L’esprit de communauté, partage et fraternité sont la marque de ACDI-TOGO, une association sans but lucratif qui offre des activités de formation et d’animation pour les enfants et femmes au Togo, en plus de développer des projets de santé et d’environnement. L’Association ACDI nous présente aujourd’hui ses actions et ses projets.

L´équipe et les bénévoles ACDI Togo
L´équipe et les bénévoles ACDI Togo

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement ACDI?

ACDI-TOGO est une association à but non lucratif qui vante l’amitié et la solidarité basée au Togo. L’association ACDI-TOGO organise des actions telles que :

  • SOS Orphelinat (mission ou stage dans un centre orphelinat pour enfants)

  • Construction et rénovation d’infrastructures socio-éducatives et sanitaires publiques

  • Cours, soutien scolaire et animation socio-éducative & culturelle avec les enfants

  • Alphabétisation des femmes en milieu rural

  • Sensibilisation contre IST / VIH-SIDA et contre le paludisme

  • Reboisement et sensibilisation environnementale

  • Tourisme solidaire ou éco-tourisme

Nos missions (chantiers) et stage humanitaires sont ouverts à toute personne majeure désireuse de travailler avec les enfants, sans distinction de sexe, de religion ou de nationalité. Seul compte l’esprit de fraternité et de bénévolat. Aucune compétence particulière n’est exigée, sauf pour des missions spécifiques.

2. Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association ces dernières années?

Cette année 2016 l’association a réalisé un projet de soutien scolaire pour les enfants dans un village nommé Dafo et lors de cette réalisation nous avons eu les volontaires qui eux on fait des dons de fournitures scolaires a tous les enfants de la classe.

ACDI Togo organise des cours, soutien scolaire et animation socio-éducative
ACDI Togo organise des cours, soutien scolaire et animation socio-éducative

3. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler?

Etant une association humanitaire, l’association ACDI-TOGO a des projets de développement comme:

  • Projet de construction d’un centre d’orphelinat

  • Projet de construction d’un bâtiment scolaire

  • Projet de construction de latrines ou WC publics

  • Projet d’un puits potable

  • Projet d’une bibliothèque

  • Projet d’un centre de santé

4. Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionnent les stages et séjours de volontariat au sein de votre organisation. Quels sont les anecdotes qui ont marqué votre ACDI durant ces stages/séjours?

L’association reçoit des stagiaires en médecine, droits de l’homme, journalisme, médecine vétérinaire, économie, cours de langues, soins animaliers, architecture/aménagement, génie civil/ingénierie et Infirmerie. Les stages ont une durée de 1, 2 ou 3 mois et pas de gratification. L’association reçoit de 6 à 8 stagiaires tous les mois de l’année. Chaque stagiaire paye une frais selon la durée de son stage et ces frais se chiffrent à 300 euros par mois. Sur ces frais, l’association prélève les coûts de prise en charge des hébergements. Pour candidater il faut envoyer le Cv + lettre de motivation sur asso.acditogo@gmail.com.

L'Association organise les projets de santé
L’Association organise les projets de santé

5.  Que pensez-vous d’Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif?

Pour l’association ACDI-TOGO le site Horyou et sa communauté est un site qui permet à nous les associations d’échanger et de faire connaitre nos actions et domaines d’intervention. Sur cette plate-forme, nous avons eu l’occasion de trouver deux volontaires qui ont participé à nos missions (soutien scolaire + animation avec les enfants).

6. Notre philosophie s’articule autour de valeurs universelles que nous retrouvons dans le slogan « Dream, Inspire, Act ». Qu’est ce que ces 3 mots évoquent pour vous et votre organisation?

Le slogan « Dream, Inspire,Act » est une philosophie qui donne des envies, rêves, et actions faites dans le monde ; avant tout il faut avoir un rêve qui va vous inspirer dans une actions humaines donc pour ACDI-TOGO le slogan a la philosophie d’un monde meilleur.

7. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il?

