Parthos Sen-Gupta

By Amma Aburam and Vincent Magnenat

The Horyou team sat with Indian producer Partho Sen-Gupta for his film “Sunrise,” shown at the International Film Festival and Forum on Human Rights (FIFDH). The film lies between reality and a dream in which a man is desperate to find his kidnapped child. It denounces the issue of child kidnapping in India and comes from an incident in his childhood that cannot easily be forgotten. His film shines light on a delicate issue and raises awareness about it.

On India and his inspiration

As a child, Sen-Gupta was almost kidnapped in the streets of Mumbai while playing with his friends. Three men approached him and picked him up. If there hadn’t been workers close by who heard the children scream, he may have been lost forever. “The mind is a memory disk, and once I had my daughter, it all came back. I recalled the incident, and the film is of course a result of that,” he said.

After the near-kidnapping, many of Sen-Gupta’s friends made fun of him for almost being taken. “I didn’t really have the chance to forget it because of other kids making fun of me,” he said. On one of his many returns to India, he witnessed a silent protest in which people had pictures of their children that were missing or kidnapped. He visited organizations and associations related to helping these parents, only to discover that the government isn’t doing much to help these families. This was part of the inspiration behind his film.

On the film and cultural mindsets

Sen-Gupta eschews the classic tale of a man looking for his missing child. “I instead decided to work on the effects of losing a child on the parents. So it’s the story of a father looking for his missing child while knowing deep down that he’ll never find her,” he said. In the movie, the man enters an imaginary world where he is a hero who saves his child. “He becomes a hero in his dreams, in a fantasy world to a point that even the audience doesn’t know whether it is real or simply the imagination of the father,” Sen-Gupta said. When asked why he thinks the kidnapping of children is so common in India, Sen-Gupta underlined the objectification of women and children. “It’s a mindset that women and children are objects, so they belong to men,” Sen-Gupta said. “The problem is, women participate in this mentality. Young women must lead the revolution to change minds first. It is not my place to solve the problem; I simply have an angle on a problem that concerns me and I can create a documentary for people to see.”

On Dreaming, Acting and Inspiring

“The basis of cinema is to dream, and when you dream, you find subjects and themes. I am always dreaming. When I have an idea in mind, it may take a while, but eventually it pushes me to take action and create something. My daughter is my inspiration. Once she was born I was inspired to make this film and show the problem that exists in India.”

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By Vincent Magnenat

While traveling through India, Vincent from Horyou’s Geneva team decided to devote part of his trip to positive action. With his fellows Krishnamoorthy, Jagan and Vijay from Auroville/Pondicherry, they decided to set up a volunteer expedition to the steep, isolated mountains of the southern Tamil Nadu in order to provide some school furniture to the Kavunji School. This modest institution teaches children from seven neighbouring villages. Most of the time, the students have to walk 5 to 10 kilometers to reach it. After a 14-hour drive, the team arrived at the school, where a daily yoga-like exercise took place.

The team screened two Horyou documentaries. English wasn’t easy to understand for some of them, so they were asked in Tamil what they thought about the films. Regarding the one about Green Bronx Machine, the answers were astounding; they really grasped what this organization was trying to do. One student replied, “It’s about urban farming in order to teach children from the cities to understand and respect the nature and themselves. We should do the same here!”

Then the teachers started a contest among the children. India’s schools have a strong sense of competition as a means to stimulate the students. Ten children were selected to draw how they see their home. Those who didn’t manage to win a prize were given a pen and a piece of caramel. Vincent said the smiles were wonderful and will occupy his mind for years to come. Moreover, in the following two days cruising around the local villages, a host committee was always there to say hello.

Art gallery 1

Written by Laurie Martin Arche Internationale in English

La fédération de l’Arche Internationale, plus de 50 ans déjà, compte au jour d’aujourd’hui 146 foyers dans plus de 36 pays à travers le monde. Il faut remonter à 1964 pour comprendre d’où est née l’idée de l’Arche Internationale. L’histoire débuta à une bien plus petite échelle. Jean Vanier, Canadien, professeur de philosophie, avait un ami aumônier dans un hôpital psychiatrique en France et s’est rendu compte lors de ses visites qu’il y avait à la fois des personnes avec des déficiences intellectuelles et des personnes souffrant de santé mentale dans ces établissements. Il fut très surpris car ces personnes n’avaient pas les mêmes besoins et il décida d’accueillir deux personnes avec des déficiences mentales dans sa petite maison de campagne en France. Deux de ces anciens élèves sont alors venus lui rendre visite et ont aimé l’idée. L’un a fait de même au Canada et l’autre en Inde. Ainsi, 3 ans seulement après la fondation de l’Arche dans une petite maison de campagne en France l’idée est devenue internationale.

