Action

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Each day we see the wonderful work of our Members, Personalities and Organizations on the Horyou platform. They are always Ready to Act! This week, we highlight the work and actions of great Organizations from Cameroon and Switzerland.

by Amma Aburam

1) Bringing “insects” to the Swiss Food market

Association: GRIMIAM
Location: Switzerland

The Association GRIMIAM has a unique and valuable mission for the future of a more sustainable planet and sustainable food practices. Its main action is to create awareness and legalize the consumption of insects, starting in Switzerland. Increased world population means greater pressure on the environment, increased use of land and higher demands of nutrients and non-renewable energy. Innovative production solutions are needed. Insect raising systems do not require a lot of land, insects are rich in high quality protein, fatty acids, vitamins and minerals, to name a few advantages. The Association’s next action is to defeat the “yuck” factor we have been brought up with in the West towards insect consumption.

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2) Don de Fournitures Scolaires

Association: Travailler pour la dignité des personnes a mobilité réduite
Lieu: Douala, Cameroun

L’association Travailler pour la Dignité des personnes à mobilité réduite au Cameroun organise dans le but de leurs objectifs éducatifs un don de fournitures scolaires afin de promouvoir et rendre possible l’éducation dans leur communauté. L’association est composée d’un groupe d’artistes handicapés, des individus exemplaires qui prouvent qu’un handicap n’empêche pas de donner de soi aux autres, que cela peut devenir un encouragement et une inspiration autour de soi. Ils contribuent à la communauté avec ce type de petites actions qui ont un impact positif sur la vie quotidienne au sein de Douala.

Participez à l’action ici

Photos recentes Dibilou 369-2

C’est en 1998 qu’un groupe de jeunes engagés dans différentes organisations a créé l’association Action pour la Promotion des Initiatives Locales au Burkina Faso.

Le constat de ces jeunes ? Beaucoup de programmes fournissent déjà des appuis aux producteurs régionaux sans toutefois que les résultats soient au rendez-vous. Pour y remédier, ces jeunes, forts de leur expérience en matière d’accompagnement des producteurs, ont alors une idée. Ainsi naquit l’organisation Action pour la Promotion des Initiatives Locales au Burkina Faso. Son but ? Concentrer son action sur le renforcement des capacités de gestion et d’appropriation de projets ruraux par les organisations paysannes.

Un des coordinateurs de l’organisation, Abdoulaye Ouedraogo, a accepté de répondre à nos questions.

Pouvez-vous nous présenter brièvement Action pour la Promotion des Initiatives Locales?

Action pour la Promotion des Initiatives Locales accompagne les initiatives de développement de 80 organisations paysannes. Mieux formées, mieux structurées, ces organisations sont censées être plus à même d’influencer les politiques de développement locales. De plus, dans le but de lutter plus efficacement contre la pauvreté, elles doivent également accroître et diversifier leur production. A la lumière de ces constats, APIL déploie ses efforts pour la mise en place de formations variées et de campagnes d’alphabétisation adressées aux producteurs.

APIL intervient ainsi sur trois grands axes : l’appui à la sécurité alimentaire durable qui nous permet de soutenir 2400 apiculteurs, 1600 maraîchers, 1200 éleveurs, et 800 femmes dans leurs activités économiques ; le renforcement des capacités par le biais de campagnes d’alphabétisation et de formations techniques spécifiques ; et enfin, l’appui au développement économique local.

Au début du mois de mars vous avez lancé une grande campagne d’alphabétisation pour plus de 330 paysans. Comment procédez-vous?

Pour APIL, l’alphabétisation est une étape essentielle pour pouvoir atteindre ses objectifs. Soutenue par ses partenaires, APIL vise à accroître la responsabilité des communautés dans la gouvernance du développement rural et offre, à cet effet, des opportunités de formation et d’alphabétisation.

Chaque année, nous recensons les besoins en alphabétisation, avec une priorité donnée aux responsables des bureaux des opérations ainsi qu’à leurs comités. Il s’agit pour nous de doter les apiculteurs, les maraîchers, les éleveurs, ainsi que les femmes gérant des activités génératrices de revenus, des compétences nécessaires à la transformation de leurs activités économiques en entreprises rurales rentables et autonomes. L’alphabétisation et la formation technique sont donc indispensables.

Dans chaque village bénéficiaire, un centre assure donc cette fonction. En trois mois, les producteurs apprennent à lire, à écrire et à calculer en Moré, la langue locale et en français. L’apprentissage ciblé du français est capital puisqu’il ouvre ces producteurs vers de nouveaux marchés. En effet, les Togolais et les Béninois achètent désormais leurs produits ici. Les producteurs doivent donc apprendre à négocier en français.

Vous menez depuis quelques années un projet en partenariat avec l’ONG Belge SOS Faim pour les producteurs maraîchers. Pouvez-vous nous en dire un peu plus?

Notre partenariat avec SOS FAIM remonte à 2007 ; nous avons sollicité cette ONG belge afin de renforcer nos capacités de soutien aux maraîchers qui peinent à accéder au foncier.