Nous cherchons des volontaires, bénévoles, partenaires et autres! Chers membres Horyou, restons solidaires pour un monde meilleur!

Écrit par Hannah Nunes et Vívian Soares

Journalistes, activistes et défenseurs de la pensée plurielle et critique – le « magazine indigné » Te Laisse pas Faire a de vrais penseurs dans son équipe. Ce magazine alternatif est un membre actif de la communauté Horyou dont il fait partie depuis le lancement de sa plate-forme. Nous vous invitons à réfléchir et profiter de cette interview avec les indignés du social good!

Te Laisse Pas Faire - un magazine alternatif
Te Laisse Pas Faire – un magazine alternatif

Pouvez-vous nous présenter brièvement Te Laisse Pas Faire?

Le thème principal est le naturel. Pour nous reconnecter avec notre être, avec les autres et avec le merveilleux monde qui nous entoure, en toute positivité!  telaissepasfaire.com est un site internet et une application mobile qui traite de sujets ouverts sous un angle différent de ceux que l’on voit dans les médias mainstream. Écologie et paix, voilà notre crédo!

Vous vous êtes donné le nom de Magazine Indigné. Quelles sont les raisons de ce cri d´indignation?

Nous nous indignons contre la pensée unique, ou la pensée binaire! Être dans le bien ou être dans le mal. Vivre « normalement », comme tout le monde, ou vivre en « marge de la société ». La vie ce n’est pas noir ou blanc, la vie c’est plein de couleurs !  Nous nous indignons contre les injustices. Nous nous demandons pourquoi des multinationales, par exemple, ont le droit de saccager la terre et nous empoisonner en toute impunité alors que les autres citoyens tombent sous le coup de la loi à la première occasion venue. TLPF s’indigne contre les idées reçues qui nous coupent de notre être et de nos si belles différences. Si on y réfléchit bien, quel intérêt y a t-il à vivre dans un monde uniformisé? Nous nous indignons contre tout ce qui peut nous faire culpabiliser d’être nous même et de vouloir vivre pleinement notre vie. Mais plutôt que passer notre temps à être contre, nous savons qu’il est surtout important d’être pour! C’est pourquoi nous préférons nous focaliser sur les bonnes actions et les alternatives, plutôt que de passer du temps à critiquer ce qui ne nous plaît pas.

Vos sujets sont l’alimentation, l’écologie, la santé, la spiritualité et la consommation. Pourquoi vous avez choisi de traiter ces questions et quels sont vos objectifs?

L’idée est de montrer comme, en général, dans nos sociétés occidentales, nous ne faisons plus rien naturellement, instinctivement ou en suivant nos réelles envies… Nous naissons pleins de bonnes intentions, connectés à nous même puis la société tente de nous façonner à sa manière. Résultat? Nous ne savons plus réellement qui nous sommes, ce que nous aimons, ce que nous voulons. Nous aimons ce qu’on nous dit d’aimer, nous mangeons ce qu’on nous dit de manger, nous pensons ce qu’on nous dit de penser. Mais… stop ! Nous pouvons aussi nous poser, nous questionner, savoir si notre vie nous convient. On nous dit qu’il faut être beau, avoir un bon travail, gagner de l’argent, avoir une belle maison, une belle voiture, être poli, manger 3 repas par jour, manger de tout, être heureux avec ça.. On nous dit qui il faut aimer, qui il faut détester. Ouf, c’est bien strict tout ça ! Il se peut que cette vie « générique » plongée dans la société de consommation convienne à certains. Et qu’ils la suivent en pleine conscience! Mais il se peut également qu’elle déplaise à d’autres personnes. Nous prônons donc une société ou chacun a sa place, sans jugement et sans pensée unique et où nous ne vivons plus notre vie comme une habitude. TLPF montre ainsi différentes façons de voir les choses et présente les alternatives qui s’offrent à nous, pour que chacun s’interroge et puisse vivre sa vie comme il le souhaite. Pour que chacun puisse s’écouter, écouter son corps et répondre à des lois naturelles plutôt que sociétales. Car toutes les idées se valent, tous les choix sont parfaits, la nature est tellement variée! Pour que chacun soit informé et ait la liberté de choisir quel mode de vie lui convient. 

