6 histoires inspirantes sur l’entrepreneuriat, la liberté et le génie au féminin pour ponctuer le mois de la femme

‘L’Audace du Choix’ a été organisée par l’Union pour la Méditerranée, en partenariat avec le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et l’Institut français de Barcelone

Ce sont des histoires de défi ; des histoires de six femmes de familles, origines, études et histoires complètement distinctes mais qui ont une chose en commun – l’audace de bousculer les préjugés et les stéréotypes courants sur leur rôle dans la société.

Durant le mois de la femme, six personnalités féminines ont partagé leurs expériences avec le public, dans une conférence organisée par l’Union pour la Méditerranée, en partenariat avec le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et l’Institut français de Barcelone. Voici leurs histoires:

Linda Bortoletto, aventurière et auteure, France

Linda est née avec un rêve : être libre. Aimant l’aventure et l’action, elle débute sa carrière comme officier de l’Armée de l’air. Lorsque pour raisons médicales, son projet d’être pilote de chasse se brise, elle rejoint la Gendarmerie nationale. Était-elle libre? Non. Heureuse? Non plus. Elle décide donc de prendre le temps de chercher sa vraie vocation en travaillant comme haut fonctionnaire au ministère des Finances. La mort de son père va tout changer. Après une période de deuil, elle tournbe le dos à sa vie confortable et son mariage pour construire des projets que lui donnent une raison de vivre. Elle part dans une expédition en solitaire à la rencontre des peuples nomades de Sibérie, traverse seule l’Alaska à vélo et vit avec des nonnes bouddhistes au fin fond de l’Himalaya. « Aventurière et auteure, j’ai enfin trouvé la liberté et l’action que j’ai cherchées durant toute ma vie. »

Sonia Terrab, écrivaine, Maroc

Diplomée en sciences politiques et communication, Sonia a travaillé pour les magazines les plus prestigieux du Maroc. Menant une vie confortable – un bel appartement, un job de rêve -, elle ne comprenait pourtant pas pourquoi elle pleurait tous les soirs. Un jour, indignée par les contradictions de la jeunesse de son pays, elle se lance dans l’écriture. Son premier roman, Shamablanca (2011), devient la voix de sa génération. Après un deuxième roman et un documentaire, elle prépare une série web qui donne la parole à des femmes pour parler des tabous de la société marocaine. « Je me suis réconciliée avec mon pays et ma génération ».

Linda, Mihaela, Isabel, Sonia, Samira et Khedija avec les modératrices

Samira Negm, PDG et entrepreneure, Égypte

Samira a grandit en Arabie Saoudite et garde un beau souvenir de son enfance. « J’avais beaucoup de temps libre et j’aimais les puzzles ». Son talent pour résoudre des problèmes la conduit vers une carrière en ingénierie informatique. Lauréate du titre de 2ème meilleure start-up mobile du monde lors du Mobile World Congress 2016, elle travaille dans l’industrie du logiciel en Allemagne et en Égypte. Mais comme elle continuait d’aimer les puzzles, elle décide de passer à l’entrepreneuriat social pour résoudre un problème endémique de la vie quotidienne : la congestion du trafic routier qui force les travailleurs du Caire à gaspiller environ 5 heures quotidiennes. Elle lance Raye7, une application de covoiturage culturellement sensible qui offre un moyen de transport efficace, sûr et abordable, en particulier pour les femmes.

Mihaela Ganea, directrice artistique, Roumanie

« La musique m’a fait faire le tour du monde », dit Mihaela, une pianiste et professeure de piano. Diplomée de Bucarest, elle travaille dans plusieurs pays – Venezuela, Afrique du Sud, Nouvelle Zélande et Belgique –, en promouvant la culture roumaine. Durant plusiers années, elle organise des festivals de culture et de musique et, en 2018, elle est nommée une des 100 personnalités roumaines qui ont contribué à promouvoir la culture de la Roumanie dans le monde.

Isabel Castro Martinez, conseillère de l’European Women’s Audiovisual Network, Espagne

« Il n’y a pas assez d’espace pour les réalisatrices et productrices. En regardant les chiffres, on réalise qu’un problème existe ». Après toute une carrière comme juriste et experte-comptable, Isabel assume en 2006 la gestion administrative d’Eurimages, le fonds de soutien culturel du Conseil de l’Europe. Elle dirige alors le groupe de réflexion ‘Parité de genre’ et met en place un système de collecte de données de genre et élabore la Stratégie d’Eurimages pour l’égalité des genres dans l’industrie cinématographique européenne. Grâce a son travail, les fonds d’Eurimages ont doublé les chiffres de soutien aux oeuvres artistiques dirigées par des femmes.

Khedija Lemkecher, réalisatrice, Tunisie

Après des études de cinéma à Paris, Khedija entame une carrière d’assistante réalisatrice avec plusieurs réalisateurs étrangers et tunisiens. Elle fonde une société de production audiovisuelle et dévient la plus jeune productrice de long-métrage de son pays avec la production du film « Bab El fella – Le cinémonde ». Militante de la cause des femmes et de l’image des femmes dans le cinéma, elle est invitée par l’ONU pour faire son plaidoyer. Ses derniers films sont sélectionnés dans plusieurs festivals internationaux. Actuellement, elle prépare un nouveau film tout en travaillant sur deux autres projets sur les libertés individuelles en Tunisie.

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