique (location des caméras…) et les petits soucis de lumière, son… c’était une joie pour toute l’équipe de voir éclore le fruit de nos efforts. Ce sera peut-être notre pire production mais c’était notre première émission. Vous pouvez y jeter un coup d’œil sur notre plateforme à l’adresse suivante: http://lyricartmedia.com/2017/11/19/sante-pour-tous-bientot-en-ligne/

Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place en 2018 ?

Un studio mobile. Il s’agit d’aller à la rencontre des richesses culturelles, cultuelles et sociales les plus enfouies et / ou en voie de disparition à travers le Bénin et l’Afrique pour faire découvrir au monde ce merveilleux vivier de couleur, d’amour et de chaleur dont regorge notre continent. Pour ce projet nous avons besoin de partenaires et de soutiens et je serai heureux d’en avoir via Horyou qui regorge à n’en point douter de fervents défenseurs de la nature et des valeurs sociales et culturelles.

Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Il y a un proverbe Africain qui dit «une brindille ne peut soulever la poussière mais un ballais le peut». La somme des petites bonnes actions peut changer le monde, j’y crois et j’estime qu’il faut qu’on se soutienne pour offrir un monde meilleur à la postérité ! Toutefois, dépendant uniquement de l’ONG AJDAC qui elle aussi fonctionne sur fond propre depuis sa création, nos moyens limités ne nous permettent pas de répondre à toutes les sollicitations. Je profite donc de ce canal pour lancer un vibrant appel à tous ceux qui peuvent nous appuyer pour l’acquisition de caméras professionnelles, micro-ordinateurs, enregistreurs, micros-cravates… pour améliorer nos productions.

Depuis dix ans, l’association “Action sociale” soutient des enfants et adolescents, notamment dans les communautés plus vulnérables au Cameroun, en leur offrant un accompagnement psychologique et psychosocial. En 2018, cette organisation active sur notre plate-forme Horyou fête son dixième anniversaire avec des résultats impressionnants – plus de 100 familles d’enfants vivant avec un handicap ont été accompagnés, pendant qu’environ 2000 entretiens psychologiques ont été menés auprès d’enfants et enseignants dans les écoles camerounaises et que plus de 1000 enfants on été sensibilisés contre les maladies sexuellement transmissibles. Horyou a interviewé le président de l’association, Eustache Essouma.

 

Action Sociale au Cameroun

Pouvez-vous nous présenter brièvement “Action sociale”?

L’association “Action sociale” est née en janvier 2008 du besoin de rendre la communauté accessible à la psychologie. C’est une association à but non lucratif. Ses principales cibles sont les enfants et les mamans adolescentes. “Action sociale” rêve d’une société exempte des maladies chroniques et mentales où les populations sont épanouies et adoptent des comportements positifs et responsables. L’association mène des actions de communication sociale, de prise en charge psychologique ou psychosociale et d’insertion socio-économique dans la communauté par les psychologues, les chercheurs, les consultants, les volontaires, les bénévoles et les membres en vue d’améliorer le bien-être des populations. Sa mission est de lutter contre les maladies chroniques et mentales des populations en organisant des campagnes de mobilisation et de sensibilisation, ainsi que des séances de suivi et d’accompagnement psychologique ; d’épanouir les mamans adolescentes à travers l’insertion socio-économique et de changer positivement les comportements des populations à travers la conception et la production des jeux de société. “Action sociale” intervient aux niveaux de la communication sociale, la santé mentale, la santé communautaire, l’insertion socioéconomique des mamans adolescentes, la formation et la recherche.

Vous éduquez des jeunes sur les sujets sensibles comme le HIV et ses conséquences. Comment aborder ce genre de questions d’une façon effective et délicate en travaillant avec ce public?

Nous utilisons des films et des jeux pour sensibiliser nos cibles. Pour nous l’image et le jeu sont faciles pour une prise de conscience et pour faire passer le message.

Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour vous ces dernières années?