Le magasin partage des messages qui provoquent la réflexion
Le magasin partage des messages qui provoquent la réflexion

Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre magazine ces dernières années?

telaissepasfaire.com est une véritable source de positivité, et apporte un tas de découvertes ! Toutes ces rencontres faites au fil des mois, avec des personnes aussi différentes qu’intéressantes nous enrichissent les uns les autres et c’est pour notre plus grand bonheur! TLPF agit par petites touches, en aidant et en recevant tout autant. Nous partageons nos services autant que possible avec les différents acteurs de la toile mais également dans diverses associations. Ce qui est formidable justement c’est de pouvoir donner à son échelle, sans forcément passer par un échange monétaire. Toutes ces rencontres ont leur importance.

Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler?

TLPF souhaite partager les multiples façons de voir la vie et nous sommes donc ouverts à toute personne qui souhaite écrire sur un sujet qui la passionne ou simplement pour passer un message. Plusieurs rédacteurs ou novices nous ont déjà fait l’honneur d’écrire pour donner leur point de vue. Nous passons donc le message pour ceux que cela pourrait intéresser : ce serait avec plaisir !

Nous allons également lancer un nouveau projet participatif qui mettrait en scène des petites actions au quotidien, des idées que peuvent avoir certains pour être toujours plus écolo, être dans le partage ou s’ouvrir l’esprit.

Donc dans tous les cas, si vous souhaitez partager avec nous, n’hésitez pas à nous écrire à contact@telaissepasfaire.com

Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif?

TLPF est inscrit dur Horyou depuis sa création. C’est apparu comme une évidence! Un réseau social accès sur les « bonnes causes » et qui véhicule un esprit positif et d’entraide, c’est tout ce que nous aimons. Nous postons tous nos articles sur le réseau et c’est également une façon de parler à un public ouvert et sensibilisé. Si « leur » monde ne nous plaît pas, à nous d’en créer un meilleur. Horyou y contribue en offrant un réseau parallèle relatant uniquement les actions et pensées qui vont dans un sens d’ouverture et de solidarité. Merci pour cela!

Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il?

Vous êtes parfait! Ne changez pas, acceptez-vous et le monde s’adaptera. Les choses changent, de plus en plus de personnes prennent conscience que ce mode de vie ne leur convient pas. Au fil du temps, nos connaissances augmentent, on tire des leçons de nos erreurs. Prenons aujourd’hui conscience de la conséquence de nos actes, assumons-les pleinement et vivons ainsi en harmonie avec la nature tout en étant en paix avec nous-même. Bonne journée à tous!

Écrit par Vívian Soares

Finissons notre semaine de manière positive avec l’Association des Jeunes pour un Comportement Positif (AJECP). Allons à la rencontre d’une association basée au Cameroun, qui s’engage tous les jours à améliorer les conditions de vies sociales, la santé et l’environement des jeunes Camerounais.

AJECP Cameroun team
AJECP Cameroun team

Pouvez-vous nous présenter brièvement AJECP Cameroun?

L’aventure AJECP (Association des Jeunes pour un Comportement Positif) commence au club santé du lycée général à Yaoundé puis se transforme en association le 1er décembre 2011 par Benjamin Ambela, président du club et élève en classe de terminale la même année. AJECP travaille dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations dans la santé, l’environnement et le social. L’association s’appuie sur les cotisations de ses membres et ainsi que les dons de ses partenaires institutionnels.

Y a-t-il eu une réalisation qui a eu une importance toute particulière pour votre association ces dernières années? 

Chaque jour, nos membres sur le terrain améliorent la vie de plusieurs personnes vulnérables. À travers notre programme «Papa Bonheur» avec l’appui de notre partenaire Malaria no More Cameroun, nous avons équipé deux centres d’accueil des enfants en détresse et ainsi 50 femmes enceintes des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. Grace à cette action le taux de mortalité du paludisme a diminué dans des centres d’accueils.