Comme nous l’explique Louis Pilote, directeur de la communication de l’Arche Internationale, dans les années soixante et septante, lorsqu’une nouvelle communauté était établie dans un pays, c’était avant tout un lieu de vie, un foyer pour ces personnes avec des déficiences mentales. “Mais, maintenant, nous essayons de créer en plus du lieu d’accueil, des activités de jour au sein de ces foyers, d’accompagner les familles des personnes et de créer des partenariats avec différentes initiatives locales”, ajoute-t-il. Les activités inclues au sein de l’Arche peuvent aller du soutien, du support aux familles, à des activités d’artisanat, de rééducation pour les personnes avec des handicaps physiques associés aux déficiences intellectuelles ou encore des activités économiques et éducatives. Dans certaines communautés, il existe même une production économique réalisée par les personnes logeant dans ces foyers. Par exemple, dans une communauté située à côté d’un vignoble, ils apprennent les métiers de la vigne, dans une autre, ils exercent des activités de ferronnerie.

Cependant, ce qu’il est surtout important de comprendre, comme nous raconte Louis Pilote, c’est que dès le départ, Jean Vanier avait pris conscience que les personnes avec une déficience intellectuelle lui apportait quelque chose, que ces foyers n’allaient pas seulement être des lieux de vie mais aussi des lieux d’échange et de complémentarité. La contribution de la personne en situation d’handicap est énorme sur la prise en compte de la différence et du respect de cette dernière. Au final, comme le dit si bien Louis Pilote, “ l’Arche n’est pas un lieu de prise en charge de personnes en situation de handicap mais est avant tout un lieu de formation à la relation humaine”. De nombreux jeunes viennent d’ailleurs passer quelques mois ou même un an dans différentes communautés à travers le monde pour y travailler comme bénévole.

L’Arche est donc maintenant établie dans 136 pays, de la France au Canada en passant par l’Australie, l’Argentine ou encore la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Bien sûr, créér des communautés dans certains pays peut-être plus difficile que dans d’autres, les déficiences mentales n’étant pas vues de la même manière partout. Dans les pays de l’hémisphère nord et les pays émergeants, de plus en plus de politiques sociales viennent soutenir l’accompagnement des personnes handicapées. En revanche, dans les pays en voie de développement, ces politiques sociales s’adressent d’abord aux personnes bien portantes, nous explique Louis. “On s’occupe du handicap une fois que l’on a eu les moyens de s’occuper de tout le reste”, il résume.

Culturellement aussi, l’approche des déficiences mentales est très différente. Dans certains pays, une personne avec des problèmes de santé mentale peut être associée à une malédiction ou vu comme contagieuse du fait du manque de connaissance sur le sujet. Il y a donc tout un travail de sensibilisation à faire avant d’établir une communauté, un foyer dans ces pays. “Je me souviens avoir rencontré des familles qui ne comprenaient pas que d’autres personnes souffrent du même handicap dans un autre quartier et encore moins dans un autre pays. Ils étaient stupéfaits d’apprendre que la déficience intellectuelle était présente dans toutes les cultures et sociétés”, raconte Louis. Il faut savoir qu’à un niveau global, 4 ou 5% de la population mondiale est touchée par des déficiences intellectuelles. Mais, heureusement, nous dit Louis, au niveau de l’engagement, on trouve des personnes dont l’engagement est extraordinaire et de grandes compétences dans tous les pays et toutes les situations économiques.