Nous avons réussi à créer un jeu de société qui permet de lutter contre les inégalités de genre, de stigmatisation et de discrimination des personnes vivant avec le handicap. En 2018 nous voulons en faire la promotion et le vulgariser.

Enfants jouent avec le jeu de societé

Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il?

Horyou est une plate-forme de communication. Elle est très importante pour les ONG et associations. Nous encourageons tout le monde à se l’approprier.

Une organisation active sur notre plate-forme Horyou, l’ONG FAID – Food and Agriculture Initiatives for Development – travaille sur les projets agro-écologiques au Bénin dans l’espoir de promouvoir le dévéloppement durable en stimulant une agriculture équitable et une alimentation saine. Nous avons interviewé Vianio Kougblénou, secrétaire executif de l’ONG, qui nous a inspirés avec ses idées et projets pour l’environnement et l’éducation!

ONG Faid au Benin

Pouvez-vous nous raconter en quelques mots votre histoire et vos projets ?

Tout est parti d’un amour partagé entre personnes venant d’horizons divers pour une agriculture et une alimentation plus «saines et équitables», au regard des conséquences sanitaires graves et grandissantes de la production conventionnelle et des pertes et gaspillages alimentaires notoires, cause majeure de la famine. De Juin 2017 à ce jour, nous avons appuyé la création de trois jardins solaires et communautaires ; sensibilisé les élèves à ce que doit être l’agriculture à l’ère du changement climatique ; fait la production agro-écologique de semences de légumes menacées et en avons fait don aux écoles et aux maraîchers ; fait de la transformation de produits pour éviter leur gaspillage (fruit à pain, curcuma, tomates, farine de maïs sans amidon, jus de fruits bio…).

Quels sont les objectifs les plus importants de votre organisation ?

L’ONG FAID a pour mission principale la valorisation des filières agricoles et animales en passant par leur organisation, production et transformation en vue d’assurer la sécurité alimentaire et de lutter efficacement contre les pertes et gaspillages, source d’extrême pauvreté. Nous voulons encadrer les producteurs et les sensibiliser à la gestion optimale des ressources pour une agriculture et une alimentation «saines et équitables» ; motiver et piloter des initiatives, projets et activités axés sur la réduction des pertes et gaspillages alimentaires ; offrir une assistance nutritionnelle aux orphelins, aux handicapés et aux personnes fragilisées ; assainir l’environnement et valoriser la filière agricole et animale.

L’ONG FAID a le soutien et un partenariat avec Slow Food International

Quels sont vos projets pour 2018 ?

A l’ONG FAID, préserver de façon soutenable la biodiversité est notre passion! Pour relever ce défi majeur, en 2018, nous comptons développer et vulgariser l’agri-technologie «GléSika», une innovation qui permet de résoudre le problème de gestion optimale d’eau du côté de la pépinière. Autre projet, “One School = One agro-ecological Garden”, projet d’Éducation à l’Environnement et au Développement Durable (EEDD) lancé en 2017 avec le soutien financier de Slow Food International, suivi de dons de kits de démarrage ou de renforcement de jardins scolaire ou pédagogiques. Il y a aussi le projet-programme «Jardins des Pêches», visant à faire de Cotonou une ville durable en matière de productions végétales et animales. Démarré en phase pilote en 2017, nous y faisons déjà de la production organique de lapins et de volailles locales et de la production de semences des espèces végétales menacées.

Projet Jardin des Pêches

Voulez-vous laisser un message pour notre communauté Horyou ?

Les obstacles à la préservation de l’environnement sont institutionnels, financiers et politiques, et l’on sait comment les lever : il s’agit de développer et de promouvoir un partenariat mondial (Nord-Sud) pour la gestion de projets climato-compatibles. La transition écologique est avant tout une question d’attitude, une question spirituelle. Le Climat devra être considéré comme un bien commun, et gérer en tant que tel. “Ensemble œuvrons donc pour une production plus juste, plus sobre et plus respectueuse des écosystèmes”.