Campagne Papa Bonheur au Centre d'accueil des enfants en détresse de Yaoundé
Campagne Papa Bonheur au Centre d’accueil des enfants en détresse de Yaoundé

Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler?

Selon le HCR, au Cameroun 327 000 enfants en âge scolaire (3 – 17 ans) seront affectés par les différentes crises (afflux de réfugiés, déplacements de population) et ont donc besoin d’une assistance humanitaire. Les différentes crises humanitaires exercent une pression supplémentaire sur un secteur éducatif déjà confronté à d’importants problèmes structurels en termes d’enseignants et d’infrastructures. Les enfants affectés ayant été déscolarisés pendant quelques années ont également vécu des épisodes traumatiques. Le niveau de vulnérabilité auquel ils sont soumis est très élevé. Il s’agit notamment des attaques potentielles de leurs villages, d’enrôlement forcé pour les garçons, le risque de viol et le mariage précoce pour les filles par les combattants de Boko Haram présents dans le nord du pays mais également de groupes rebelles à l’est. Pour accompagner ses enfants dans les camps de déplacement nous souhaitons mettre en place le projet «Initia», un programme d’apprentissage et de soutien psychologique des enfants et des parents vulnérables à distance mais les moyens ne nous permettent pas encore de démarrer cette initiative que nous trouvons innovante. Nous sollicitons des partenaires (bailleurs de fonds, donateurs…) pour nous accompagner.

Vous avez participé à la journée Mondiale de l’enfant africain. Qu’est-ce que cette journée représente pour AJECP, avez-vous fait quelque chose de particulier?

Cette journée est très indispensable pour AJECP, étant tous jeunes nous nous identifions aussi en tant qu’enfant. Depuis 4 ans, AJECP a toujours organisé des activités en prélude mais cette année, faute de budget, nous avons travaillé en amont avec le ministère des Affaires sociales et tous les acteurs associés à l’organisation de célébration de la journée mondiale de l’enfant africain au Cameroun.

Opération un cahier un crayon une ardoise pour la scolarisation des enfants en détresse
Opération un cahier un crayon une ardoise pour la scolarisation des enfants en détresse

Pouvez-vous nous en dire plus au sujet de votre “opération zéro déchet plastique”? 

L”Opération zéro déchet plastique” est un programme de notre projet « Green Army » qui vise à transformer chaque Camerounais en un acteur de la protection et la préservation de l’environnement. Au Cameroun, la grande partie des déchets observés dans la nature en zone urbaine sont du plastique. Opération zéro déchet plastique est une campagne d’information, de sensibilisation, d’éducation sur les 3R (Réutiliser, Réduire, Recycler). Pour se faire, nous travaillons en collaboration avec des leaders communautaires et célébrités comme Roger Milla et Jules Nyongah pour véhiculer facilement notre message.

Que pensez-vous d’Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif?

Horyou est une plateforme qui regroupe des entrepreneurs sociaux. Avec le temps, nous pensons qu’Horyou sera le leader en action humanitaire au monde.

Qu’est-ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action?

A travers la plate-forme Horyou, AJECP gagne en visibilité dans le monde, la majorité de ceux qui ont visité la page Horyou ont vu notre logo. En outre, nous notons la participation dans les grand évènement internationaux (SIGEF, Festival de CANNES).

Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il?

Comme message personnel, je dirais de ne pas juger ceux qui nous entourent par leurs défauts mais plutôt les encourager à améliorer leurs qualités. Je pense que chaqu’un de nous a une qualité à faire valoir dans sa communauté si jamais il a des moyens qui l’encouragent.

Écrit par Hannah Nunes

En hommage à une petite fille nommée Medina dont les fondateurs se sont occupés, une association est née. Depuis plus de 20 ans, l’ Association Medina vient en aide aux victimes civiles de conflits là où il n’y a jamais assez d’assistance.

Convoi au départ de Bourges pour la maternité en Syrie
Convoi au départ de Bourges pour la maternité en Syrie

1. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’association Medina?