Par exemple, 125 producteurs provenant de cinq villages louaient des espaces à des coûts très élevés pour produire des oignons, des tomates et des choux, alors même qu’ils avaient leurs propres terres à disposition. Mais ces terres étaient situées très loin des plans d’eau existants. Grâce à l’aide financière de SOS FAIM, nous avons pu canaliser l’eau du barrage pour la faire arriver jusqu’à leurs terres, les dispensant ainsi de louer d’autres terrains.

D’autres maraîchers étaient, quant à eux, confrontés à des difficultés organisationnelles et techniques, ainsi qu’à des problèmes de conservation et de commercialisation de leurs produits.

Après une rencontre fructueuse avec nos responsables et les producteurs maraîchers directement concernés, SOS FAIM a répondu positivement à notre requête. Et nous avons pu développer le « projet de dynamisation des périmètres maraîchers pour les producteurs de la province du Sanmatenga ». Il s’agit là d’un projet qui s’attache à soutenir la structuration, la formation et l’équipement des maraîchers, avec une attention toute particulière donnée au développement de compétences endogènes et la mise en place de formations à la gouvernance associative. Démarré en 2008 avec 125 producteurs bénéficiaires, ce projet rassemble aujourd’hui 1388 maraîchers.

Vous réalisez aussi un grand travail au niveau de l’apiculture, quelle est l’importance de ce domaine au Burkina Faso?

L’activité apicole revêt aujourd’hui un réel intérêt économique alors qu’elle n’avait auparavant qu’un rôle social. Avec une production annuelle de 500 tonnes de miel correspondant à un revenu brut d’environ 1.5 milliard de francs CFA reversés à l’économie nationale, l’apiculture tend à se positionner comme une activité rentable et capable de contribuer à la dynamique nationale de lutte contre la pauvreté. L’activité apicole est aussi pourvoyeuse d’emploi. Dans les sept centres apicoles que compte le pays, 7 000 apiculteurs actifs et membres de l’UNABF, l’Union Nationale des Apiculteurs du Burkina Faso, ont été recensés. A leurs côtés, ce sont autant d’hommes et de femmes employés dans la vente des produits dérivés. C’est donc un secteur qui participe de façon notoire à la lutte contre le chômage.

Enfin, dans un contexte où les changements climatiques ont eu un impact fort négatif sur la production agricole, mettant à rude épreuve la sécurité alimentaire des populations, l’engagement de notre organisation nous apparaît d’autant plus utile qu’il contribue à construire un environnement favorable aux pratiques apicoles durables.

Avez-vous un projet passé qui a eu un grand succès dont vous voudriez nous parler?

Cette question me replonge au début de nos actions dans la province du Sanmatenga en 2003. Nous avions rencontré un groupe de 75 villageoises et mis en place un projet adapté aux difficultés auxquelles elles étaient confrontées.

En effet, la plupart de ces femmes avaient des connaissances solides en embouche ovine et en transformation de produits locaux. Bien que déjà en activité, elles manquaient de moyens financiers pour investir et de connaissances techniques pour maximiser leur rentabilité. Nous avons donc soumis le projet « Renforcement économique de 75 femmes rurales » à l’ONG belge « Autre terre » qui a accepté de le financer.

Et ce fut un succès. Dans les 18 mois qui ont suivi, au moins 70% de ces femmes ont doublé leur capital et ont pu maintenir leur activité grâce aux fonds propres générés. Elles ont acquis une maîtrise totale de tous les processus enseignés et sont maintenant capables de réaliser leurs activités sans assistance.

Quels sont vos projets futurs les plus importants à vos yeux?

*Nous souhaitons installer, sur un terrain de près d’un hectare, un centre d’accueil et de formation à l’attention des producteurs. Des sites d’exposition leur permettront de présenter leur métier respectif et de faciliter par la même occasion les apprentissages. Nous souhaitons également enseigner les principes de la bonne gouvernance associative et de l’agro-écologie tout en offrant des formations à la carte en lien avec les besoins des organisations paysannes et des acteurs du développement de notre région d’intervention. Le chantier a déjà commencé. Toutefois, nous recherchons des fonds pour poursuivre les travaux d’aménagement.

*La création d’un centre de production et de transformation du moringa, un arbre célèbre pour ses nombreuses vertus, ses feuilles nutritives utilisées en tant que complément alimentaire pour les enfants, les femmes enceintes et allaitantes. La production du moringa et sa transformation ont le potentiel d’offrir un emploi à de nombreux jeunes issus des milieux ruraux et permettra d’améliorer la santé publique. Ce centre mettra également en place une stratégie de sensibilisation des populations sur les bienfaits du moringa et aidera les familles à acquérir des plants. La poudre de moringa, l’huile de moringa, et ses graines sont autant de produits qui seront développés. Nous recherchons actuellement des partenaires pour mener à bien ce projet.

Page sur Horyou: https://www.horyou.com/org/action-pour-la-promotion-des-initiatives-locales-ong-apil-burkina Site internet: http://www.apilaction.net

Written by Laurie Martin

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