Engagée sur les thèmes de la préservation des forets et de l’accès à l’eau potable aux populations des pays africains, la ministre de l’Économie forestière, du Développement durable et de l’Environnement de la République du Congo, Rosalie Matondo, était une invitée très spéciale du SIGEF à Marrakesh, lors de la COP22. Paneliste au premier jour du Forum, elle nous a parlé sur les projets du gouvernement congolais pour l’environnement et sur l’importance de la COP22 pour mettre les accords sur le changement climatique en action.

La ministre Rosalie Matondo a parlé au publique du SIGEF
La ministre Rosalie Matondo a parlé au publique du SIGEF

Pouvez-vous nous expliquer sur vos projets de préservation des forêts au Congo et son impact social?

Les forêts, comme nous le savons, régulent les équilibres climatiques mondiaux. Étant conscients de cela, nous avons lancé un grand programme national de reforestation et de reboisement d’un million de plantations. Nous avons une grande superficie de forêts naturelles au Congo et nous sommes conscients que nous devons les préserver. D’un autre coté, le bois est encore utilisé comme source d’énergie extraite des forêts naturelles dans beaucoup de nos pays. C’est pourquoi le gouvernement de la République du Congo a lancé ce programme de reforestation et reboisement, afin que les populations non seulement continuent à utiliser le bois comme source d’énergie, le bois issu des plantations, mais également à pouvoir faire un grand projet de séquestration du carbone.

Le deuxième projet c’est “L’eau pour tous”. Le gouvernement congolais a lancé un programme d’installation de 4 mille forages dans les villages où l’eau de source pose encore un problème. Cela permet l’approvisionnement de l’eau potable mais également d’alléger la pénibilité des femmes qui dans les villages sont obligées de faire des kilomètres pour aller puiser le l’eau.

Durant la COP22, le gouvernement Congolais a lancé un fond de préservation des forêts. De quoi s’agit-il?

C’est le fond bleu pour le Bassin du Congo, toujours pour cet accès à l’eau mais également pour les systèmes de production modernes de l’agriculture, donc des systèmes d’irrigation. La COP22 pour nous c’est une opportunité de financement et de transfert de technologie. Nous savons que les gouvernements peuvent participer au financement de nos projets. Notre attente ici c’est que, déjà, tous ensemble, nous travaillions sur le transfert de technologies et tous ensemble, nous réfléchissions sur la mobilisation et le financement.

La ministre de l’Économie forestière, du Développement durable et de l'Environnement de la République du Congo
La ministre de l’Économie forestière, du Développement durable et de l’Environnement de la République du Congo

Quelles sont les axes de développement de la République du Congo pour la COP22?

Nous avons les acquis de la COP de Paris, parce que nous partons de là. Dans la COP de Paris, les pays du Bassin du Congo avaient donné leur position, et nous, la République du Congo, avons appuyé cette position des pays d’Afrique, des pays du Bassin du Congo et également des 77 pays plus la Chine. Pour nous, toutes les décisions prise lors de la COP21 de Paris sont incontestables, maintenant nous devons aller vers l’opérationnalisation ; c’est pourquoi je remercie son altesse royale qui a mis l’accent sur l’action ici sur la COP22. Nous devons aller vers l’action. Je crois que toutes nos populations sont fatiguées des promesses qui n’apportent pas de solutions. La COP21 à Paris a démontré que nous avons tous pris conscience de la gravité de la situation et même les pays qui n’ont pas signé le Protocol de Kyoto ont signé l’Accord de Paris. Nous avons vu avec quelle rapidité l’Accord est entré en vigueur et c’est un espoir pour la planète toute entière. Nous voulons nous accrocher à cette espoir et trouver des solutions et mettre en action.

De quelle manière le changement climatique a affecté le Bassin du Congo et quelles sont les mesures pour réduire cet impact?