L’Association Medina, créée le 11 mars 1998 et basée à Bourges, est une organisation de solidarité internationale à structure associative selon la loi 1901. L’association agit de façon totalement indépendante de tout parti politique et de toute confession religieuse, elle est reconnue d’intérêt général. Son principal objectif est d’intervenir auprès des victimes civiles des conflits au moyen de projets d’urgence, de post-urgence et de développement, tout particulièrement lorsque les régions ou populations concernées bénéficient peu des actions des autres organisations non gouvernementales.

2. Votre association travaille principalement dans des zones en situation de conflit, notamment en Syrie ou encore dans la bande de Gaza. Comment s’organisent les interventions d’urgence comme celles-ci et comment s’appréhendent-elles?

Travailler dans des zones comme la Syrie ou la Bande de Gaza n’est pas facile. Afin d’agir et de proposer des projets de qualité, avant toute action, l’Association Medina met en place un réseau dans la zone d’action souhaitée. Rapidement, elle recrute un coordinateur local formé et représentant de l’Association Medina sur place. Pour la mise en place de ces activités, nous essayons de développer des partenariats locaux. L’objectif est de répondre aux demandes de la société civile locale. Nous organisons des missions de terrain sur place afin de rencontrer les acteurs et d’identifier les besoins et les moyens disponibles localement. Donc l’Association Medina programme son projet en lien avec le coordinateur local et les acteurs de terrain. Une fois le projet planifié, nous contactons nos partenaires financiers et nous faisons notre possible pour rassembler la somme nécessaire à la concrétisation du projet. Nous assurons une vieille constante avec nos partenaires, ainsi, nous sommes prêts à modifier et ajuster le projet afin de répondre au mieux aux besoins des populations locales.

3. Medina a lancé un projet de maisons d’accueil pour les enfants dans la bande de Gaza. Ce projet s’inscrit dans un programme plus large de soutien à l’enfance dans la région par l’association. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce programme?

Le programme a été ouvert dès 2009, suite à un constat : 1,7 millions de personnes vivent dans la Bande de Gaza (4 751 habitants / km2) et 45% sont des enfants de moins de 15 ans. Des milliers de Gazaouis sont sans abri, 85% des habitants sont dépendants de l’assistance humanitaire, 25 % de la population (environ 450 000 personnes) n’a pas accès à l’eau courante. La majorité des 784 000 enfants traumatisés par le conflit subissent cette précarité et ont besoin d’un soutien psychosocial. L’objectif du programme est donc de répondre au mieux à ce constat et d’apporter aux enfants gazaouis des espaces et des solutions concrètes. Depuis 2009, l’Association Medina a accompagné l’ouverture de trois maisons d’accueil dans la bande de Gaza et en 2015, une équipe mobile de soutien psychologique est venue renforcer l’action des maisons d’accueil.

Consultation pédiatrique dans la maternité en Syrie
Consultation pédiatrique dans la maternité en Syrie

4. L’association apporte aussi parfois une aide financière à des projets dans ces zones touchées par les conflits. Ce fut notamment le cas l’an passé d’un centre de soins de gynécologie obstétrique et de néonatologie dont le but est d’offrir des services gratuits aux patients dans la région d’Alep en Syrie. Avez-vous d’autres projets de ce type?

L’association a soutenu l’ouverture d’une maternité en zone de conflit, dans la banlieue d’Alep. Nous continuons à soutenir ce projet d’envergure, nous avons fait notre possible pour développer les moyens disponibles et les activités proposées au sein de cette maternité. Actuellement, la maternité propose des consultations gynécologiques, pédiatriques et psychologiques ; une pharmacie distribue gratuitement les médicaments aux patients et des distributions gratuites de couches, lait maternel, couvertures, vêtements sont régulièrement organisées pour l’ensemble des familles de la zone. Les besoins sont énormes ; qu’ils soient originaires de la zone ou déplacés internes, tous profitent de ce centre de soin, d’échange et d’entraide. Toujours en Syrie, nous essayons d’apporter notre soutien au camp de déplacés internes de Bab-Es-Salam. Nous avons pu réaliser une distribution de NFI (Non Food Item) en novembre 2014: matelas, couverture, bottes, vêtements. Nous souhaiterions pouvoir développer ce type d’action, malheureusement, nous n’en avons pas encore les ressources financières suffisantes. En effet, pour permettre une réactivité efficace et développer ces actions d’urgence, nous avons besoin de fonds propres importants.