Comme l’Arche Internationale est devenue un réseau global où la notion d’appartenance est très forte des contacts se sont créés entre toutes ces communautés. Les personnes vivant dans des communautés en Suisse, lorsqu’elles ont entendu parler du tremblement de terre en Haïti ont été très touchées car elles connaissaient des personnes habitant à Port au Prince. “Ils ne sont pas forcément en contact direct mais ils ont tous conscience que des personnes vivent dans des foyers identiques aux leurs partout à travers le monde” explique Louis. Des échanges de photos ou de reportages sont d’ailleurs organisés régulièrement de manière à assurer le lien entre les différentes communautés. Filming on set

En septembre 2014, à l’occasion des 50 ans de l’Arche, 36 personnes provenant des 36 pays où il existe des communautés se sont même réunies en France et un web documentaire a été tourné, où chaque personne pouvait dire devant la caméra ce que cela signifiait pour elle d’avoir un handicap dans son pays. Le film est encore en phase de production mais devrait sortir tout bientôt ! D’autres films plus locaux ont par exemple aussi été réalisés en 2014 à l’Arche Kenya ou à l’Arche Canada. Vous pouvez voir toutes les vidéos réalisées sur la chaîne YouTube de l’organisation ici. En 2014 encore, un projet artistique a vu le jour. Des personnes venant de la plupart des pays où se trouvent des communautés ont réalisé des dessins, chaque artiste mentionnant sous son oeuvre ce qu’il a voulu exprimer par celle-ci. Les dessins ont ensuite été observés par des critiques d’art et des gens du milieu artistique. Le projet est expliqué en détails et les différentes oeuvres sont visibles aussi ici sur le site de l’Arche Internationale. De nombreuses photos sur le travail de l’Arche Internationale se trouvent encore sur le compte Instagram de l’organisation, allez y jeter un coup d’oeil !

Site internet International: http://www.larche.org / page Horyou: https://www.horyou.com/org/l-arche-internationale Compte Twitter: @larcheintle Compte instagram: LARCHEINTERNATIONALE

Equator project 6

Written by Laurie Martin The English version can be read here.

L’organisation OneAction est née en Décembre 2011 à Genève avec comme mission de soutenir des personnes et des communautés en réalisant des projets à leurs cotés. Des projets, qui pourront devenir autonomes par la suite. En effet, le directeur de OneAction, Jan Isler, nous explique qu’il partait du constat qu’après plus de 60ans d’existence des premières ONG, il n’avait pu voir de progrès significatifs. Il voulait faire en sorte que des projets puissent devenir auto-suffisants car trop souvent les projets observés ne fonctionnaient pas sur le long terme à cause d’un manque d’autonomie. Equator project 1 En général, OneAction choisit des structures préexistantes et élabore un projet de concert avec ce partenaire mais un des points clés est de faire toujours très attention à ce que le projet corresponde aux besoins locaux. Saskia Petit, chef de projets, explique: “ Nous ne présentons pas un projet, nous l’élaborons ensembe avec le partenaire local, c’est bien là toute la différence”. Un des critères lors du choix des projets est donc les personnes, les organisations portant ces derniers. “On se distingue beaucoup des autres ONG sur ce point là je crois”, ajoute Jan Isler. “Au delà du projet, ce qui nous importe vraiment c’est la qualité des personnes avec qui l’on travaille. On a besoin d’avoir des personnes avec les mêmes valeurs morales que nous, qui soient impliquées.” L’apport de ces personnes et de ces organisations est aussi de première importance lorsque des difficultés sont rencontrées au niveau de la communauté ou au niveau politique dans l’établissement d’un projet.

Parti du second constant, que les ONG, en particulier à Genève, sont de plus en plus spécialisées alors que sur le terrain les problématiques sont interdépendantes, OneAction a décidé d’opter pour une approche holistique, prenant en compte un maximum de problèmatiques au sein d’un seul projet. Le choix de projet se fait donc aussi sur ce critère-ci, ces derniers devant avoir une capacité de réponse holistique aux problématiqus données. Saskia Petit ajoute: “On fait quand même tout particulièrement attention aux problématiques environnementales au sein de chaque projet que l’on élabore ainsi qu’à l’éducation et la formation. Jan Isler rajoute qu’en observant ce qui s’est fait dans le passé, de grands progrès matériels (construction d’hôpitaux, d’écoles) ont pu être observés mais que l’on remarque aussi que ces progrès furent rarement accompagnés d’un progrès moral qui ferait en sorte qu’ils s’inscrivent dans la durée. Il explique :“En effet, trop souvent les personnes ont quelque chose de nouveau à disposition (un puits par exemple) mais ont toujours la même manière de réfléchir donc inévitablement les mêmes problèmes se reproduisent. C’est pour cette raison que OneAction couple tous ses projets avec une composante éducative ou de sensibilisation”. Educational activities Switzerland

