Le rêve de ne plus voir de mineurs incarcérés dans les prisons camerounaises a été le moteur de création de l’Association d’assistance à l’integration des enfants défavorisés (AAIED). Nouvelle et très active organisation sur notre plateforme, AAIED travaille sur des projets de sensibilisation et d’éducation des jeunes dans l’éspoir de leur construire un meilleur avenir. Horyou Blog a interviewé Gaëlle Caline, la fondatrice d’AAIED.

Discussion éducative avec les mineurs incarcérés sur les dangers de la drogue la mauvaise compagnie et le vol

Qu’est-ce qui vous a inspirée à créer votre organisation ?

Ayant grandit dans une ville au Cameroun, j’ai été toujours entourée d’enfants vivant dans la rue, des sans abris; et la grande majorité se nourrissait chez moi. Nous étions comme une famille ! Quand ils se faisaient arrêter, j’allais leur rendre visite dans le centre pénitencier avec de la nourriture. J’ai donc découvert ce milieu en 2008. J’ai longtemps longtemps travaillé dans les orphelinats, mais je prends plus plaisir à travailler dans le milieux carcéral parce qu’il y a plein de choses à faire dans les prisons de mon pays.

Eclairez-nous sur la situation des mineurs incarcerés dans votre pays et parlez-nous des projets que vous développez.

Au Cameroun, il n’y pas de département séparé pour les mineurs. La plupart des mineurs sont incarcérés à cause de leurs addiction à la drogue. Actuellement, nous travaillons à la prison de Foumban et à la prison de Douala. À Foumban, nous avons eu à traiter un certain nombre de problèmes comme l’alphabétisation. Les mineurs de cette prison ne savent ni lire ni écrire et ne font rien de leur journée. Notre objectif dans cette prison c’est de créer une école. Quant à la prison de Douala, elle est la plus vaste de la région. Notre rôle c’est d’assister juridiquement les mineurs et les informer des procédures légales. Notre expérience montre que beaucoup de mineurs sont carrément oubliés dans nos prisons. A leur sortie, nous avons deux options : les intégrer dans leurs familles respectives ou les placer dans une institution. À cause de leur addiction, mon but c’est de combattre ce fléau en invitant les jeunes de certains établissements à assister à des séminaires que j’organise dans les prisons pour qu’ils voient de leurs yeux les dégâts de la drogue.

Projet Arbre de Noel

Quels sont vos défis principaux en 2018 ?

Il y en a plusieurs, comme la création de l’école dans la prison centrale de Foumban et l’instauration d’une caravane dans toutes les prisons en invitant les jeunes des établissements scolaires à une discussion éducative donc le thème est l’impact de la drogue, de la mauvaise compagnie et du vol sur les adolescents. Nous avons aussi l’objectif de créer un cours de droit des enfants sur un trimestre. Enfin, comme tous les ans, il y a le défi de faire un arbre de Noël pour les jeunes.

Vous êtes une nouvelle organisation dans notre communauté Horyou. Partagez votre espoir et vous plans pour notre plateforme !

J’ai besoin d’une grande visibilité sur la plateforme. Cela fait 7 ans que nous existons sans partenaires, sans sponsors, sans visibilité. J’attends beaucoup de la plateforme Horyou ! Notre combat, nous le menons avec amour et passion !

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