5. Avez-vous un projet que vous espérez mettre en place prochainement et dont vous souhaiteriez nous parler?

Dans le cadre du programme de soutien à l’enfance dans la bande de Gaza, nous avons préparé un projet qui vise à améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les écoles. Ce projet d’envergure a été préparé en lien avec les autorités locales. Reconnu comme un droit humain par les Nations Unies en 2010, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est une condition d’amélioration de la santé publique. Les spécialistes de l’environnement, les représentants d’ONG et les fonctionnaires sont unanimes, la situation est critique en ce qui concerne l’accès à l’eau pour les habitants de la bande de Gaza. Près de 28 000 enfants dans la bande de Gaza n’ont pas accès à l’eau courante et 56 000 enfants ont accès à l’eau seulement une fois par semaine. Pour répondre à cette urgence humanitaire, l’Association Medina propose la mise en place de son projet « Amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement dans la Bande de Gaza». Nous sommes actuellement en train de chercher des partenaires financiers prêts à soutenir le projet, malheureusement, il est très difficile de trouver des partenaires pour ce type de projet considéré « trop » politique ou « trop dangereux ». Nous appelons tout organisme, personne privée ou publique intéressés par cette question à nous contacter. Si nous voulons concrétiser ce projet, toute aide est précieuse et nécessaire.

6. Que pensez-vous de Horyou et de sa communauté dont vous êtes un membre actif? Qu’est ce que la plateforme vous apporte dans le cadre de votre action?

Horyou est un nouveau “genre” de réseau social car il est au service de l’humanité. Grâce à cette plateforme, nous pouvons rencontrer des particuliers et organisations qui agissent en faveur de la solidarité internationale, tout comme nous, à travers la devise d’Horyou ” Rêver, inspirer et agir”, qui résume toute l’ambition de cette récente communauté du bien commun. Horyou est un espace qui permet de partager, de montrer que l’on peut contribuer à faire évoluer le monde, qu’un mieux vivre ensemble est possible grâce à des valeurs fortes, des volontés sincères et des actions humaines et pleines de sens. Horyou, c’est un réseau social pour ouvrir les yeux, s’engager et agir directement au quotidien à quelque niveau que ce soit. En étant membre actif sur cette plateforme, nous avons ainsi eu la chance et l’opportunité d’assister physiquement au SIGEF 2015 à Genève. Cette opportunité constitue un véritable tremplin pour se faire connaître, c’est un moyen de rencontrer et d’échanger avec d’autres acteurs de la SI qui partagent les mêmes idées, mais c’est aussi l’occasion de créer des partenariats.

7. Si vous pouviez partager un message avec l’ensemble des membres de la communauté Horyou, quel serait-il?

Le message que nous souhaiterions adresser à l’ensemble de la communauté Horyou c’est que la thématique de la solidarité internationale nous concerne tous, on peut tous, en tant qu’être humain s’investir et participer à des actions de solidarité internationale. La SI c’est une affaire de tous, une aventure humaine qui est extraordinaire et à laquelle l’Association Medina croit.

Écrit par Laurie Martin et Hannah Nunes

Neetal Parekh
Neetal Parekh

Neetal Parekh is an attorney by education, a communicator by experience, and a social innovator and storyteller at heart. Neetal is the Founder and CEO of Innov8social, which builds tools to help individuals and companies reach their impact potential. She is the host of the Innov8social Podcast, featuring interviews with thinkers and doers in the social impact space. Neetal serves as an advisor to social enterprise startups and as a mentor at the Sustainability Innovations Lab at GSVlabs. She talked to us about her vision of Social Entrepreneurship and her upcoming initiative Impactathon.