OneAction offre aussi la possiblité pour tout un chacun de soumettre leur projet sur leur site Web afin de stimuler l’action et encourager les gens à agir même si ils n’ont pas confiance en leur projet. L’organisation les épaule alors dans toute sorte de domaines; en leur offrant des supports de communication, en créant une page sur son site ou encore en leur offrant une structure légale pour recevoir des fonds. Le nom de l’organisation reflète d’ailleurs cette idée que le monde appartient à tous ( “One”) et que tout le monde peut agir (“Action”). Jan explique: “ Souvent l’on entend qu’il est trop compliqué d’agir à un niveau individuel, qu’il faut des ressources, OneAction est justement là pour démontrer que chaque personne peut avoir un impact même en agissant individuellement.

Projets internationaux mais aussi locaux

OneAction se lance d’ailleurs dans un projet visant à rendre les écoles plus vertes par des actions menées par les enfants.

Projet Phare en Equateur

La plupart des projets de OneAction sont après 3 ans en voie d’autonomisation mais un projet en Equateur incarne véritablement toutes les valeurs de l’organisation en affrontant toutes sortes de problématiques via l’éducation et ceci dès le plus jeune âge. L’école dans lequel le projet a été monté existe depuis 30 ans et se trouve dans un quartier défavorisé de Quito, touché par des problèmes d’alcoolisme et de drogue. La méthode d’enseignement n’est pas seulement théorique mais met un véritable accent sur la pratique pour que l’enfant puisse comprendre la logique derrière chaque chose apprise. Beaucoup d’activités sur le terrain sont entreprises comme apprendre à cultiver par exemple. Certains cours ( musique par exemple) commencent parfois même lorsque l’enfant est encore dans le ventre de sa mère ! Saskia Petit rajoute “ c’est très intéressant car toute une micro-communauté a été créée autour de ce projet. Les parents, les communautés alentours participent eux aussi au projet en aidant dans le jardin biologique, en repeignant l’école. Si les parents ne peuvent payer pour la scolarité de leur enfant, ils peuvent compenser en aidant de cette manière. Ce projet a d’ailleurs été parmi les finalistes d’un grand concours d’environ 900 participants organisé l’an passé par la Banque Inter-Américaine de Développement et la fondation ALAS (Fundación América Latina en Acción Solidaria) cofondée par Shakira.

Dorénavant, le but de l’organisation est de systématiser la méthode d’enseignement utilisée pour ce projet et la reproduire à plus grande échelle. Une plateforme virtuelle est une des idées retenues par l’organisation pour permettre aux professeurs de diffuser leurs cours à des personnes voulant se former à ce type d’éducation. On leur souhaite beaucoup de succès pour la suite! Awards ceremony

Women's History Month

Written by Tonimarie Illuzzi

The month of March is recognized as Women’s History Month in the United States. It is important as American citizens that we take the time to remember the women in history who have fought tirelessly for their freedom, bettering our democratic nation.

According to the United States Census Bureau, “National Women’s History Month’s roots go back to March 8, 1857, when women from New York City factories staged a protest over working conditions. International Women’s Day was first observed in 1909, but it wasn’t until 1981 that Congress established National Women’s History Week to be commemorated the second week of March. In 1987, Congress expanded the week to a month.”

As a result of Congress declaring March as Women’s History Month, the president issues a proclamation every year. This year, President Barack Obama stated: “We know that when women succeed, America succeeds. The strength of our economy rests on whether we make it possible for every citizen to contribute to our growth and prosperity. As we honor the many patriots who have shaped not only the destinies of other women but also the direction of our history, let us resolve to build on their efforts in our own time. As a nation, we must join our voices with the chorus of history and push forward with unyielding faith to forge a more equal society for all our daughters and granddaughters – one where a woman’s potential is limited only by the size of her dreams and the power of her imagination.”

Today, we continue to honor the women who have stood up for equality throughout our nation’s history. From successful businesswomen to hardworking stay-at-home moms, all women in America were influenced by the courageous actions of those before us to do great in this world. With whatever gift they may possess, whether it is grace and beauty, intellect and wit or love and patience, women have the potential to positively change the lives of those around them.

As we move forward through March and continue with our daily routines, let’s remember why we are where we are, and who led us here. Give thanks to the female heroes, past and present, for bringing us the confidence to progress and pass along our success to the future generations of America.

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