Le Bassin du Congo est la zone où la déforestation est la moins importante. Nous n’avons que 0,05% de déforestation. Mais nous n’en sommes pas contents. Nous savons que ce poumon là, comme le poumon de l’Amazonie, peut aider la planète. C’est pourquoi la République du Congo, après les années 2000, a opté dans sa législation pour une gestion durable des forêts, avec un aménagement forestier, avec la certification forestière, avec le programme national de reforestation et reboisement ; au total, 13% de son territoire est ainsi protégé. Tous ces efforts convergent vers la contribution à la préservation de cet écosystème. Et nous allons vers un fond bleu pour le bassin du Congo qui va aider à la gestion des plans d’eau mais aussi à l’approvisionnement des populations.

Écrit par Vivian Soares

L’éducation inclusive au CJARC (devant le siège du CJARC).

                                                                        Une organisation exceptionnelle, qui va au delà des préjugés, c’est le Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) que nous allons vous faire découvrir ce mois-ci dans notre blog.
Le CJARC promeut l’insertion socio-professionnelle des personnes handicapées en général et des personnes handicapées visuelles en particulier.



1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association CJARC?

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) est né le 04 août 1988 à l’initiative de deux jeunes aveugles, Coco Bertin MOWA et Martin Luther AMAHATA ADIBITA, à leur sortie de l’Institut de Réhabilitation pour Aveugles de Buea dans le Sud-ouest du Cameroun. Le CJARC est déclaré comme association sous le récépissé n° 001263 du 20 septembre 1990. Par arrêté No0000045/A/MINATD/DAP/SDLP/SONG du 19 février 2013 portant agrément de l’association CJARC au statut d’ONG, le CJARC est devenu ONG sous l’autorisation du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Et en juillet 2014, le CJARC a accédé au statut spécial de Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC).

Visite du Ministre des Affaires Sociales au CJARC & Cérémonie de Présentation de la distinction.

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) s’est donné la mission d’œuvrer à la réhabilitation et l’épanouissement complet des personnes en situation de handicap visuel. Dans cette perspective, l’éducation et la formation sont au centre de ses activités, de manière à répondre au besoin d’insertion scolaire et socioprofessionnelle des membres. Motivé par la situation préoccupante de marginalisation dans laquelle vivent les personnes handicapées en général et les non-voyants en particulier, il s’est assigné la mission d’aller à la rencontre de la masse des personnes aveugles dont regorge le Cameroun, depuis les métropoles jusqu’au contrées reculées en vue de leur réinsertion sociale. Les membres sont des personnes handicapées visuelles du Cameroun.

Mission du CJARC: Soutenir dans un cadre inclusif, la construction d’un espoir, l’autonomisation des personnes à besoins spéciaux pour leur propre prise en charge, à travers l’éducation, la formation, les appuis et la mobilisation des acteurs.

Vision du CJARC: Avoir une société inclusive où la personne handicapée participe activement et pleinement au processus de développement.

2. Le mois passé vous avez participé à la semaine du “Commonwealth”, qu’en avez-vous retiré?

Participation du CJARC au village du Commonwealth.

Le Commonwealth 2016 a été célébré sous le thème « an inclusive Commonwealth». A cet effet, le CJARC a été sollicité par le Ministère des Affaires Sociales pour faire une exposition lors du Commonwealth Village. L’ouverture officielle s’est faite par la coupure du ruban par le Ministre des Relations Extérieures accompagné du Ministre de la Communication. Ceux-ci ont été accueillis par l’artiste Coco Bertin qui a fait une prestation musicale très applaudie.Lors de cette journée, le CJARC a exposé plusieurs supports de communication présentant le CJARC et de nombreuses œuvres d’art fabriqués par des personnes non-voyantes. Ces objets et documents exposé ont suscité l’attention et du public et le CJARC en est reparti avec de nombreux contacts.

3. Pouvez-vous nous donner un résumé des “cas de bonne pratique” que vous mentionné sur Horyou?  

Documentaires réalisés dans le cadre du projet intitulé « appui à l’appropriation inclusive et locale du cadre juridique de promotion et protection des personnes handicapées » financé par l’Union Européenne à travers le Programme d’Appui à la Société Civile (PASC), les « cas de bonnes pratiques » présentent des personnes vivant avec un handicap, ceux-ci ayant surmonté leur handicap et menant une vie tout à fait normale.

4. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association ces dernières années ? 

Au cours de ces dernières années, le CJARC a effectué d’importances réalisations en occurrence :

  • Premièrement, grâce à un appui de CBM, MTN Cameroon et de la diaspora du CJARC, la construction des salles de classes et d’un foyer a été amorcée.
Les travaux de construction de 4 salles de classes et du foyer au CJARC – appui de MTN Cameroon.
Célébration de la 35ème édition de la Journée International de la Canne Blanche.
  • Ensuite, Soucieux du bien-être de son personnel et épris du développement, le CJARC a bouclé les 28, 29 et 30 décembre l’exercice 2015 par un séminaire sur le Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel (DIRO) en vue d’une mise à niveau générale de son personnel, d’une évaluation approfondie de ses activités et une révision globale et profonde de son organigramme pour une année 2016 plus victorieuse.

  • Afin de mieux s’imprégner des réalités vécues ainsi que d’encourager le travail effectuer dans le but de la promotion des personnes handicapées au CJARC, le Ministre en charge des Affaires Sociales a effectué une visite de travail au siège du CJARC en Mars 2016. Au cours de cette visite, celle-ci a officiellement remis à Coco Bertin, Directeur Général du CJARC, la distinction intitulée « Laurier d’Or de l’Action Sociale, Professionnelle et Humanitaire », octroyé par l’association Passerelles et Synergies des camerounais en France afin d’encourager son travail mené pour la promotion des personnes handicapées du Cameroun.

  • De part son statut consultatif de l’ECOSOC, le CJARC a été convié par l’ONU pour participer à la 49ème session de la commission de la population et du développement et à la 15ème session du comité d’experts de l’Administration Publique qui ont eu lieu au siège des Nations Unies à New York respectivement du 11 au 15 avril et du 18 au 22 avril 2016. Le CJARC a pour la première fois participé à ces sessions par la présence de son Directeur Général Coco Bertin.

5. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler ?

Du 28 au 30 décembre 2015, le CJARC a tenu un atelier de DIRO (Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel). De ce DIRO est ressorti un plan stratégique qui s’étend sur 5 cinq ans (2016-2020). La mise en œuvre de ce plan stratégique constitue le principal challenge du CJARC. Grâce aux financements de plusieurs partenaires financiers, organisations de personnes handicapées, et de ses propres ressources, les travaux de construction et d’aménagement de 4 salles de classes et du pensionnat du CJARC, amorcés en juillet 2014, ont été réalisés à 80% au terme de l’année 2015. Néanmoins, il reste beaucoup à faire pour enfin offrir une école et un foyer adaptés, modernes et inclusifs aux élèves et pensionnaires du CJARC. D’où la poursuite de la mobilisation des fonds.

6. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif ? Qu’est-ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action ?

Le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun est un membre actif d’Horyou depuis juillet 2015. Cette inscription lui a valu une invitation au SIGEF 2015. Lors de cet évènement international, le CJARC a eu la chance de rencontrer de nombreuses organisations et par ricochet se faire de nouveaux contacts et potentiels partenaires. En outre, le CJARC publie continuellement des actualités ce qui lui permet de présenter les activités qu’il mène pour la promotion des personnes handicapées.

7. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream, Inspire, Act ». Qu’est-ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation ?

Pour le CJARC, le mot « Dream » nous fait penser à une vision une idée réaliste du monde, une projection, le mot « Inspire» la créativité et l’originalité et le mot « Act » la matérialisation. En d’autres termes, le CJARC de par sa vision se projette dans un monde meilleur pour les personnes handicapées, crée et pose des actions innovantes en vue de la promotion de celles-ci.

8. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il ?

Le message que l’on pourrait partager est « plus on est nombreux plus on est fort. Unissons-nous pour un monde plus inclusif, plus juste. Un monde où le plus fort n’écrase pas le faible, mais lui tend la main pour avancer ensemble ».

Écrit par Hannah Nunes

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