What is your definition of Social Entrepreneurship?

Social Entrepreneurship means using a business model to create social impact. It works for startups, established companies but also for non-profit organizations. All types of organizations can generate social impact.

How can we teach Social Entrepreneurship and who should do it?

I think experiential learning is the most effective way to gain relevant expertise in this area. Social Entrepreneurship is an emerging discipline so it is better to learn by doing than to focus on theory. Incubators or multiple-week experiential learning programs offer great opportunities for people interested in Social Entrepreneurship. I believe that those methods have big potential to provide participants with the experience necessary to enter the social business.

Innov8

You created INNOV8SOCIAL. Can you tell me what does “dream, inspire and act” mean to you in this context?

As an attorney I started to explore Social Entrepreneurship from the perspective of the legal structure of different business models. I realized that the new generation could contribute to shift the businesses towards a more social orientation. It usually starts small and then a vision, a larger dream, emerges. I had also the chance to meet numerous social entrepreneurs. Talking to them and interviewing them for my blog was a very inspiring experience. This inspiration started to turn into action. Besides the blog, I published a book (“51 Questions on Social Entrepreneurship”) and then I started to give online courses. Currently I am working on “Impactathon”. The event will be held on the 14th of May and it is another step in my “ACTION” path.

Can you tell me more about Impactathon? What would you like to achieve with this event?

Impactathon is a workshop for social entrepreneurs. The idea is to combine positive elements of a Hackathon with panels and short impact talks from thought leaders and participants in the social impact space of business, law, food/nutrition, and design. We are aiming to address different challenges related to social entrepreneurship. Through meaningful conversations and inspiring meetings I had with social entrepreneurs, I realized that this is the way to uncover our super power in the social impact space. So now we will bring in one room amazing people with different visions, people, who had the strength to engage in social business and who are willing to share the problems they encounter and their experiences. I think that these deep discussions and collective work among colleagues aligned with the same goals will enable us to achieve something new.

Did you prepare some special attractions for the participants?

Yes. After the conference the participants will have a chance to visit a community-based maker space and prototyping studio, TECH-SHOP San Francisco. Its mission is to democratize access to innovation tools. I think it is a great opportunity to get a different perspective through watching people transforming their ideas into physical objects. It will be for sure an inspiring adventure. The third part of the event will be a workshop session in Hackathon style. The participants will have a possibility to present problems they faced while creating and developing their social enterprises and explore potential solutions in a group. Afterwards they will present and discuss their ideas to all participants.

What is the difference between an event for social entrepreneurship and a traditional business event?

At the conferences dedicated to traditional business the focus is on profit, which is easy to quantify. People discuss for example how to increase revenues, number of clients or users. At Impactathon we will explore how to create impact and generate profit at the same time and discuss how the impact can be measured and communicated.

Can you tell me how in your opinion social enterprises should measure success?

There is a number of standardized metrics like The Global Reporting Initiative’s (GRI) sustainability reporting guidelines or Impact Reporting and Investment Standards (IRIS). An enterprise can also choose few factors that reflect the social impact it aims to achieve. Those factors should be measured for a defined period of time and evaluated. It will help to select the factors, which are most relevant for this specific company or business. Those factors can describe, for example, how many people could benefit from healthcare thanks to the activity of this enterprise, how this can increase the life expectancy of the beneficiaries, how many children could start or continue their education….

What do you see as the future of Social Entrepreneurship?

We are observing growing support for social entrepreneurs, however this support comes mostly at the beginning stage. Now we need to focus more on helping social ventures to graduate and develop further. We also need to work on a uniformed impact scaling system and a common language across different sizes and types of enterprises. The scaling system will enable social enterprises to measure their impact and discover how they can improve.

We are very thankful for having interviewed Neetal Parekh for Horyou blog! The Horyou team wishes Innov8Social team a great Impactathon!

Written by Joanna Kozik

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